
Aragon l’a dit, Jean Ferrat l’a repris, Lotfi Ben Sassi en a fait le titre de son dernier livre : La femme est l’avenir de l’homme. Son passé et son présent aussi, serions-nous tentés d’ajouter. Surtout que le message du journaliste-bédéiste, qu’est l’auteur, s’inscrit dans l’actualité, une actualité brûlante sur laquelle des menaces réelles pèsent désormais.
En effet, dans la Tunisie du Code du statut personnel le plus révolutionnaire dans le monde arabo-musulman, et l’un des plus avant-gardistes de toute la planète, des voix s’élèvent aujourd’hui pour nous rétrograder et nous renvoyer bien avant 1956. Certains, et ils ne sont pas aussi minoritaires qu’on le pense, osent remettre en question la monogamie et le droit au travail de la gent féminine. Ils ne le crient pas encore sur les toits, mais ils le chuchotent et ne se gênent pas d’y faire allusion, établissant la preuve qu’ils le revendiqueraient haut et fort, si l’occasion se présentait et si la majorité se faisait silencieuse.
Or, c’est justement le silence que Lotfi Ben Sassi veut empêcher de s’établir à travers son livre, tout en bandes dessinées et en dessins absolument inédits. Un procès en règle contre les idées rétrogrades et contre ceux qui représentent un danger pour les acquis de la femme et qui appellent à la mouler dans du noir, à l’emmurer (soi-disant pour enrayer le chômage) et à l’amener à accepter de faire partie d’un harem fait de deux, trois ou quatre co-épouses. La question est trop importante, urgente aussi, pour que l’auteur abuse de son humour habituel. En fait, La femme est l’avenir de l’homme est plus utile que drôle, et il fait davantage réfléchir que rire. La sonnette d’alarme qu’il tire révèle la mission du journaliste qui ne doit pas se contenter de rapporter et de commenter l’actualité, mais qui est également appelé à la devancer et à en prévenir ses lecteurs… ses concitoyens.
En tout cas, le 15 de ce mois, Ben Sassi aura l’occasion de parler de son livre lors de la cérémonie de sortie et de dédicace de l’ouvrage, qui se tiendra à partir de 17h00, au show-room de la maison Citroën (Berges du Lac) qui a pris en charge l’impression de La femme est l’avenir de l’homme, pour l’intérêt qu’il présente, pour son utilité surtout.
Le premier festival "Musiques du Monde", à Dar Chérif, a tenu ses promesses. Durant cinq jours, du 28 septembre au 2 octobre, il nous a plongés dans le faste des musiques classique, (berbère), polyphonique (chants corses) et médiévale (Paolo Lova). Un succès.
Les fakirs (ou pauvres) de Ghorbanga, chanteurs soufis et membres d'une communauté mystique d'un village de 1.500 personnes du Nord-Est du Bengale, se sont produits lundi soir au palais Ennejma Ezzahra devant un public de tout âge et nationalité, cherchant à découvrir ces artistes pieux venant de cette contrée si lointaine.
Bruit, bourdonnement, chuchotement, sifflement... A chaque rue son son et à chaque ville sa musique. Comment écouter ces pulsations intimes, comment les traduire et les expliquer et comment entrer en symbiose avec son espace public?
Les organisateurs de la 27ème édition du Festival international du film d'Alexandrie (Egypte)ont décidé d'annuler l'hommage à la Tunisie en tant qu'invitée d'honneur ''pour son rôle de précurseur des révolutions arabes''. Cette décision a été accompagnée par le remplacement de la Tunisie par la Turquie ''pour la renaissance remarquable de son cinéma'' a-t-on appris lors d'une conférence de presse qui a eu lieu au Caire le week-end dernier.
L’université de La Manouba, et plus précisément la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités abrite, demain 6 octobre, à la salle Hassen Hosni Abdelwahab, une rencontre scientifique tuniso-libyenne. Il s’agit d’une journée d’études sur la ville de Syrte (Surt) et sur les villes d’Ifriqiya de l’époque médiévale.
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