
 Les divergences qui ont accompagné les négociations conduites depuis plus d’une semaine par Ali Laârayedh en vue de la formation de son gouvernement, les déclarations livrées par ceux qu’il a déjà consultés et les indiscrétions que ces derniers se plaisent à fournir aux médias vont-elles accélérer le rapprochement entre Ettakatol et l’Alliance démocratique sur la voie de l’annonce d’une probable coalition politique ou du moins électorale?
«Pour le moment, aucun engagement à caractère organisationnel n’est établi entre l’Alliance et Ettakatol», précise Mohamed Hamedi, coordinateur général de l’Alliance démocratique.
«Toutefois, beaucoup de points nous rapproche d’Ettakatol et nous avons mis au point un document commun qui comporte nos exigences, lesquelles conditions sont très proches les unes des autres. Sauf qu’à l’heure actuelle, une coalition Ettakatol-l'Alliance est un peu prématurée. Mais, avec la dynamique que connaît le paysage politique national et les transformations qui le traversent à un rythme effréné, tout reste possible et l'avenir est ouvert à toutes les hypothèses», ajoute-t-il.
Interrogé sur la non-participation, hier, de l'Alliance démocratique au énième round de négociations tenu, dimanche, avec le chef du gouvernement désigné, Mohamed Hamedi précise : «Nous avons décidé de boycotter cette nouvelle rencontre de consultation parce que nous avons senti que les demandes formulées par notre parti, samedi 2 mars, ne seront pas satisfaites.
Il s'agit d'abord d'une lutte sérieuse contre la violence politique et de la dissolution immédiate des ligues de protection de la révolution. Malheureusement, les réponses d'Ali Laârayedh ont été évasives et floues. Notre deuxième condition appelant à ce que le futur chef de gouvernement incite l'ANC à fixer une date définitive pour la finalisation de la Constitution et l'organisation des élections n'a pas reçu l'accueil que nous attendions.
Le troisième point de désaccord concerne la composition du futur gouvernement telle que proposée par Ali Laârayedh. Le taux de renouvellement de la prochaine équipe gouvernementale est très faible. En outre, plusieurs visages que nous considérons comme les symboles de l’échec y sont maintenus. D’autre part, nous désapprouvons les déclarations de Noureddine B’hiri annonçant notre acceptation de faire partie du gouvernement, ce qui m’a poussé à rectifier le tir et à préciser à la télévision nationale que l’Alliance démocratique n’a pas décelé dans les réponses d’Ali Laârayedh les garanties nécessaires qu’elle exige».
Tout nous rapproche de l’Alliance
Du côté d’Ettakatol, Jalel Bouzid, membre du bureau politique et membre du groupe des négociateurs avec Ali Laârayedh, considère que «le rapprochement avec l’Alliance démocratique est possible dans la mesure où il existe plusieurs dénominateurs communs qui font que nous avons une vision partagée sur les impératifs relatifs à la prochaine étape».
Une coalition politique ou électorale entre les deux partis est-elle à l’ordre du jour ?
«Oui, souligne notre interlocuteur, nous ambitionnons de mettre au point une coalition politique ou électorale. Nous œuvrons actuellement en concert, en vue de mettre en place une plateforme politique claire qui sera basée sur une approche commune relative au traitement des questions de l’heure, à la définition des priorités qu’exige la situation du pays et à la gestion de ce qui reste de l’étape transitoire».
Quant à la participation d’Ettakatol au prochain gouvernement Laârayedh, Jalel Bouzid rappelle les conditions déjà exprimées par le parti. Il y ajoute une nouvelle condition : «Il s’agit de la composition du gouvernement qui doit être équilibrée entre les compétences provenant des partis et celles dites indépendantes».
On apprend, d’autre part, que le Dr Mustapha Ben Jaâfar, secrétaire général d’Ettakatol et président de l’Assemblée nationale constituante, effectue, en début de semaine une visite en France au cours de laquelle il sera reçu par le président français François Hollande.
Au menu de cette visite, également, un discours que le Dr Ben Jaâfar prononcera du haut de la tribune de l’Assemblée nationale française.
L’échiquier parlementaire est-il encore une fidèle représentation de la carte politique du pays ? Les sondages confirment une versatilité croissante de l’opinion publique et un décalage progressif entre la configuration de la Constituante et le reste du peuple. Les regrets de vote se font persistants. Et des hommes et des femmes politiques perdent de leur capital sympathie tous les jours.
• La voiture de Ghannouchi et de Bennani, cible de jets de pierres
Le militant du mouvement national Ahmed Rahmouni, exécuté en 1963 dans la tentative de complot contre Habib Bourguiba en 1962, a été réinhumé hier au carré des martyrs à Thala, sa terre natale (gouvernorat de Kasserine).
Le frère du martyr Chokri Belaïd, Abdelmajid Belaïd, a accusé certaines parties d’avoir exploité l’assassinat de son frère, citant notamment le mouvement Ennahdha et le ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh, qu’il considère «comme responsables de ce crime odieux».
• Aucune preuve d’un crime politique, selon son oncle, le constituant Mohamed Hamdi
Le neveu de Hachmi Hamdi, fondateur d’Al Aridha, a été retrouvé mort dans la localité de Lassouda à quelques kilomètres du centre de Sidi Bouzid.
• Stratèges du monde et prédicateurs ignorants veulent nous diviser en musulmans tamponnés, musulmans pratiquants, musulmans mais pas suffisamment, carrément mécréants (kouffars)
• L’Anc travaille sans méthode, sans objectifs clairs, sans délais
• Le fondement de la stratégie de division est d’agiter la question de l’identité.
C’est un travail de longue haleine sur l’ensemble du territoire tunisien. Dans cette typologie, Aziza Darghouth Medimegh situe le poids réel d’Ennahdha et fait à cet égard une répartition pertinente des groupes d’opinion. Il existe des sous-groupes comme l’élite démocrate ou les radicaux religieux, mais ils ne pèsent pas lourd dans la balance numérique.
L’application de la décision relative au prélèvement sur les salaires des enseignants qui ont observé une grève les 22 et 23 janvier 2013 est conforme à la réglementation en vigueur en matière de rémunération des agents publics comme le stipule le Code de la comptabilité publique, indique samedi la présidence du gouvernement.
Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) chargé de la formation syndicale, Mohamed Msallemi, a estimé que la présence de la femme tunisienne dans les postes de décision est insuffisante, notamment au sein du gouvernement, des partis et de l’organisation syndicale.
«Les droits de la femme : vœu ou réalité ?» est le thème d’une rencontre organisée, samedi, à Tunis, par l’Association Eve.
Les participantes ont relevé, notamment, que la promotion d’images négatives et offensantes de la femme renvoie à un environnement culturel machiste hostile à l’épanouissement et l’émancipation des femmes.
La révision du régime fiscal forfaitaire, l’élargissement de l’assiette de la Taxe sur la valeur ajoutée(TVA) et l’unification de la TVA,telles sont les principales recommandations proposées par des participants à une conférence régionale sur le système fiscal, tenue samedi à Sousse.
La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (Ltdh) à La Manouba a organisé, hier, une conférence sur le thème «Droit à l’expression et à la vie».
Un adolescent de 14 ans s’est donné la mort par pendaison près de la ville de Ghomrassen, apprend-on de source policière. L’adolescent a été retrouvé suspendu à un olivier. Des problèmes familiaux liés à un différend parental seraient à l’origine du suicide, selon la même source.
Leïla Haddad, avocate de la défense dans l’affaire du meurtre du policier Lotfi Ezzar a déclaré, samedi à l’agence TAP, que d’après le rapport d’autopsie du médecin légiste, la victime est décédée des suites d’une occlusion des artères coronaires et non à cause d’un traumatisme thoracique provoqué par des jets de pierres lors des affrontements qui ont eu lieu au centre-ville de Tunis le jour de l’assassinat de l’homme politique Chokri Belaïd.
• Les marins-pêcheurs donnés pour morts
Des restes du chalutier perdu qui avait quitté le port de Sfax, mercredi dernier, ont été retrouvés hier au large de Kerkennah lors d’une opération de recherche effectuée par l’un des armateurs dans la région, a affirmé le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche, Ali Chéour.
Une cinquantaine de salafistes se sont rassemblés, samedi soir, devant le district de la garde nationale de Médenine pour revendiquer la libération d’une des deux personnes arrêtées à Beni Khadech dans l’affaire du vol de matériel de camping au camp de réfugiés de Choucha (Ras Jédir à Ben Guerdane), a indiqué une source policière à la correspondante de l’agence TAP dans la région.
Des salafistes armés de bâtons ont envahi, samedi matin, le lycée secondaire Ahmed-Amara au Kef et ont empêché des élèves de danser le «Harlem Shake».
Par Ali HAMDI*
Il n’est pas besoin d’être un grand clerc pour dire que la Tunisie va mal. En revanche, il n’est pas facile de condenser en quelques lignes les problèmes, ne seraient- ce que les urgences que vit le pays. Eu égard à ces limites, je me proposerais de :
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