Par Slaheddine KAROUI
Les faits montrent que l’une des conséquences négatives du développement frénétique de la nouvelle informatique est représentée par les attaques malveillantes destinées à infecter les machines des entreprises et des particuliers. Ces attaques sont-elles en train d’augmenter en nombre et en intensité de malveillance ? Portent-elles un préjudice sérieux aux applications et au matériel ?
La réponse à ces questions ne peut être aujourd’hui globale et cohérente, mais à la lumière des informations disponibles, il appert que, depuis la création d’Internet, ces dernières n’ont cessé de croître et se diversifier, causant davantage de dégâts, semblant épouser, en cela, la croissance du réseau.
Le phénomène de l’infection virale, amorcé depuis trois décennies, s’accélère donc, à un rythme élevé, apportant une novation dérangeante et inquiétante dans un réseau censé émanciper le dialogue, les échanges culturels, le savoir et le développement durable dans un environnement sain. Jusqu’à aujourd’hui, cette infection s’est propagée, spécialement, au sein du pôle dominant constitué par les nations industrielles et du pôle périphérique immédiat constitué par les pays émergents comme le Brésil, la Chine ou la Turquie. Le dernier rapport de Microsoft confirme cette tendance sans l’expliquer, mais la forte croissance des ordinateurs et de la densité de connexion à Internet dans ces deux pôles peut fournir une première explication. L’autre est que les responsables des attaques cybernétiques évoluent plus efficacement dans les pays riches car ils leur dispensent une formation pointue en matière d’informatique les rendant aptes à monter des attaques sensationnelles qui flattent leur ego et attirent sur eux les feux des projecteurs de l’actualité. Toutefois, la Tunisie n’est pas à l’abri des attaques virales dirigées contre la performance de ses ordinateurs au moyen de logiciels scélérats, de l’hameçonnage et surtout du courrier indésirable. Mais, malgré ces attaques, elle fait partie des pays les moins touchés par ce fléau puisque le taux d’infection de ses ordinateurs est l’un des plus faibles du monde.
Cependant, les délinquants qui opèrent dans le cadre des TIC n’utilisent pas que la Toile pour commettre leurs forfaits, ils prennent également les GSM comme cible en vendant, par exemple, des codes secrets qui permettent de déverrouiller tous les systèmes de sécurité de téléphones portables, et donc d'utiliser les cellulaires de n'importe quel opérateur.
 Face au crime virtuel, la résistance mondiale s’organise car ses conséquences économiques et psychologiques ne sont pas négligeables. Ainsi certains organismes et éditeurs, prenant la mesure du phénomène, ont tenté de chiffrer le manque à gagner résultant pour l’économie mondiale, pour mieux le cerner. Par exemple, «Trend Micro, troisième éditeur mondial de logiciels antivirus, estime que les attaques des virus informatiques avaient coûté quelque 55 milliards de dollars (44 milliards d'euros) aux entreprises à travers le monde en 2003, un chiffre qui a probablement fortement augmenté depuis lors. Par ailleurs, selon Clasinfo.Com, les entreprises ont perdu entre 20 et 30 milliards (16 et 24 milliards d'euros) en 2002, contre 13 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) en 2001, selon différentes estimations du secteur».
Ces chiffres sont à examiner avec attention par les experts tunisiens, même s’ils ne concernent que les pays du pôle dominant. En effet, par référence à la part, minime, mais chiffrée, de la Tunisie, dans le parc mondial des ordinateurs et dans le réseau Internet, il est possible, par extrapolation, d’avancer que ses entreprises auraient perdu, en 2003, 0,6 milliard de dollars. Mais, au vu des taux d’infection des ordinateurs tunisiens — 1, 7 —, ce chiffre est probablement à minorer. En tout état de cause, il reste toujours assez élevé pour constituer un élément d’aggravation du déséquilibre externe du pays. Peut-être pas assez pour que soit tirée la sonnette d’alarme, mais suffisamment pour justifier le suivi de son évolution.
Face à cette situation, il faut formuler un espoir : celui qu’une partie des attaques virales ne soit imputée à une catégorie d’individus et institutions, plus politiques, ayant de ce fait les moyens d’être très nuisibles tout en opérant en toute immunité. D’ailleurs, si les gouvernements des pays riches dépensent beaucoup d’argent pour développer des logiciels de sécurité informatique, c’est qu’ils ont de sérieuses raisons de penser que les attaques cybernétiques ne sont pas uniquement le fait de petits pirates malicieux ou malveillants mais, également, d’organisations ciblant des industries, des administrations, des agences gouvernementales, des secteurs de service névralgiques, etc. Ainsi le virus Stuxnet a été, d’après Eugene Kaspersky, PDG de Kaspersky Lab, conçu pour saboter des usines, immobiliser des oléoducs ou des centrales électriques et pourrait être le fait d’un Etat. Selon Lia O'Murchu, chercheur chez Symantec, «Stuxnet arrive à contrôler le fonctionnement des machines physiques», ce qui le rend dangereux pour les économies de tous les pays qui y seraient exposés. Cependant, Stuxnet, lâché sur les centrales nucléaires iraniennes, semble n’avoir provoqué aucun dégât significatif.
Qu’y a-t-il donc d’authentiquement vrai dans le phénomène des virus ? A-t-on jamais vu un système informatique cesser de fonctionner suite à une attaque par un ver ? Combien sont-elles les usines ayant subi des dommages après immersion de virus dans leurs logiciels? Les réponses à ces questions ne vont pas d’elles-mêmes car, s’il ne fait pas de doute que les virus existent, il n’est pas évident que leurs effets soient dévastateurs. Par contre, ce qui est certain, c’est que les profits réalisés par les fournisseurs de logiciels et programmes anticybercriminalité sont colossaux : 200 milliards de dollars en 2007. Ce chiffre qui plaide, par son ampleur, en faveur de l’existence de sérieux risques pour la sécurité des systèmes informatiques, puisque le monde paye cher pour l’obtenir, n’est-il pas, aussi, l’expression d’un surenchérissement sur les effets des virus, à des fins mercantiles ? Car, en effet, pourquoi dépense-t-on autant d’argent pour se prémunir contre les attaques virales dont les dommages sur les systèmes informatiques ne sont pas vraiment méchants alors que peu d’argent est investi dans la sensibilisation et la formation contre la fraude, l’arnaque, les harcèlements de toute nature et l’atteinte à la vie privée des internautes, qui sont des agressions cybernétiques autrement plus graves par leurs conséquences psychologiques et financières ? Investir dans la formation dès l’école primaire de manière à créer sur le long terme une communauté d'utilisateurs bien renseignés sur les virus et leurs méfaits réels et suffisamment outillée pour les détecter, les identifier et les détruire ou les contourner est, semble-t-il, une mesure à prendre sans tarder. Par contre, investir sans compter ni même réfléchir dans les logiciels anti-spam est une attitude à reconsidérer. Pour se faire une opinion objective sur la dangerosité des vers et des virus, le meilleur moyen est de faire travailler pendant une année des équipements informatiques comportant les mêmes fichiers et accédant aux mêmes sites, dans les mêmes conditions sauf que, une moitié des équipements serait totalement insécurisée contre les virus et l’autre moitié complètement sécurisée. Le bilan de fonctionnement des deux lots ainsi traités renseignera sans nul doute sur la nature des virus, leur degré de nocivité, la façon de les prévenir et les éradiquer, et le montant réel des fonds à investir à cet effet.
En tout cas, la Tunisie, pour ne pas se faire gruger et déposséder d’importance, gagnerait à se concerter avec ses partenaires de l’UMA et de l’OIF à propos de ce phénomène en vue de le combattre collectivement, sélectivement et au moindre coût.
La Commission administrative du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) a estimé, lors de sa réunion tenue, lundi, que le mouvement dans le corps des magistrats « n'a pas répondu aux aspirations des magistrats et n'a pas respecté les critères fixés par le syndicat et la commission quadripartite ».
La grève entamée hier par les agents de la Société des transports de Tunis (Transtu), lancée par l'Union des travailleurs de Tunisie (UTT), a semé l'anarchie dans le centre-ville. Les clients de la société, qui s'apprêtaient à se rendre au travail, ont été surpris par le débrayage, sur plusieurs lignes de métros ou de bus.
• De nouvelles chaînes TV candidates à l’autorisation
Le président de l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric), Kamel Laâbidi a annoncé qu'une liste de nouvelles chaînes de télévision proposées à obtenir l'autorisation d'émettre sera remise
Le procès des proches duprésident déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse dansl'affaire dite de « l'Aéroport de Carthage » a repris, mercredi matin, au tribunal de première instance de Tunis.
 La cour du tribunal de première instance de Sfax 1 a décidé, mercredi matin, sur demande de l'avocat de la défense, de reporter l'examen de l'affaire concernant l'accident de la Star 4 dans laquelle est impliqué l'accusé Houssem Trabelsi.
  L'audience s'est déroulée, en l'absence de l'accusé, dans la mesure où il comparaissait le même jour devant le tribunal de première instance de Tunis pour son implication dans une autre affaire.
 Les agents de la Société des Transports de Tunis (TRANSTU) envisagent d'observer une nouvelle grève, dans les prochains jours, dans le cas où le ministère du Transport et la TRANSTU ne donnent pas une suite favorable aux revendications de l'Union des Travailleurs de Tunisie (UTT).
 Les résultats du dernier tour de l'orientation universitaire sont disponibles sur le site www.orientation.tn, annonce le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans un communiqué rendu public, mercredi.
6180 candidats sont concernés par cette opération parmi ceux qui n'ont pas participé aux tours précédents ou ceux qui n'ont pas été orientés lors du 3e tour.
L'Instance supérieure indépendante pour les élections est déterminée à intensifier sa coopération et à renforcer sa collaboration avec les composantes de la société pour la réussite de l'échéance électorale du 23 octobre prochain, a affirmé, mercredi, Kamel Jendoubi, son président, à l'ouverture d'une rencontre, tenue à la Cité des Sciences, avec des organisations de la société civile, autour du thème: "Processus électoral : étape d'accréditation et période préélectorale".
  Des représentants du tissu associatif tunisien ont organisé, mercredi matin, devant l'ambassade de Syrie à Tunis, une marche de soutien au peuple syrien dans sa lutte pacifique "pour la liberté et la justice sociale". Cette marche intervient "en signe de protestation contre les meurtres sauvages et prémédités, les arrestations arbitraires et les atteintes à la dignité humaine", affirment les organisateurs.
La question de la magistrature a été au centre de l'audience accordée, hier, par le président de la République par intérim Foued Mebazaâ à M. Lazhar Karoui Chebbi, ministre de la Justice, qui lui a soumis, à cette occasion, un rapport sur la marche des institutions judiciaires et sur le bilan de ses travaux durant la période écoulée.
• Appel à la révision du décret-loi sur l’indemnisation des entreprises sinistrées
Les préoccupations des chefs d'entreprise dans un contexte marqué par l'exacerbation des sit-in et des grèves ont été au centre de la rencontre tenue, hier, à La Kasbah, entre M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du gouvernement de transition et Mme Wided Bouchamaoui, présidente de l'Utica.
Le Premier ministre du gouvernement de transition, M. Béji Caïd Essebsi, a reçu, hier matin, au palais du gouvernement à La Kasbah deux travailleurs de la société régionale de transport de Gafsa «El-Gawafel».
La déclaration du procureur de la République Mohamed Néjib Mouaouia concernant le départ de Saïda Agrebi en France et qui en a imputé la responsabilité à la sécurité de l'aéroport, a provoqué hier une réaction du ministère de l'Intérieur.
Le gouvernorat de Ben Arous a enregistré le plus haut taux d'inscription sur les listes électorales à l'échelle nationale.
Le président de la section régionale de l'Instance supérieure indépendante pour les élections a déclaré à l'Agence TAP que le nombre des inscrits sur les listes électorales jusqu'au 8 août a atteint 171.000 personnes, soit la moitié de l'ensemble des électeurs potentiels qui sont au nombre de 350.000 personnes.
Le ministère des Affaires religieuses informe, dans un communiqué rendu public hier, que l'organisation de l'opération du pèlerinage est uniquement du ressort de la Société des services nationaux et des Résidences, conformément aux conventions conclues entre le département et le ministère du Hajj au Royaume d'Arabie Saoudite, et dans le cadre du quota annuel convenu.
• «Un programme d’amélioration des conditions de travail des agents est en cours d’élaboration», annonce le ministre de l’Intérieur, en visite aux postes frontières terrestres
Une campagne de distribution d'aides alimentaires au profit de 55 mille réfugiés libyens tout au long du mois de Ramadan a démarré, hier, dans le sud tunisien, a-t-on appris auprès du Croissant Rouge tunisien.
Les deux grandes villes libyennes de Jbel Nafoussa, Nalout et Zentène, ont été complètement libérées, il y a une dizaine de jours. Elles sont, à présent, entre les mains des rebelles qui ont chassé les milices pro-Gueddafi vers la ville de Tiji.
La situation sécuritaire s'est nettement améliorée dans le gouvernorat de Sfax avec le recul des protestations dans plusieurs délégations.
Dans ce cadre, un accord a été signé, hier au siège de la délégation d'El Amra, en présence du gouverneur de la région et de responsables de l'armée et de la sécurité nationales.
A la suite des actes de violence survenus entre les habitants de Jebeniana et d'El Msatria (gouvernorat de Sfax), des partis politiques ont fait part lundi de leur préoccupation face à l'escalade de la violence dans le pays.
• Neuf millions de dinars pour la promotion du circuit touristique régional et mettre en place les potentialités existantes
Le secteur touristique, tant sollicité, peut-il contribuer à relancer l’activité socioéconomique dans le gouvernorat du Kef où un nouveau projet vient d’être adopté par le ministère du Tourisme et du Commerce, moyennant une enveloppe de neuf millions de dinars, en vue de garantir l’essor du secteur‑?
Par Soufiane BEN FARHAT
Où sont passées nos élites, nos élites politiques plus précisément ? La question est lancinante. Parce que, à bien y voir, le temps des épreuves réelles a commencé. Finie la récréation.
Les exportations tunisiennes ont régressé de 7,7%, au cours du mois de juillet 2011, par rapport au même mois en 2010. Cette baisse s'explique par la régression des exportations pétrolières de 44% et de celles des phosphates et dérivés de 59,4%.
• Baisse sensible du nombre des sit-in face à la persistance des grèves, mais on n’est pas sorti de l’auberge
Il est indéniable comme d’aucuns peuvent désormais le vérifier, que les sit-in lâchent du lest, en se faisant de plus en plus rares (chute de 85%). Rien à voir, en tout cas, avec leur effervescence exceptionnelle au lendemain de la révolution.
Des organisations et des associations féminines ont appelé, lors d'un rassemblement tenu lundi à la place de la Kasbah à Tunis, à lever toutes les réserves formulées par le gouvernement tunisien au sujet de la Convention internationale sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw).
Par Rafik BEN HASSINE
«Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite» (Joseph de Maistre, Homme politique et philosophe français (1753-1821) l'un des principaux théoriciens conservateurs de la Révolution française).
Par Raouf El Fatmi
Une fois encore, l’Histoire est venue frapper à notre porte. Si en 1956 et en 1987, elle a successivement revêtu les habits de l’indépendance puis ceux d’une démocratisation, elle n’a pas oublié que la première a trop tardé à s’affranchir d’un paternalisme devenu handicap majeur, et que la seconde ne fut que le masque hideux d’une humiliante dictature.
Par Khalil ZAMITI*
Destourien de la première heure, cardiologue, ancien chef de service à l’hôpital Charles-Nicolle, ancien ambassadeur, voisin et ami, Ali Bousnina me confie ceci : «De passage à Hammamet, je surprends une équipe de maçons à  l’œuvre sur un terrain qui m’appartient.
Par Jallel SAADA
J’espérais voir mes compatriotes prendre d’assaut les bureaux d’inscription pour affirmer leur sens du civisme et leur attachement à la liberté tout juste retrouvée. Ma désillusion fut à la hauteur de mes espoirs déçus.
Par Béchir MESTIRI
Comment concilier les impératifs de production, c’est-à -dire le fait d'assurer l'approvisionnement du marché ou la satisfaction de la demande du consommateur ou du citoyen (nuance !) et l’équilibre naturel de la terre nourricière afin qu’elle continue à jouer ce rôle de production de nos besoins alimentaires ?
Par Malak SGHAIER(*)
Le "dark tourism" ou encore le tourisme sombre "est le nom donné à un tourisme qui implique la visite de sites associés à la mort, à la destruction ou tout simplement aux sites à caractère funèbre".
Par François Pouillon
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970.
Par Mahmoud LARNAOUT*
Les jeunes ? Indeed,
Les jeunes diplômés chômeurs ? Oui,
Les jeunes non diplômés sans emploi ? Certes,
Les démunis de tout bord ? Sans doute,
Les jeunes étudiants inquiets pour leur avenir ? O.K.
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