
Les héros… malheureux de la CAN 2012 sont de retour au pays.
Les héros malheureux de la CAN 2012 sont de retour au pays. Ils étaient 26 au départ (nous n’oublions pas Hichri, Iheb Msakni et Baratli qui seront sûrement de la prochaine liste et de la prochaine aventure et qui ont eu le mérite de ne pas faire de vagues, ni de polémiques). Ils seront 22 à l’arrivée avec l’auto-exclusion de Adel Chedly. Tous méritants : les uns pour avoir joué, les autres pour avoir donné le meilleur quand ils ont été appelés à entrer en cours de jeu, et d’autres encore qui n’ont pas eu la chance d’être d’un des quatre matches de notre équipe nationale. Bravo Ben Cherifia ! Mais ce qui est tout de même remarquable dans cette CAN, c’est que Sami Trabelsi n’a pas hésité à utiliser toutes les cartes à sa disposition. Pas toutes avec la même réussite, sinon cette équipe de Tunisie aurait… remporté la CAN. Mais on ne peut reprocher à aucun joueur d’avoir triché ou d’avoir épargné le moindre effort. Même les plus contestés d’entre eux, tels Hagui, Chikhaoui, Darragi ou encore Allagui. Demeure qu’une analyse objective du rendement des uns et des autres s’impose. Sami Trabelsi fera sûrement la sienne pour que progresse et grandisse le projet équipe nationale. Faut-il, en effet, rappeler que la clé de réussite de ce groupe, c’est le mouvement. Du Chan aux éliminatoires de la CAN, puis à la phase finale de celle-ci, la démarche de Sami Trabelsi n’a jamais été figée. Voici, enfin, notre analyse du rendement des 21 Tunisiens à la CAN.
• Mathlouthi : une seule grosse erreur. Fatale ! Une brindille dans une CAN où il a été tout le temps sollicité et où il est arrivé sans être véritablement compétitif suite à une blessure, une opération et une longue convalescence. Exceptionnel sur sa ligne, réflexes d’un jeunot de 20 ans avec toutefois quelques hésitations sur les balles aériennes. A 27 ans et demi, il est au sommet de son art.
• Ifa : Il n’aime plus être à droite, mais il se plie avec un bel état d’esprit à la décision de son entraîneur de l’aligner sur le flanc. On l’avait un peu perdu ces deux dernières saisons, mais il revient bien et l’a prouvé à la CAN face à des adversaires rapides et à la technique consommée. Hargneux et courageux, il a même couvert son axe central. Unique reproche : une relance encore approximative.
• Boussaïdi : Toujours partant sur le flanc droit où il fait valoir de belles qualités techniques et athlétiques. Dans une configuration qui n’exalte pas ses qualités, il a réussi une belle prestation face au Gabon, et son entrée a permis de maintenir la pression sur les Ghanéens. Plus laborieux et moins rapide au repli, comme en témoigne le but gabonais.
• Jmel : Tout comme Ifa, il n’affectionne plus le flanc gauche où le fait jouer Sami Trabelsi pour cause de configuration tactique lors des deux premières rencontres. Pas rapide, pas relanceur, il compresse par une formidable combativité et une rage de vaincre admirable. Et s’il ne «monte» pas comme un arrière gauche, on le trouve aux avants-postes quand son équipe a besoin de marquer ou de remonter un but à l’adversaire.
• Chemmam : Suspendu pour le premier match, il a patiemment attendu son heure, et encore une fois, prouvé sa progression et ses qualités de latéral offensif. Egal à lui-même, il est l’une des pièces maîtresses de cette équipe qui redécouvre l’esprit offensif.
• Hagui : Pourquoi le cacher, ses fresques passées font qu’il ne soit plus aimé par le grand public du foot en Tunisie. Rappelé par Sami Trabelsi (qui nous doit des explications sur ce choix), il est de nouveau titulaire (sauf face au Gabon) et capitaine sans être vraiment exceptionnel, il s’est beaucoup battu et n’a pas fait de remous. Selon nous, il doit être soumis à la loi de la concurrence. Comme tout le monde, du reste.
• Abdennour : Monumental ! Un guerrier aux poumons d’acier et au courage exceptionnel qui a «dégoûté» ses adversaires directs. Le tout doublé d’une très belle mentalité et de nouvelles qualités de relance qu’on ne lui connaissait pas. Et dire qu’il n’a pas encore 23 ans !
• Korbi : Il a un peu payé le voyage au Japon et ses problèmes avec son club pour non prolongation de contrat. Son mérite a, toutefois, été d’accepter son nouveau statut de remplaçant et d’avoir réussi un excellent match face au Maroc.
S’il calmait un peu ses ardeurs sur le terrain, il pourrait et devrait rapidement retrouver un statut de titulaire.
• Ragued : Il a pris la place de Korbi, mais s’est toutefois cantonné dans un rôle de «récupérateur propre du ballon», sans aller au-delà . Un peu par consignes, beaucoup parce qu’il n’en a pas la profil. Voilà un joueur qui nous laisse toujours sur notre faim.
• Traoui : Il s’est cantonné dans un rôle de couvreur-récupérateur un peu trop obscur sans jamais chercher à aller plus loin. L’une des déceptions de cette CAN, quand on sait qu’il est capable de mieux faire. Aucun de ces tirs qu’on lui connaît, en quatre matches.
Décevant ! Il devrait être soumis davantage à la bonne vieille règle de la concurrence.
• Saïhi : Bon, combatif, technique et jouant très juste, le sociétaire de Montpellier a gagné des points, chemin faisant.
Mais on attend beaucoup plus de lui, surtout au niveau de la relance qui est un problème également lié à la philosophie du jeu de toute l’équipe.
• Wissem Ben Yahia : Pourquoi ne pas le redire : nous aimons beaucoup ce joueur et, dans une configuration un peu trop défensive de notre entrejeu, wissem mérite sans doute un place de titulaire par sa finesse technique, son sens tactique, sa relance et sa frappe de balle. Très bonnes trente premières minutes face au Niger où il a souffert par la suite du manque de compétitivité. Ben Yahia mérite beaucoup mieux.
• Allagui : Là aussi, et pourquoi le caher, il ne s’est jamais imposé en sélection malgré de belles qualités morales, techniques et tactiques (il s’est occupé de l’arrière gauche adverse face au Maroc). Absence de personnalité ou limites naturelles? Il est grand temps de trancher à son sujet. Franchement, nous aurions aimé voir Bouazzi à sa place.
• Dhaouadi : Nous n’avons pas changé d’avis à son sujet : avec Msakni, c’est l’autre meilleur attaquant tunisien. Nous n’avons pas non plus changé d’avis : il n’est pas à l’aise à droite comme l’est le Hollandais Robben au Bayern Munich. Or, Msakni aime évoluer à gauche.
C’est à Sami Trabelsi de résoudre cette équation pour capitaliser un Dhaouadi qui nous a laissés sur notre faim.
• Msakni : On lui connaissait le talent et le culot. On a découvert chez lui le courage et la personnalité. Le petit-grand bonhomme de cette CAN qui a été de tous les bons coups de l’équipe de Tunisie. Un peu plus de régularité, d’efficacité et moins d’individualisme en feraient un grand, un très grand joueur. Il apprendra ça bientôt chez les professionnels.
Chikhaoui : Nous aimons beaucoup Yassine pour ce qu’il a été. Beaucoup moins le joueur qu’il est devenu à cause, il est vrai, de blessures à répétition, mais aussi à une absence de personnalité que lui confèrent pourtant ses immenses qualités techniques. Grosse déception.
Darragi : Picasso est redevenu simple peintre du dimanche. Limites psychologiques et physiques criardes pour un joueur qui n’arrive pas à se dépasser et à transcender ses «problèmes existentiels». Choyé et mis sur un piédestal, il n’a aucune excuse.
Issam Jomaâ : Blessé, il n’a pas démérité  chaque fois que Sami Trabelsi a fait appel à lui. Il a marqué le but de la victoire face au Niger et failli faire mouche face au Ghana. La sélection lui réussit et il a bien accepté la concurrence avec Saber Khélifa.
Sabeur Khélifa : Joueur sous-estimé au pays, il s’exprime pleinement à Evian où il a retrouvé un club professionnel et à dimension humaine. Cet épanouissement a rejailli sur le double plan du rendement et de la personnalité. Le mérite de Sami Trabelsi et d’avoir saisi cela. Combatif, bon sans ballon et très malin, il met tout cela au service d’une bonne technique et d’un assez bon jeu de tête. L’une des grosses satisfactions de cette CAN.
Chermiti : Qu’il est loin le temps où l’Etoilé dominait la Tunisie, l’Afrique et se distinguait au Japon. Perdu de vue.
Il connaît de mieux en mieux son groupe. Il a aussi fait ses preuves.
Pour cela, il devra continuer.
L’aventure s’est achevée pour l’équipe de Tunisie. Le onze national n’aura pas eu le bonheur de se qualifier au dernier carré de la CAN.
Deux demi-finales, équilibrées et indécises, sont annoncées
Les équipes de l’Afrique de l’Ouest sont présentes en force dans le dernier carré de la 28e édition de la Coupe d’Afrique des nations, CAN 2012 de football, prévue demain, et qui sera marquée par l’absence des sélections d’Afrique du Nord.
Au sommet de leur art, deux grands acteurs de la CAN 2012 sont affligés par la malédiction
Dimanche dernier, l’espace de quelques heures, le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang puis le Tunisien Aymen Mathlouthi subissent un de ces coups du sort qui marquent profondément dans leur chair, au fer rouge, deux stars de la campagne continentale du Gabon et de la Guinée équatoriale.
Dans le cadre de sa préparation pour la reprise du championnat national de football, le CSHL se déplace cet après-midi à Nabeul pour donner la réplique aux Nabeuliens.
Après les débordements qu’a connus le handball, il vaut mieux prendre des dispositions préventives
Le championnat national reprend ses droits ce samedi à l’occasion du match retard qui mettra aux prises l’EST et l’ESZ pour le compte de la 4e journée du championnat.
La phase retour débute et chaque point aura son importance avant le verdict.
Aussitôt la phase aller achevée, la compétition aborde cet après-midi la phase retour. Le championnat se jouera à un rythme élevé. Les clubs disputeront à partir d’aujourd’hui deux rencontres par semaine.
Une chance à saisir pour le CSS
Nous voici à mi-chemin de la première phase du championnat. L’ultime journée de l’aller s’annonce favorable aux équipes du haut du tableau puisqu’elles auront à affronter des adversaires de la deuxième moitié du classement.
7 article(s) trouvé(s)
Veuillez remplir le formulaire ci-dessous pour recommander cette page à un ami par email.