-
20h00Â Â Â Journal
20h50Â Â Â Lilnes hkaya
22h30Â Â Â Feuilleton : Baada el firak

 • La proposition de Jebali a brouillé toutes les cartes
La proposition présentée hier par Hamadi Jebali de former une équipe ministérielle composée de compétences nationales et dont les membres s’engageraient à ne pas participer aux prochaines élections a suscité des réactions contrastées sur la scène politique. Bien qu’elle réponde dans ses grandes lignes aux attentes de plusieurs partis, qu’elle aille même au-delà des attentes, des réserves se sont exprimées... Et pas toujours du côté où on les attendait. En effet, il semble désormais que c’est dans son propre camp que l’opposition est la plus nette. On a appris hier, en début de journée, que le bureau exécutif d’Ennahdha se démarquait de la proposition de celui qui, rappelons-le, n’est autre que le secrétaire général du parti en question. La réponse était un clair désaveu. Du côté du CPR, allié au sein de la Troïka, la réponse s’est exprimée en deux temps : d’abord une réserve relative qui exigeait des précisions sur l’identité des « compétences nationales » en question. Puis, dans la soirée, on a appris que la présidence de la République, proche du CPR, prenait une position plus tranchée contre la proposition de Hamadi Jebali, insistant sur la nécessité de respecter certaines procédures et relançant surtout l’idée d’un gouvernement de consensus, en remettant à l’ordre du jour le thème du dialogue national.
Par contraste, l’accueil était plus chaleureux du côté de nombreux partis d’opposition, malgré certaines remarques techniques ou des considérations sur la nécessité de changer l’ensemble du gouvernement, y compris son chef. Des partis de gauche farouchement opposés au gouvernement ont été paradoxalement les plus enthousiastes.
Alors que la Tunisie est encore sous le choc de la mort d’un de ses leaders politiques, l’offre de Hamadi Jebali brouille les cartes de l’arène politique et modifie profondément les lignes de partage entre majorité et opposition. C’est d’autant plus vrai que, quelles que soient les difficultés juridiques qu’on peut lui opposer, cette proposition semble recueillir l’adhésion des Tunisiens... Des Tunisiens qui ne veulent plus être les otages de négociations interminables, de négociations qui mettent la vie du pays en suspens et qui alimentent des tensions politiques dont nous voyons les conséquences.
Un pavé dans la mare politique, la proposition de Jebali? Sans doute, si on en juge par les remous qu’elle provoque, surtout au sein de la Troïka. La journée d’hier fut celle des prises de position, dans un silence assourdissant de l’intéressé, qui se terre dans le silence... silence synonyme de dos rond ?
Articles liés :
- L’impératif de la cohésion et de l’efficience
- Jebali seul contre tous
- Controverse constitutionnelle
- Pour un gouvernement de consensus national
- L’urgence de messages rassurants
- Adhésions et réserves
- La classe politique réagit à la décision de Jebali
Quand la nouvelle de l’assassinat de Chokri Belaïd est tombée, la Tunisie a été saisie d’effroi. Qui ne revoit pas encore les visages bouleversés, tordus de chagrin, des Tunisiens, à la fois partagés entre dignité, qui devait être le seul moyen de répondre à la barbarie et, en même temps inquiétude de savoir qui, comment, pourquoi ?
La commission administrative de l’Ugtt a décidé, lors de sa réunion, hier, de décréter, aujourd’hui, une grève générale et jour de deuil dans tout le pays.
• Une petite esquisse de ce qu’« idéalement» pourrait être la composition d’un gouvernement de compétences
Le chef du gouvernement Hamadi Jebali a annoncé sa volonté de former un gouvernement de technocrates dont aucun membre, y compris lui-même, ne se présentera aux prochaines élections.
Au soir de l’assassinat de Chokri Belaïd, Hamadi Jebali prenait la décision tant attendue de former un gouvernement de technocrates indépendants. Juste à temps, trop tard, trop peu, inconstitutionnelle ou carrément impossible, comme le lui signifie aussitôt son parti, la décision du chef du gouvernement met le pays dans une situation politique et constitutionnelle inédite...
La décision du chef du gouvernement de former un nouveau gouvernement n’a pas que des conséquences politiques. Elle est aussi au cœur d’une polémique juridique et constitutionnelle...
Selon les déclarations télévisées du porte-parole de la présidence de la République, Adnen Mansar, Moncef Marzouki a entamé une série de consultations avec des chefs de partis politiques et des personnalités nationales en vue de faciliter la formation d’un gouvernement de consensus national.
Après avoir été reçues par le président de la République provisoire, plusieurs personnalités nationales se sont prononcées sur l’évolution de la situation dans le pays.
La décision annoncée hier soir par M. Hamadi Jebali de former un «gouvernement de compétences» a suscité différentes réactions, entre partisans et réservés. Le membre du groupe démocratique à l’Assemblée nationale constituante (ANC) Issam Chebbi (républicain) a estimé que la décision du chef du gouvernement provisoire constitue un «pas positif qui va dans le bon chemin». Cela dit, a-t-il expliqué, «il est temps aujourd’hui pour les dirigeants des partis politiques de se concerter pour parvenir à un consensus sur cette nouvelle composition».
La décision du chef du gouvernement Hamadi Jebali annonçant la formation d’un gouvernement de technocrates et de compétences nationales a suscité plusieurs réactions. Certains estiment que Jebali est enfin revenu à la raison. D’autres considèrent qu’il n’a pas les prérogatives nécessaires qui l’habilitent à prendre seul une telle décision.
Les cours seront suspendus les 8 et 9 février dans tous les établissements universitaires. Ils reprennent lundi 11 février, selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique publié, hier.
Les membres de la commission administrative de l’Ugtt ont décidé de proclamer le 6 février de chaque année journée de lutte contre la violence politique, en hommage au «martyr de la liberté» Chokri Belaïd, qui avait appelé à l’instauration de cette journée.
Suite à l’avis de grève générale, Tunisair informe son aimable clientèle que les vols de Tunisair et de Tunisair Express programmés la journée du vendredi 8 février pourront subir des perturbations. Les équipes de Tunisair se mobilisent pour assurer les vols programmés.
Le président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki, chef suprême des forces armées, a donné, hier, ses instructions pour organiser des funérailles nationales pour le leader politique Chokri Belaïd, prévues aujourd’hui. C’est ce qu’a affirmé, le bâtonnier de l’Ordre des avocats tunisiens, Chawki Tabib, dans une déclaration à l’agence TAP, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, ajoutant que le défunt sera inhumé au Carré des Martyrs, au cimetière El Jellaz.
M. Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui s’est dit «choqué par l’assassinat de Chokri Belaïd», appelle «les autorités tunisiennes à ce que toute la lumière soit faite sur cet assassinat» et à «tout mettre en œuvre pour que «les violences cessent».
Le mufti de la République tunisienne Othman Battikh a estimé, hier, que «tuer un être humain est un crime odieux proscrit par les religions, les coutumes et les lois universelles, car il ne respecte pas le droit à la vie et porte atteinte à l’intégrité physique».
Le bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a fermement dénoncé, hier, le «crime ignoble» qui a visé le militant politique et avocat Chokri Belaïd, appelant à l’urgence de poursuivre et de traduire en justice les criminels.
Le mouvement estudiantin, en l’occurrence l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget), fut parmi les premiers à réagir face à l’effroyable nouvelle de l’élimination politique du militant Chokri Belaïd. A l’annonce de la nouvelle qui a écorché plus d’un coeur, le 6 février 2013, les facultés et autres établissements se sont vidés et les étudiants membres de l’Auget, adhérents ou pas au Parti des patriotes démocrates unifié,
Le ministère turc des Affaires étrangères a condamné, hier, l’assassinat du secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié et coordinateur général du Front Populaire, Chokri Belaïd.
L’Union des magistrats administratifs tunisiens (Umat) a exprimé, hier, sa «vive consternation» suite à l’assassinat du militant et avocat Chokri Belaïd.
Au lendemain de l’assassinat de Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, les Tunisiens se sont réveillés sur un climat marqué par le flou et l’incertitude. D’un côté, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a annoncé la constitution d’un gouvernement de technocrates, décision rejetée par son parti Ennahdha, majoritaire à l’Assemblée constituante.
Des personnalités nationales ont appelé, hier, toutes les parties à «éviter de tomber dans la spirale de la violence, à faire preuve de maîtrise de soi et de vigilance et à conjuguer les efforts pour sortir le pays de la crise».
L’histoire se répète sous forme de tragédie. En 1952, des balles lâches tuaient Farhat Hached, secrétaire général de l’Ugtt et leader du mouvement de libération nationale, compagnon de Bourguiba. Une mort illustre, le sang du martyr ayant pavé le chemin de la gloire, de l’Indépendance, de la dignité retrouvée. Plus de soixante-ans plus tard, Chokri Belaïd tombe, lui aussi, au champ d’honneur.
La solennité du moment, la gravité de la situation par laquelle passe le pays et les dangers de discorde et de division qui guettent sérieusement la Tunisie n’ont pas empêché, hier, les membres de l’Assemblée nationale constituante, réunis en séance plénière extraordinaire à la suite de l’assassinat de Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, d’étaler leurs querelles partisanes,
Le ministère de l’Intérieur rejette les déclarations que l’ancien ministre Lazhar Akremi, leader au mouvement Nida Tounès, a données, hier, à une radio privée, et à travers lesquelles il se serait attaqué à des cadres sécuritaires.
Les activités économiques, administratives, sociales et éducatives ont été paralysées hier dans toutes les délégations du gouvernorat de Siliana, suite à la grève générale, lancée à l’appel de l’Union régionale du travail et des représentants des partis politiques, des organisations et de la société civile dans la région.
Par Mohamed Ridha BOUGUERRA*
Le scandaleux assassinat du responsable politique, Chokri Belaïd, ce mercredi 6 février marquera, sans aucun doute, un dangereux virage dans le déroulement déjà assez chaotique de la seconde phase de la transition démocratique qui a commencé au lendemain des élections du 23 octobre 2011.
Par Aymen HACEN*Â Â Â Â Â
L’assassinat de Chokri Belaïd ne relève pas du droit, quel qu’il soit, toutes branches confondues. Cet assassinat relève de l’Histoire, c’est-à -dire de la conscience collective d’un peuple qui, au jour le jour, cherche à écrire son histoire.
Par Azza Filali
Aujourd’hui, on met en terre Chokri BelaĂŻd, un homme de la Tunisie, militant des heures sombres, grand dĂ©mocrate. Son courage, sa franchise, sa loyautĂ© envers ce pays qu’il a tant aimĂ© laissent en chacun de nous un mĂ©lange de chagrin et de colère. Cet assassinat vient s’ajouter Ă la liste des hommes lâchement tuĂ©s pour leurs convictions politiques.    Â
Par Khemais FRINI*Â Â Â Â Â
Après le lâche assassinat du grand militant démocrate Chokri Belaïd, les Tunisiens lui promettent, en guise de reconnaissance, de ne plus jamais lâcher le grand destin démocratique que la révolution leur a offert.
29 article(s) trouvé(s)

Veuillez remplir le formulaire ci-dessous pour recommander cette page à un ami par email.
20h00Â Â Â Journal
20h50Â Â Â Lilnes hkaya
22h30Â Â Â Feuilleton : Baada el firak
20h30Â Â Â Feuilleton : Zey El Ouared
21h00Â Â Â Excuse-moi
23h35Â Â Â Feuilleton : Mama fi el kisem
16h45Â Â Â ESS vs CA (match de handball)Â avant-match
18h30Â Â Â Doumou Athalj
20h45Â Â Â Feuilleton turc : "Harim Sultane"
21h45Â Â Â Feuilleton tunisien : "Pour les beaux yeux de Catherine"
19.50   Série : Grey’s Anatomy (S.8, ép.9): A l’aveugle
20.35   Série : Grey’s Anatomy (S.8, ép.10) : Etat de choc
19.45   Feuilleton : Détectives
21.20   Magazine : La parenthèse inattendue
22.20Â Â Â Soir 3
23.20Â Â Â Magazine : Les carnets de Julie
00.15Â Â Â Magazine : Espace francophone
13.35Â Â Â AllĂ´ ! docteurs
15.35   Documentaire: Alaska, la terre de l’ours brunÂ
19.50   Jeu : PĂ©kin Express : le coffre maudit Â
22.00   Divertissement   : Pékin Express : ils ne vous ont pas tout dit
17.05   Série : Ports d’attache
18.00   Série documentaire : L’Afrique des paradis naturels