-
21h00   Feuilleton : Le voleur et le livre Â
22h00   Spécial CAN
23h00Â Â Â Culturelle

• Des avis mitigés distinguent l’évolution d’une production en dents de scie
Avec Ramadan qui touche à sa fin, les Tunisiens vivent les ultimes épisodes des fictions télévisées qui ont cette particularité de les sédentariser et de leur faire aimer ces platitudes qui, pour la plupart, manquent d’originalité et de crédibilité, exception faite pour Casting et Njoum ellil (saison 2) de Madih Belaïd. Selon toute vraisemblance, ce feuilleton, diffusé sur Hannibal, bat tous les records de l’indice d’écoute, toutes chaînes tunisiennes confondues.
Pourtant, Njoum ellil n’est pas sans reproche ; il pèche, dans certains épisodes, par un développement inutile, des longueurs étrangères au thème qui confinent au remplissage et participent à l’incohérence des situations. Sans parler du cabotinage de certains acteurs supposés chevronnés.
Néanmoins, et dans leur grande majorité, les téléspectateurs ont adhéré et souscrit à l’esthétique de cette œuvre où les personnages sont ou blancs ou noirs, sans nuance ni concession. Ils sont entiers et presque intransigeants, supportant mal les compromissions ou les situations intermédiaires et qui optent pour le juste milieu, une attitude qui se rapproche de la demi-mesure et de l’indétermination.
Il faut croire que le coût quasi astronomique de sa réalisation — trois milliards de nos millimes — constitue un motif supplémentaire qui plaide pour son succès. En effet, la mise en scène a eu recours à une technologie avancée, une recherche high-tech qui a intégré tous les perfectionnements à la pointe de l’innovation et du progrès. Ce qui a largement contribué à rendre plus performantes la prise de vues et l’image.
L’heureuse trouvaille de Casting
Une autre performance réalisée en ce mois de Ramadan : la série signée Sami Fehri, Casting, diffusée sur TV7. Outre le fait qu’elle nous introduit pour la première fois dans le monde de la distribution des rôles et de la sélection des comédiens, cette fiction est intéressante dans la mesure où elle opère un redressement méthodique dans le champ télévisuel tunisien. Sami Fehri a surpris le public des téléspectateurs en révélant de nouveaux visages, des inconnus. Mais quel talent ! Le cas du gamin, une réplique de Gavroche (personnage de Les Misérables de Victor Hugo) est très révélateur. Ce gamin, abandonné par ses géniteurs et lâché dans la nature, vivant d’expédients et recourant à toutes sortes d’astuces pour survivre et échapper à de redoutables prédateurs dont, souvent, il a été la proie, a considérablement ému le public par sa spontanéité, sa simplicité et son naturel. Se la jouant dur, le défaut de sa cuirasse ou son point faible réside dans sa désarmante candeur qui a profondément ému et troublé les esprits. C’était une belle, très belle âme.
L’humour éculé
La fiction Dar El khlaâ (Villa villégiature) de Ahmed Rejeb (Hatem Belhadj en a écrit le texte) qui passe sur TV7 est ratée à cause d’un humour passé de mode et qui revient chaque année en force chez nous, l’humour est figé et n’a pas évolué depuis Hadj Klouf et Omi Traki. Il est une forme d’esprit élaboré, une posture intellectuelle, voire philosophique face au réel, une façon de voir le monde et la condition humaine. C’est aussi un choix moral, celui d’en rire plutôt que d’en pleurer, avec la générosité de vouloir en faire rire aussi ses semblables.
Avec Dar el Khlaâ, on est à mille lieues de l’humour, véritable arme de persuation dont se servent les Anglo-Saxons avec une virulence rarement égalée dans les satires grinçantes, à la manière de l’infantile et farfelu M. Bean, incarné par le génial Rowan Atkinson.
Dans la série de Ahmed Rejeb, truffée d’invaisemblances assez surprenantes dans le genre de cet épicier (Jaâfar Gasmi), dont le magasin lui sert aussi d’habitation, ou de la propriétaire des lieux dont le rôle se limite à épier les faits et gestes de ses locataires, on n’est pas sorti de l’auberge avec la longue liste de la platitude et de l’ineptie. Kamel Touati, pourtant capable de toutes les performances, n’est pas parvenu à se débarrasser des tics stéréotypés qui nous rappellent étrangement ses anciennes compositions. Lotfi Dziri qu’on voit très mal dans un rôle aux antipodes de son registre habituel, n’avait rien à faire ou voir avec une série dont les sujets sont si décourageants et déprimants que ça tourne carrément au grotesque. Exemple, l’épisode autour d’un vêtement prêté et qui a été taché par une goutte d’eau de Javel. On en a fait tout un drame. Et tous les soirs nous apportaient leur lot de stupidités et de trucs éculés.
C’est à se demander si nos humoristes sont conscients des enjeux du genre comique et de tout ce qu’il implique comme tabous, hypocrisie, préjugés, convenances sociales, peurs, illusions et travers, le tout exprimé dans un verbe truculent et inventif comme il en est ainsi ailleurs.
On a naïvement cru qu’avec la multiplication de chaînes privées, une mutation salvatrice allait se produire et servir de terrain d’inspiration pour une nouvelle génération d’humoristes capables de passer à la moulinette de son humour tous les genres cathodiques. Hélas, le miracle tarde et se fait attendre.
Nous sommes le vendredi 3 septembre, la nuit est fraîche, mais assez douce malgré tout, dans le légendaire café d’El Saf-Saf, à La Marsa, revêtu de ses plus beaux atours, entre décor et lumières, l’atmosphère respire un parfum traditionnel :
La première édition de la manifestation culturelle et d'animation "La Joie de l'Aïd" a démarré, avant-hier 5 septembre, pour se poursuivre jusqu'au 8 septembre.
Cette manifestation, dont les activités se déroulent sur le parcours culturel et touristique de la Médina, dans les principales places et devant les sites historiques, s'inscrit dans le cadre de l'animation des veillées ramadanesques et vise à mieux faire connaître les monuments et places de la Vieille Ville, tels que l'Arc de Bab Bhar, Souk El Berka, Bir Lahjar, la place du Tribunal, la place de la Kasbah...
Si la diaspora a un avantage, c'est bien celui de fournir au monde des arts et de la littérature des noms qui ont marqué l'histoire par leurs œuvres. Le cas de la diaspora libanaise, active dans plusieurs domaines, l'illustre bien à travers le parcours de poètes et d'écrivains comme Jibran Khalil Jibran, Michael Nouaïma, Ilya Abou Madhi et Amine Maâlouf. Il se trouve que ce dernier a un neveu musicien et compositeur, Ibrahim, le même que nous avons découvert dimanche dernier sur la scène du Festival de La Médina, au Palais Kheïreddine, invité de l'Institut français de coopération.
Par Khaled TEBOURBI
Assez épilogué sur les festivals, réfléchissons aux prochains, songeons d’ores et déjà à leur éviter de tomber dans les mêmes erreurs et, autant que possible, à les rendre meilleurs.
En un mot : positivons; les projet culturels n’avancent qu’ainsi.
Suite à la parution sur vos colonnes de l’article “Quand Oussama Farhat se trompe de cibles”, dans la rubrique “Réflexion”, en date du 26 aout 2010, écrit par le journaliste Slaheddine Grichi, nous nous voyons dans l’obligation de vous apporter, à vous ainsi qu’à vos lecteurs, les précisions suivantes :
C’est le défi de l’album Aujourd’hui l’Afrique que proposent les éditions Casterman à ses jeunes lecteurs - de onze à quatorze ans. Ce livre encyclopédique, grand format, et richement illustré sera d’un soutien précieux pour introduire enfants et élèves à une connaissance en profondeur de cette Afrique d’aujourd’hui. Rédigé dans un langage clair et précis par deux de nos journalistes de RFI, Marie Joannidis et Ariane Poissonnier, l’ouvrage est égayé par des animations graphiques très réussies signées Cécile Chaumet.
6 article(s) trouvé(s)

Veuillez remplir le formulaire ci-dessous pour recommander cette page à un ami par email.
21h00   Feuilleton : Le voleur et le livre Â
22h00   Spécial CAN
23h00Â Â Â Culturelle
20h30Â Â Â Hadith fi essiyasa
22h00Â Â Â Hourafiouine
22h30Â Â Â Chansons
23.00Â Â Â Feuilleton : Edouar
19h50Â Â Â Fadhaa hor
21h00Â Â Â Lika Khass
22h30Â Â Â Souia CAN
19h00   Culinaire : «Couzinetna Hakka»
20h30   L'invité des News
21h00   Féminine : Mamnou3 arjel
22h30Â Â Â Ness El Can (live)
20.50   Série : Les experts Manhattan
21.35   …Les grands remèdes.
22.25Â Â Â Du sang jeune.
20.35Â Â Â Leurs secrets du bonheur : Magazine
22.45   Tirage de l’Euro millions
23.40Â Â Â A la vie Ă la mort.
20.35   Série : Famille d'accueil
22.55Â Â Â Magazine : Ce soir (ou jamais!)
00.55 Â Â Faut pas rĂŞver en Espagne
15.40Â Â Â Documentaire : La grande muraille de Chine
16.35   J'irai dormir chez vous : L'Indonésie
20.00   Entrée libre
20.05   Scènes de ménages
20.50   Film : Pretty woman
23.00   TĂ©lĂ©-rĂ©alité  : Nouveau look pour une nouvelle vieÂ
20.05Â Â Â 28 minutes
20.35   Documentaire : Le printemps arabe, un an après
22.40   Série documentaire: Adieu camarades !