
«Ce mĂ©dicament n’est pas disponible». C’est cette mĂŞme rĂ©ponse qu’on entend depuis quelques mois dans toutes les pharmacies et les structures hospitalières publiques. Et ce, pour une longue liste de produits. Faut-il tirer la sonnette d’alarme ? CĂ´tĂ© patients, on commence Ă s’affoler. Une fièvre acheteuse marque les comportements des patients. Pis, ils commencent Ă dresser des scĂ©narios alarmistes pour certaines maladies chroniques et certains produits sans Ă©quivalent. Ces analyses sont alimentĂ©es par les Ă©vènements qui secouent le secteur. D’ailleurs, la dĂ©localisation de l’un des plus gros laboratoires pharmaceutiques et la rupture de stock de son produit populaire, le «Grippex», ne sont pas passĂ©es inaperçues. Est-ce un cas isolĂ© ? Ou bien, les dessous de l’affaire sont plus profonds. De toute façon, ce manque de l’offre a favorisĂ© la demande d’autres produits de substitution. Mais sans pouvoir satisfaire toute la demande sur le marchĂ©. Cette demande s’est multipliĂ©e par la demande exceptionnelle du marchĂ© libyen. Aussi, l’arrĂŞt temporaire de l’activitĂ© de certains laboratoires occasionnĂ© par les mouvements sociaux explique-t-elle la pĂ©nurie constatĂ©e?Â
Pour répondre à ces questions et d’autres encore , on a contacté les parties prenantes du secteur des médicaments.
La classe moyenne s’appauvrit. Elle s’érode et semble se réduire comme une peau de chagrin sans que cela ne paraisse inquiéter outre mesure les politiques. Pourtant, la classe moyenne est le socle, le ciment et la colonne vertébrale d’une société politiquement stable et économiquement prospère et entreprenante.
«N’est pouvoir que celui de l’argent!» Il n’y a pas de doute là -dessus et la morale ne peut rien contre le courant qui anime l’envie de s’enrichir, du moins en théorie. Dans la pratique, en revanche, la réalité se veut autre et ce que vit la Tunisie dans cette période transitoire est un vrai cas d’école.
«Ce médicament n’est pas disponible». C’est cette même réponse qu’on entend depuis quelques mois dans toutes les pharmacies et les structures hospitalières publiques. Et ce, pour une longue liste de produits. Faut-il tirer la sonnette d’alarme ? Côté patients, on commence à s’affoler.
• Pour limiter la facture en devises et réduire la dépendance par rapport à l’étranger, les autorités ont procédé au blocage de l’importation de 91 produits compensés et d’une douzaine de produits d’origine israélienne.
• En octobre et en novembre derniers, la Pharmacie centrale de Tunisie (PhCT) a réalisé un chiffre d’affaires qui s’élève à sept fois la moyenne mensuelle. Evidemment, la demande nationale n’a pas évolué autant. Et une large partie a trouvé son chemin au- delà des frontières.
 D’une pierre deux coups. Les laboratoires pharmaceutiques résidents jouent un rôle primordial pour préserver l’équilibre du marché et lutter contre la fuite des devises. Ils approvisionnent le marché national des médicaments à raison de 22%.
«La situation n’est pas préoccupante tant que les médicaments des maladies chroniques sont disponibles en quantités suffisantes»
«En admettant que la pénurie a touché quelques produits et non la globalité des médicaments on peut se rassurer que ce n’est pas le secteur dans son ensemble qui cale»
 • «Les pharmaciens ne stockent pas pour une année comme le prétendent certains médias», insiste le responsable.
 • A défaut de déchargement d’un navire, on a frôlé la catastrophe pour le «Phénobarbital», un barbiturique utilisé pour contrôler certaines formes de convulsions.
En Tunisie, le secteur financier fait partie des secteurs qui ont le plus souffert durant les dernières années de pratiques douteuses.
• En 2010, la part des créances classées dans le total des crédits bancaires est demeurée très élevée ( 12,1%), valeur qui révèle un grand décalage par rapport à d’autres pays émergents ( Chili 2,7%, Malaisie 3,4%, Turquie 3,2%)
• Le taux de provisionnement des créances classées a été de 59,6%, loin de l’objectif de 70% assigné et en dessous des niveaux atteints par d’autres pays émergents
 • Cette gouvernance se construit sur trois piliers :des exigences minimales en fonds propres, un processus de surveillance prudentielle et une discipline du marché (normalisation de communication financière).
 • «Le comité d’audit constitue un mécanisme de gouvernance qui joue un rôle très important dans le contrôle des états financiers et qui peut réduire les risques de fraudes et les erreurs au niveau des états financiers».
 Par Foued ALLANI
Stérile par la force des choses, le couple groupe socio-politique dominant-pseudo-citoyen n’a pu, en effet, engendrer, depuis l’Indépendance politique du pays en 1956, que le mal-développement.
 Un rapprochement d’exposants pour une vision à 360° de la mode-maison. Une nouvelle exposition pour nous raconter l’histoire optimale de la vie de la profession. Une offre nationale sélective, structurée autour de plusieurs thèmes traduisant les nouveaux modes de vie.
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