Par Raouf El Fatmi
Une fois encore, l’Histoire est venue frapper à notre porte. Si en 1956 et en 1987, elle a successivement revêtu les habits de l’indépendance puis ceux d’une démocratisation, elle n’a pas oublié que la première a trop tardé à s’affranchir d’un paternalisme devenu handicap majeur, et que la seconde ne fut que le masque hideux d’une humiliante dictature.
Comme si, instruite des dérapages que l’habit-promesse ne manque pas de provoquer lorsqu’il est compris comme une dispense d’effort et non comme une vigilante mobilisation, l’Histoire a choisi pour son clin d’œil 2011 de ne recourir à aucun revêtement : il sera pur mouvement, une révolution.
Nous voilà donc bien obligés, par la ruse de l’Histoire, de nous saisir de cette impulsion singulière et, pour lui donner du sens, la draper de quelque costume. Mais lequel ? Quel type ? Quelle coupe? Quel lainage ? Quelle taille ? Quelle couleur ? Avec quels accessoires ? Le premier réflexe est d’opter pour une voie classique, non dénuée de sagesse, qui consiste à considérer des expériences similaires vécues sous d’autre cieux, pour une transposition quasi identique.
Sans rejeter cette option prudente, il est une autre approche qui mérite de nourrir notre réflexion : le fait remarquable que nous soyons la première nation au monde à devoir élaborer une nouvelle Constitution au XXIe siècle !… Cela ne nous fait-il pas obligation de quelque manière ?
Le génie des peuples n’est pas une vue de l’esprit : il est une réalité tangible que l’Histoire ne manque jamais de retenir et dont elle se sert bien souvent pour orienter son cours.
Et nous, serions-nous dépourvus de génie ? Existe-il un génie tunisien ? Sommes-nous capables de l’exprimer, d’en faire la preuve par les actes ? Et si l’Histoire complice nous proposait —en réalité— un vrai moment de vérité : le rendez-vous avec nous-mêmes ? Une rencontre que l’on ne peut ni esquiver ni corrompre; un rare et formidable instant de vérité absolue.
Que valons-nous au juste ? Serions-nous à la hauteur de ce que nous croyons être ? Que somme-nous ? et que voulons-nous être ? Après avoir été longtemps un peuple-esclave puis un peuple-spectateur, nous contenterons-nous de devenir un simple peuple-figurant content d’échapper à une piètre condition, ou exigerons-nous de nous-mêmes d’être un peuple-acteur? Initier et être ou seulement suivre et paraître ? Voulons-nous juste emprunter un chemin entièrement balisé, au rassurant motif qu’il est usité par des peuples référants, ou avons-nous aussi besoin d’innover dans le sens de l’universel, et mieux être en phase avec notre compréhension des exigences d’un meilleur développement humain ?
Si toute Constitution est le reflet d’un projet de société, nous pouvons aussi vouloir que la Constitution tunisienne soit l’annonce et l’assise d’une civilisation nouvelle, une source d’inspiration pour d’autres peuples dont nous souhaitons le dialogue, et une voie de lumière pour l’humanité entière.
Il ne s’agit pas d’être coûte que coûte original à seul effet d’exhibition stérile. Il s’agit, par la teneur d’une Constitution révolutionnaire que nous comptons bien initier, faire vivre et promouvoir, d’inscrire la Tunisie en modèle de civilisation.
Une civilisation de lumière mue par le couple Liberté et Solidarité, où l’élargissement continu des droits fondamentaux de l’individu, la légitimité élective de tout pouvoir, la transparence de toute gouvernance, la prééminence du droit, l’esprit d’équité, et la citoyenneté souveraine de chacun, fondent ensemble une nouvelle éthique de la «chose publique»: la république de cristal.
Au regard de son cadeau-révolution, l’Histoire mérite d’être payée en retour par de l’audace, celle de notre propre génie.
Notre génie collectif est en nous. Il nous faut l’exprimer, et pouvoir être.
Résolument être, intensément être, définitivement être.
La Commission administrative du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) a estimé, lors de sa réunion tenue, lundi, que le mouvement dans le corps des magistrats « n'a pas répondu aux aspirations des magistrats et n'a pas respecté les critères fixés par le syndicat et la commission quadripartite ».
La grève entamée hier par les agents de la Société des transports de Tunis (Transtu), lancée par l'Union des travailleurs de Tunisie (UTT), a semé l'anarchie dans le centre-ville. Les clients de la société, qui s'apprêtaient à se rendre au travail, ont été surpris par le débrayage, sur plusieurs lignes de métros ou de bus.
• De nouvelles chaînes TV candidates à l’autorisation
Le président de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric), Kamel Laâbidi a annoncé qu'une liste de nouvelles chaînes de télévision proposées à obtenir l'autorisation d'émettre sera remise
Le procès des proches duprésident déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse dansl'affaire dite de « l'Aéroport de Carthage » a repris, mercredi matin, au tribunal de première instance de Tunis.
 La cour du tribunal de première instance de Sfax 1 a décidé, mercredi matin, sur demande de l'avocat de la défense, de reporter l'examen de l'affaire concernant l'accident de la Star 4 dans laquelle est impliqué l'accusé Houssem Trabelsi.
  L'audience s'est déroulée, en l'absence de l'accusé, dans la mesure où il comparaissait le même jour devant le tribunal de première instance de Tunis pour son implication dans une autre affaire.
 Les agents de la Société des Transports de Tunis (TRANSTU) envisagent d'observer une nouvelle grève, dans les prochains jours, dans le cas où le ministère du Transport et la TRANSTU ne donnent pas une suite favorable aux revendications de l'Union des Travailleurs de Tunisie (UTT).
 Les résultats du dernier tour de l'orientation universitaire sont disponibles sur le site www.orientation.tn, annonce le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans un communiqué rendu public, mercredi.
6180 candidats sont concernés par cette opération parmi ceux qui n'ont pas participé aux tours précédents ou ceux qui n'ont pas été orientés lors du 3e tour.
L'Instance supérieure indépendante pour les élections est déterminée à intensifier sa coopération et à renforcer sa collaboration avec les composantes de la société pour la réussite de l'échéance électorale du 23 octobre prochain, a affirmé, mercredi, Kamel Jendoubi, son président, à l'ouverture d'une rencontre, tenue à la Cité des Sciences, avec des organisations de la société civile, autour du thème: "Processus électoral : étape d'accréditation et période préélectorale".
  Des représentants du tissu associatif tunisien ont organisé, mercredi matin, devant l'ambassade de Syrie à Tunis, une marche de soutien au peuple syrien dans sa lutte pacifique "pour la liberté et la justice sociale". Cette marche intervient "en signe de protestation contre les meurtres sauvages et prémédités, les arrestations arbitraires et les atteintes à la dignité humaine", affirment les organisateurs.
La question de la magistrature a été au centre de l'audience accordée, hier, par le président de la République par intérim Foued Mebazaâ à M. Lazhar Karoui Chebbi, ministre de la Justice, qui lui a soumis, à cette occasion, un rapport sur la marche des institutions judiciaires et sur le bilan de ses travaux durant la période écoulée.
• Appel à la révision du décret-loi sur l’indemnisation des entreprises sinistrées
Les préoccupations des chefs d'entreprise dans un contexte marqué par l'exacerbation des sit-in et des grèves ont été au centre de la rencontre tenue, hier, à La Kasbah, entre M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du gouvernement de transition et Mme Wided Bouchamaoui, présidente de l'Utica.
Le Premier ministre du gouvernement de transition, M. Béji Caïd Essebsi, a reçu, hier matin, au palais du gouvernement à La Kasbah deux travailleurs de la société régionale de transport de Gafsa «El-Gawafel».
La déclaration du procureur de la République Mohamed Néjib Mouaouia concernant le départ de Saïda Agrebi en France et qui en a imputé la responsabilité à la sécurité de l'aéroport, a provoqué hier une réaction du ministère de l'Intérieur.
Le gouvernorat de Ben Arous a enregistré le plus haut taux d'inscription sur les listes électorales à l'échelle nationale.
Le président de la section régionale de l'Instance supérieure indépendante pour les élections a déclaré à l'Agence TAP que le nombre des inscrits sur les listes électorales jusqu'au 8 août a atteint 171.000 personnes, soit la moitié de l'ensemble des électeurs potentiels qui sont au nombre de 350.000 personnes.
Le ministère des Affaires religieuses informe, dans un communiqué rendu public hier, que l'organisation de l'opération du pèlerinage est uniquement du ressort de la Société des services nationaux et des Résidences, conformément aux conventions conclues entre le département et le ministère du Hajj au Royaume d'Arabie Saoudite, et dans le cadre du quota annuel convenu.
• «Un programme d’amélioration des conditions de travail des agents est en cours d’élaboration», annonce le ministre de l’Intérieur, en visite aux postes frontières terrestres
Une campagne de distribution d'aides alimentaires au profit de 55 mille réfugiés libyens tout au long du mois de Ramadan a démarré, hier, dans le sud tunisien, a-t-on appris auprès du Croissant Rouge tunisien.
Les deux grandes villes libyennes de Jbel Nafoussa, Nalout et Zentène, ont été complètement libérées, il y a une dizaine de jours. Elles sont, à présent, entre les mains des rebelles qui ont chassé les milices pro-Gueddafi vers la ville de Tiji.
La situation sécuritaire s'est nettement améliorée dans le gouvernorat de Sfax avec le recul des protestations dans plusieurs délégations.
Dans ce cadre, un accord a été signé, hier au siège de la délégation d'El Amra, en présence du gouverneur de la région et de responsables de l'armée et de la sécurité nationales.
A la suite des actes de violence survenus entre les habitants de Jebeniana et d'El Msatria (gouvernorat de Sfax), des partis politiques ont fait part lundi de leur préoccupation face à l'escalade de la violence dans le pays.
• Neuf millions de dinars pour la promotion du circuit touristique régional et mettre en place les potentialités existantes
Le secteur touristique, tant sollicité, peut-il contribuer à relancer l’activité socioéconomique dans le gouvernorat du Kef où un nouveau projet vient d’être adopté par le ministère du Tourisme et du Commerce, moyennant une enveloppe de neuf millions de dinars, en vue de garantir l’essor du secteur‑?
Par Soufiane BEN FARHAT
Où sont passées nos élites, nos élites politiques plus précisément ? La question est lancinante. Parce que, à bien y voir, le temps des épreuves réelles a commencé. Finie la récréation.
Les exportations tunisiennes ont régressé de 7,7%, au cours du mois de juillet 2011, par rapport au même mois en 2010. Cette baisse s'explique par la régression des exportations pétrolières de 44% et de celles des phosphates et dérivés de 59,4%.
• Baisse sensible du nombre des sit-in face à la persistance des grèves, mais on n’est pas sorti de l’auberge
Il est indéniable comme d’aucuns peuvent désormais le vérifier, que les sit-in lâchent du lest, en se faisant de plus en plus rares (chute de 85%). Rien à voir, en tout cas, avec leur effervescence exceptionnelle au lendemain de la révolution.
Des organisations et des associations féminines ont appelé, lors d'un rassemblement tenu lundi à la place de la Kasbah à Tunis, à lever toutes les réserves formulées par le gouvernement tunisien au sujet de la Convention internationale sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw).
Par Rafik BEN HASSINE
«Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite» (Joseph de Maistre, Homme politique et philosophe français (1753-1821) l'un des principaux théoriciens conservateurs de la Révolution française).
Par Khalil ZAMITI*
Destourien de la première heure, cardiologue, ancien chef de service à l’hôpital Charles-Nicolle, ancien ambassadeur, voisin et ami, Ali Bousnina me confie ceci : «De passage à Hammamet, je surprends une équipe de maçons à  l’œuvre sur un terrain qui m’appartient.
Par Jallel SAADA
J’espérais voir mes compatriotes prendre d’assaut les bureaux d’inscription pour affirmer leur sens du civisme et leur attachement à la liberté tout juste retrouvée. Ma désillusion fut à la hauteur de mes espoirs déçus.
Par Slaheddine KAROUI
Les faits montrent que l’une des conséquences négatives du développement frénétique de la nouvelle informatique est représentée par les attaques malveillantes destinées à infecter les machines des entreprises et des particuliers.
Par Béchir MESTIRI
Comment concilier les impératifs de production, c’est-à -dire le fait d'assurer l'approvisionnement du marché ou la satisfaction de la demande du consommateur ou du citoyen (nuance !) et l’équilibre naturel de la terre nourricière afin qu’elle continue à jouer ce rôle de production de nos besoins alimentaires ?
Par Malak SGHAIER(*)
Le "dark tourism" ou encore le tourisme sombre "est le nom donné à un tourisme qui implique la visite de sites associés à la mort, à la destruction ou tout simplement aux sites à caractère funèbre".
Par François Pouillon
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970.
Par Mahmoud LARNAOUT*
Les jeunes ? Indeed,
Les jeunes diplômés chômeurs ? Oui,
Les jeunes non diplômés sans emploi ? Certes,
Les démunis de tout bord ? Sans doute,
Les jeunes étudiants inquiets pour leur avenir ? O.K.
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