Câest un sujet rĂ©current qui revient Ă intervalles rĂ©guliers, plus particuliĂšrement en pĂ©riodes et situations de forte promiscuitĂ© (et Dieu sait si lâĂ©tĂ© est idĂ©al sous cet angle, ce qui pourrait expliquer la visibilitĂ© amplifiĂ©e du phĂ©nomĂšne). Il sâagit de la violence en sociĂ©tĂ©. Des comportements agressifs qui explosent de maniĂšre inattendue rĂ©pandant autour dâeux gĂȘne, trouble, peur et parfois mĂȘme panique. Violence ordinaire, serions-nous tentĂ©s de dire qui, souvent, se limite aux excĂšs de langage et Ă quelques gesticulations â câest bien assez comme ça, merciâ! â et, quelquefois, violence grave, blessante moralement et mĂȘme physiquement.
Aucune sociĂ©tĂ© nâest Ă lâabri de telles dĂ©rives. Il nây a quâĂ observer le dĂ©bat qui, ces jours-ci, agite la sociĂ©tĂ© française pour se rendre compte Ă la fois de lâuniversalitĂ© et de lâacuitĂ© du phĂ©nomĂšne. Et, en fin de compte, ce nâest pas cet aspect-lĂ de la question qui mĂ©rite quâon sây attarde. Ce qui est le plus Ă©difiant, câest la rĂ©action des autoritĂ©s et de lâopinion publique. Les pouvoirs publics, confrontĂ©s Ă des dĂ©fis de taille en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, ont rĂ©agi par la mise en Ćuvre dâune batterie de dispositions nouvelles en matiĂšre de rĂ©pression de la dĂ©linquance, tandis que sâengageait, via les sites internet dits sociaux ou ceux des divers organes dâinformationb un dĂ©bat Ă lâĂ©chelle nationale sur la question sĂ©curitaire. Bien sĂ»r, il y a les pour et ceux qui sont contre. Il y a les comprĂ©hensifs et les intraitables. Un flot ininterrompu de commentaires, dâĂ©changes (parfois dâinvectives). Bref, un dĂ©bat avec ce que le mot a de tonifiant. Pour ma part, mon attention a Ă©tĂ© retenue par un plaidoyer en faveur des «rĂ©actions citoyennes» qui doivent amener les tĂ©moins de comportements inciviques Ă intervenir dĂšs le dĂ©but pour inviter les dĂ©viants Ă la retenue et âau respect de leur entourage au lieu de dĂ©tourner leur regard pour ne pas sâattirer dâennuis.
Le sourire des sceptiques
Ce point de vue sâest attirĂ© des rĂ©pliques qui ont elles-mĂȘmes provoquĂ© des rĂ©actions diverses. Ainsi va le dĂ©bat. Mais si je me suis arrĂȘtĂ© Ă cette idĂ©e, câest quâelle mâa renvoyĂ© Ă une discussion que jâai eue, il nây a pas longtemps, sur le mĂȘme thĂšme, avec une passagĂšre de mon TGM quotidien qui Ă©tait assise en face de moi et quâun incident â mineur, heureusement â a amenĂ© Ă me faire part de sa maniĂšre Ă elle de faire dans les situations conflictuelles qui mettent aux prises des jeunes en crise de quelque chose avec leur entourage. «Il ne faut jamais les heurter de front. Il faut laisser passer le pic, la tension retomber. Puis, dâun geste amical, les prendre Ă part, et leur parler sur le ton de la confidence, de maniĂšre bienveillante en leur suggĂ©rant quâils ne se seraient certainement pas conduits ainsi en prĂ©sence de leurs parents et quâil y a lieu de considĂ©rer les personnes autour dâeux comme autant de pĂšres, mĂšres, frĂšres et sĆurs, etc.». Des propos propres Ă faire sourire les sceptiques qui voient dans de telles attitudes un angĂ©lisme de mauvais aloi alors mĂȘme que pour nombre de ces excitĂ©s, la violence fait partie du patrimoine familial!
Pour ma part, je ne souris pas pour avoir Ă©tĂ© tour Ă tour tĂ©moin et acteur dâune telle dĂ©marche Ă de nombreuses reprises. Et je peux en certifier le rĂ©sultat, sinon dans la durĂ©e â cela devient une vĂ©ritable action de pĂ©dagogie collective â du moins sur le moment. Mais cessons de porter notre regard sur le vis-Ă -vis pour le retourner sur nous-mĂȘmes. Dâabord, il est impardonnable de dĂ©tourner son regard sur lâindiscipline (ou lâagressivitĂ©) de certains Ă©lĂ©ments sous prĂ©texte quâune intervention peut nous exposer Ă des dĂ©sagrĂ©ments, voire des dangers. La violence se nourrit de la peur quâelle entend engendrer. Si elle est affrontĂ©e dĂšs quâelle se dĂ©clare, elle peut ĂȘtre facilement jugulĂ©e. Et plus nombreux on est Ă la rejeter, plus sĂ»r et plus rapide est le rĂ©sultat. Ensuite, il importe beaucoup que la rĂ©action soit empreinte de bienveillance. Il y a dans notre vocabulaire suffisamment de mots et dâexpressions pour manifester cette bienveillance. Bien sĂ»r, en français on sâamuserait beaucoup Ă entendre quelquâun lancer dans la mĂȘlĂ©e: «Que Dieu te prĂȘte longue vie, mon fils, quâIl te bĂ©nisse, quâIl tâindique la bonne voie, considĂšre-moi comme ton pĂšreâŠÂ». Dans notre langage, cela passe comme une lettre Ă la poste en signifiant clairement quâil nây a pas de dĂ©fiance, de provocation ou dâintention dâhumiliation.
On rĂ©torquera quâil est des personnages quâun tel discours exciterait davantage. Bien sĂ»r, mais nous parlons de violence ordinaire, celle, heureusement dâune certaine maniĂšre, qui prĂ©vaut parmi les tĂȘtes dures chez nous. Son traitement doit ĂȘtre soft lui aussi.
Importance des tests de plans de continuité
Dans le cadre du festival international dâĂ©tĂ© de lâInternet tenu du 2 au 4 aoĂ»t au port El Kantaoui, sâest dĂ©roulĂ© un cycle de formation ayant pour thĂšme : «La pĂ©rennitĂ© des systĂšmes dâinformation et la gestion de continuitĂ© dâactivitĂ©s» et qui a regroupĂ© pas moins de 40 participants, parmi lesquels on relĂšve des responsables dâadministrations des secteurs public et privĂ©.
Le gouvernorat de la Manouba vient de souffler sa 10e bougie. A cette occasion, il a publiĂ© une revue spĂ©ciale intitulĂ©e : âLe gouvernorat de La Manouba: dix ans de rĂ©alisations, dâacquis et de performancesâ, mettant en lumiĂšre les acquis de la rĂ©gion et les rĂ©alisations enregistrĂ©s au fil des ans.
 En prĂ©vision du mois de Ramadan, une rĂ©union prĂ©sidĂ©e rĂ©cemment par M. Yassine Barchouche, gouverneur de Kairouan, a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă lâexamen des prĂ©paratifs menĂ©s par les divers services concernĂ©s, afin dâassurer un bon dĂ©roulement du mois saint 1431 de lâHĂ©gire.
Enthousiate, Yousra Zayani, 12 ans, Ă©lĂšve en 6e annĂ©e Ă lâĂ©cole Erriadh, prend au sĂ©rieux ses nouvelles fonctions de maire de Maamoura (Conseil municipal des enfants). Elue samedi, par ses pairs, tous Ă©lĂšves des deux Ă©coles primaires de la localitĂ© (Erriadh et Ibnou Sina), lors dâune sĂ©ance solennelle tenue dans la grande salle du conseil Ă lâhĂŽtel de ville, elle ne cache pas sa fiertĂ© de cette confiance et de cet honneur. Les deux Ă©coles avaient chacune proposĂ© leurs candidats et douze dâentre eux ont Ă©tĂ© finalement retenus, sur la base des meilleures moyennes scolaires, de lâassiduitĂ© et de lâexcellence.
«Il faut mĂ©riter ses Ăźlesâ», disait Armand Guibert et nombreuses sont les Ăźles qui façonnent le paysage des cĂŽtes tunisiennesâ: La Galite, Zembra, Zembretta, Kuriat, Plane, Khneiss, autant de noms qui suscitent la curiositĂ© et incitent Ă la dĂ©couverte. Autant dâĂźles pour autant de mystĂšres et dâhistoire.
En Ă©tĂ©, le Tunisien aime manger Ă lâextĂ©rieur. Devant ce fait, les gargotes, les â fast-foods â et les restaurants trouvent dans cette pĂ©riode estivale leurs comptes et lâeldorado promis.
La mĂ©moire est courte, dit-on.âCelle du public des mĂ©lomanes lâest dâautant plus quâune couche Ă©paisse dâoubli enveloppe de grandes figures malheureusement insuffisamment mĂ©diatisĂ©es en leur temps.
Bien installĂ©s dans ces palaces gĂ©ants qui dĂ©fient les vagues et offrent des croisiĂšres de rĂȘve oĂč se mĂ©langent confort, sĂ©curitĂ© et dĂ©foulement, les passagers de ces super-embarcations semblent ignorer totalement le risque de naufrage.
La belle saison sâĂ©coule paisiblement, pas dâorage qui pointe Ă lâhorizon,âces quelques jours de chaleur intense ont laissĂ© place Ă une tempĂ©rature plus agrĂ©able.
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