Suite à la parution sur vos colonnes de l’article “Quand Oussama Farhat se trompe de cibles”, dans la rubrique “Réflexion”, en date du 26 aout 2010, écrit par le journaliste Slaheddine Grichi, nous nous voyons dans l’obligation de vous apporter, à vous ainsi qu’à vos lecteurs, les précisions suivantes :
Sur le plan de la forme:
Je constate, et la chose ne peut se discuter, tellement elle est flagrante, une partialité au niveau de la vision ainsi que du ton adopté… Il n’est point question de contester le droit de critiquer, mais plutôt de demander les raisons qui ont poussé M. Grichi à ne pas prendre notre avis, dans le but de porter aux lecteurs tous les points de vue… Nous restons toujours disponibles afin de fournir à tout journaliste l’information et le point de vue qui lui sont nécessaires… Ceci ne peut concerner uniquement cet article, mais toute la logique de la création artistique, ainsi que la critique qui doit à la fois encadrer et induire cette création sur le chemin de l’amélioration…
Sur le plan du fond :
– Nous constatons un amalgame assez dangereux entre notre statut d’artiste et le rôle de responsable syndical que nous assumons… Nous aurions aimé constater une critique, détaillée et profonde, de la soirée “Wasla” que nous avons présentée sur la scène du théâtre romain de Carthage… Car nous partons de l’ensemble des critiques afin d’avancer et de faire progresser la pratique artistique en Tunisie…
– De même, nous aurions aimé que l’article porte un regard plus profond sur la problématique abordée, car l’essentiel de la question concerne la réclamation officielle que notre syndicat reconnu a portée à la direction du Festival de Carthage… Notre réclamation posait un problème de fond, mieux encore, fondamental… A savoir celui qui se rapporte à cet amalgame assez dangereux entre le statut, le rôle et la vocation des amateurs d’une part et, d’autre part, ceux des professionnels… Il n’est guère dans la vision de notre syndicat de refuser aux amateurs d’exister ou de pratiquer, mais plutôt de faire (par le biais d’une législation claire et d’une pratique rigoureuse) la part des choses entre les deux dimensions de la pratique artistique… Nulle intention louable, nul sentiment, que nous respectons certainement, ne peut tenir lieu de démarche pour encadrer ou faire avancer la pratique artistique dans notre pays… Aussi, nul n’est au-dessus de la loi. M. Lotfi Bouchnek est censé observer la législation, car nous considérons que le rôle d’un artiste est d’être (chacun à partir de sa position), de penser et d’agir, par la parole et à travers l’acte, dans le but de faire progresser la création artistique…
– Notre combat (nous parlons au nom du Syndicat) n’est pas de l’ordre du luxe, il exprime plutôt un constat amer et un quotidien qui l’est plus encore… Nous n’avons pas besoin de dire qu’un grand nombre d’artistes vivent dans une précarité grandissante (nous osons dire galopante) et, surtout, subissent une concurrence déloyale de la part d’amateurs qui ne disposent guère d’une carte professionnelle et, surtout, ne vivent pas de leur art…
– M. Grichi déclare que ces troupes d’amateurs représentent la Tunisie à l’étranger depuis 25 ans !!! Nous prenons cette affirmation en notre faveur, afin de nous demander ce qu’il en est de la logique qui a amené à exclure les professionnels de cette vocation…
– Nous appelons M. Grichi à recentrer sa vision et à la porter sur les questions que nous avions évoquées… nous pouvons proposer une table ronde, où nous pourrions tous – créateurs et critiques – débattre des vraies questions concernant la réelle problématique, aussi bien la réclamation qu’a portée notre syndicat à la direction du Festival de Carthage que l’ensemble de la logique créative en Tunisie…
Dans l’espoir d’approfondir ce débat, nous exprimons notre disponibilité à collaborer avec tout journaliste désireux d’approfondir réellement la question, et portant vers l’avant la logique créative en Tunisie…
|  Réponse de l’auteur de la réflexion Nous avons lu et relu, avec attention, la réponse de M. Oussama Farhat, relative à notre «Réflexion» du 26 août dernier, réponse toute partielle, puisqu’elle laisse de côté les raisons qui ont suscité notre article, à savoir les propos outranciers tenus par l’auteur de la réponse sur Facebook. En se focalisant sur un détail (la participation du club Farabi au concert de Bouchnaq) et en occultant l’essentiel, Oussama Farhat exprime (consciemment, nous l’espérons) un aveu qui laisse à croire que le repentir est déjà là . Quant au «détail» en question et à la situation des instrumentistes et des musiciens professionnels (nous sommes prêts à en débattre), il eût été préférable et plus logique que le secrétaire général du syndicat des métiers de musique les évoquât avant, et non après le concert de Bouchnaq. Il aurait dissipé toute équivoque. Slah GRICHI |
Nous sommes le vendredi 3 septembre, la nuit est fraîche, mais assez douce malgré tout, dans le légendaire café d’El Saf-Saf, à La Marsa, revêtu de ses plus beaux atours, entre décor et lumières, l’atmosphère respire un parfum traditionnel :
• Des avis mitigés distinguent l’évolution d’une production en dents de scie
Avec Ramadan qui touche à sa fin, les Tunisiens vivent les ultimes épisodes des fictions télévisées qui ont cette particularité de les sédentariser et de leur faire aimer ces platitudes qui, pour la plupart, manquent d’originalité et de crédibilité, exception faite pour Casting et Njoum ellil (saison 2) de Madih Belaïd. Selon toute vraisemblance, ce feuilleton, diffusé sur Hannibal, bat tous les records de l’indice d’écoute, toutes chaînes tunisiennes confondues.
La première édition de la manifestation culturelle et d'animation "La Joie de l'Aïd" a démarré, avant-hier 5 septembre, pour se poursuivre jusqu'au 8 septembre.
Cette manifestation, dont les activités se déroulent sur le parcours culturel et touristique de la Médina, dans les principales places et devant les sites historiques, s'inscrit dans le cadre de l'animation des veillées ramadanesques et vise à mieux faire connaître les monuments et places de la Vieille Ville, tels que l'Arc de Bab Bhar, Souk El Berka, Bir Lahjar, la place du Tribunal, la place de la Kasbah...
Si la diaspora a un avantage, c'est bien celui de fournir au monde des arts et de la littérature des noms qui ont marqué l'histoire par leurs œuvres. Le cas de la diaspora libanaise, active dans plusieurs domaines, l'illustre bien à travers le parcours de poètes et d'écrivains comme Jibran Khalil Jibran, Michael Nouaïma, Ilya Abou Madhi et Amine Maâlouf. Il se trouve que ce dernier a un neveu musicien et compositeur, Ibrahim, le même que nous avons découvert dimanche dernier sur la scène du Festival de La Médina, au Palais Kheïreddine, invité de l'Institut français de coopération.
Par Khaled TEBOURBI
Assez épilogué sur les festivals, réfléchissons aux prochains, songeons d’ores et déjà à leur éviter de tomber dans les mêmes erreurs et, autant que possible, à les rendre meilleurs.
En un mot : positivons; les projet culturels n’avancent qu’ainsi.
C’est le défi de l’album Aujourd’hui l’Afrique que proposent les éditions Casterman à ses jeunes lecteurs - de onze à quatorze ans. Ce livre encyclopédique, grand format, et richement illustré sera d’un soutien précieux pour introduire enfants et élèves à une connaissance en profondeur de cette Afrique d’aujourd’hui. Rédigé dans un langage clair et précis par deux de nos journalistes de RFI, Marie Joannidis et Ariane Poissonnier, l’ouvrage est égayé par des animations graphiques très réussies signées Cécile Chaumet.
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