
C’est sans doute pour l’offrir aux regards d’une majorité que l’association Images et Paroles des Femmes du Sud a choisi de doubler Persepolis en dialecte tunisien. Ce film d’animation, réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, sera projeté ce soir à 20h00 à Mad’art Carthage.
Il s’agit, à l’origine, d’une série de bandes dessinées à caractère autobiographique et historique, réalisée en noir et blanc par l’Iranienne Marjane Satrapi. L’auteure retrace les étapes marquantes qui ont rythmé sa vie, son enfance à Téhéran, son entrée dans le monde des adultes. Persepolis est un témoignage de l’histoire de l’Iran et la représentation d’un quotidien qui se voit brutalement bouleversé par deux événements importants : le renversement du Shah (le 11 février 1979) et la révolution iranienne des années 1979-1980.
Dans le genre BD dite indépendante, on ne fait pas mieux. Son succès s’est multiplié en 2007 à la sortie du film. On y trouve les qualités techniques, les personnages surprenants et attachants, le sens aigu de la dramaturgie, l’humour de bon ton, autant de qualités qui ont valu au film le Prix Spécial du Jury, Cannes 2007.
Persepolis s’inscrit donc dans le programme de l’association Images et Paroles, dont l’action vise à provoquer dans les pays arabes— par la projection, suivie de débats publics, de documentaires ou de fictions portant sur la femme et l’Islam—une prise de conscience collective sur les évolutions de la condition féminine.
Pour doubler Persepolis, l’association a fait appel à des acteurs avec lesquels elle a déjà collaboré dans trois autres films documentaires doublés en arabe. “Objectifâ€, la société prestataire de service, a dû également faire un casting minutieux pour trouver les voix correspondant aux voix françaises. Après traduction et adaptation des dialogues, le travail a été lancé avec notamment Amel Baccouch dans le rôle de la mamie, Kenza Gharbi dans le rôle de Marjane enfant, Manal Abdel Koui dans le rôle de Marjane adolescente et adulte, et Daad Hamadi dans celui de la narratrice.
Un public nombreux s’est rendu mercredi dernier au Palais Ennejma Ezzahra, pour assister au spectacle de la troupe venue d'Autriche, la Wiener Tschuschenkapelle. Composé de six membres entre musiciens et chanteurs, cet ensemble a proposé à l’assistance une performance de haute qualité, créant un métissage artistique qui allie le rythme déchaîné de la guitare et le ton joyeux de l’accordéon.
Pour célébrer le centenaire de feu Mahmoud Mesaâdi, auteur et homme de culture natif de Tazarka, se déroulent à la maison de la culture de la ville des activités de tous genres. Ce sera à partir de 16h00 aujourd’hui-même à la maison de la culture, à l’occasion rebaptisée du nom de l’éminent homme de lettres.
Dionysos est un tard venu parmi les habitants du mont de l’Olympe… Et ses mœurs ne sont guère celles des autres divinités grecques, quelque fantasques que ces dernières puissent être parfois… On sait que ce lieu résonne parfois du bruit de querelles épiques, et que rien de ce qui est humain n’y est tout à fait étranger, si ce n’est la mort.
Le Centre culturel Assad Ibn El Fourat a récemment organisé une belle exposition de panneaux de mosaïques réalisés par l’artiste Ali Dridi, un vrai talent et un virtuose dans l’élaboration de tableaux au style original se distinguant par une polychromie raffinée.
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