
 • Des dizaines de suspects arrêtés
Un groupe de salafistes ont tenté, hier, d'assaillir deux établissements de la chaîne de télévision privée Nessma TV à Montplaisir et à l'avenue Mohamed-V, à Tunis, après la diffusion, vendredi soir, en dialecte tunisien, du film d'animation franco-iranien "Persepolis", qui a été suivi d'un débat.
"Deux établissements de la chaîne de télévision Nessma TV ont failli être assaillis et agressés par un groupe de barbus et de femmes portant le niqab, dont certains se sont armés de gourdins et d'armes blanches", indique la chaîne dans un communiqué rendu public hier.
Le personnel de la chaîne (journalistes, techniciens et responsables) a également condamné dans ce communiqué ce qu'il a considéré comme étant "une attaque violente", appelant l'opinion publique et la société civile à faire face à de telles pratiques qui sont de nature à menacer la stabilité sociale et à interdire l'opinion contraire.
Il convient de rappeler que la chaîne de télévision Nessma TV avait diffusé, vendredi soir, un débat d'une heure et demie sur le film d'animation "Persepolis" de Marjane Satrapi, qui raconte l'histoire d'une fille iranienne sous le régime de Khomeiny. Un film qui a remporté le prix du jury du festival international de Cannes, en 2007.
L'animateur de l'émission, Abdelhalim Massoudi, a affirmé, à l'agence TAP, que l'émission organisée à propos du film d'animation visait à débattre de la religion et de la politique, et à dissiper les peurs des Tunisiens avec l'approche des élections de la Constituante, prévues le 23 octobre 2011.
Contacté par téléphone, M. Nabil Karoui, directeur de la chaîne de télévision Nessma TV, a dénoncé ce qu'il a qualifié de "dictature de la violence", à travers laquelle "certains tentent d'étouffer la voix de la liberté d'expression", réaffirmant que la chaîne "continuera d'accomplir son rôle et maintiendra sa ligne éditoriale."
Selon le porte-parole officiel du ministère de l'Intérieur, Hichem Meddeb, des salafistes s'étaient dirigés vers deux établissements de la chaîne Nessma TV à Tunis, après avoir tenu une réunion à Bab Saâdoun, avec la participation d'environ 280 personnes, en vue de l'assaillir. Toutefois, les forces de sécurité les ont repoussés et les ont dispersés, précise la même source.
M. Karoui a, d'autre part, déclaré qu'après la diffusion du film d'animation, sa chaîne de télévision a été la cible d'"attaques intenses" et de "critiques virulentes", sur le réseau social Facebook, ajoutant que trois tentatives d'agression ont été menées, hier matin et ont ciblé les établissements de la chaîne à Montplaisir et à Mohamed-V.
Des dizaines de personnes suspectes ont ainsi été arrêtées et font l'objet actuellement d'investigations, annonce une source sécuritaire du district de Tunis.
Les agressions successives subies par les magistrats sont dues à une campagne de dénigrement virulente et orchestrée visant à affaiblir le pouvoir judiciaire, a relevé le Syndicat des magistrats tunisiens (SMT).
Continuant de mener son bal tambour battant, la police nationale vient d’épingler de nouveaux trophées à son tableau de chasse, en prenant pour cible toute habitation soupçonnée d’activités louches, c’est-à -dire celles de nature à brusquer la quiétude des voisins et à perturber l’ordre public.
Quatre-vingt et un suspects, dont 52 recherchés, ont été arrêtés samedi, à Nabeul, lors d'une large campagne de sécurité menée par une patrouille mixte (police et armée).
Les commerçants de l'artisanat de la médina de Tunis vont observer, lundi 17 octobre 2011, une grève pour exprimer leur mécontentement quant à la "situation catastrophique" de leurs commerces, a annoncé, dans un communiqué, le bureau exécutif de la Chambre régionale du syndicat des commerçants de l'artisanat de Tunis.
L'Association tunisienne des troubles d'apprentissage (Atda) vient d'être créée à l'initiative d'une équipe d'universitaires et d'inspecteurs pédagogiques.
Cinq personnes ont trouvé la mort dans un accident de la circulation survenu hier matin à proximité de la localité de Metbasta, dans la délégation de Kairouan Nord. Un camion portant une plaque d'immatriculation libyenne et une voiture de louage en provenance de Sousse transportant une famille originaire de la délégation de Sebikha sont entrés en collision.
L’Organisation non gouvernementale «Dignité, Développement et Démocratie» (DDD), établie à Bruxelles, envisage d’investir 355 millions de dinars ( 185 millions d’euros) en Tunisie dans la réalisation de projets socioéconomiques, a annoncé M. Abdeljalil Ben Soltana, président du bureau exécutif de l’ONG et homme d’affaires tunisien résidant en Belgique.
Par Foued ALLANI
La violente agression dont a fait l’objet la faculté des Lettres et des Sciences humaines de Sousse de la part d’un groupe d’individus armés, étrangers à l’institution visée, sur fond d’entêtement d’une étudiante à vouloir s’y inscrire alors qu’elle portait le «niqab» (le visage voilé) est à la fois inadmissible et inquiétante.
Et si la révolution tunisienne allait engendrer une rupture culturelle au sein même de la famille? Et quel effet aurait l’émancipation de la parole et l’exercice de la démocratie sur nos foyers? Professeur de psychologie sociale à l’Institut supérieur des sciences humaines de Tunis, Pr Chafik Ghorbal répond à nos questions.
Par Brahim OUESLATI
La campagne électorale pour les élections de l'Assemblée nationale constituante entame sa deuxième semaine qui s'annonce beaucoup plus animée avec une accélération du rythme et une multiplication des meetings, des rencontres et des visites sur le terrain de la part des listes partisanes ou indépendantes, notamment celles qui ne sont pas encore dans le vif du sujet.
Dans la foulée des actions menées dans le cadre de sa campagne électorale, le Mouvement Ennahdha, liste de l'Ariana, a organisé, hier soir, au Centre culturel et sportif d'El Menzah VI, un spectacle animé par un groupe de jeunes. On y a écouté des chants à référentiel religieux et autres qui ont fait danser un public hétérogène.
 Par Kamel ESSOUSSI
 Ouf, on y arrive presque ! Si tout se passe bien d’ici le 23 octobre, ce sera la délivrance pour une Tunisie excellemment prolifique et porteuse après neuf mois de gestation pénible, douloureuse, à grands risques.
 Par Abdellatif GHORBAL
 Depuis plusieurs mois maintenant, il n’est question que de l’élection de l’Assemblée constituante, le 23 octobre prochain.
 Par Najet SASSI
 Que ce soit dans le droit civil ou religieux, le droit à l'instruction est garanti et ne comporte aucune restriction.
 Par Selim KOUIDHI
 En Mésopotamie 2000 av J.C., les Babyloniens inventèrent une nouvelle façon de représenter les nombres, basée sur deux signes :
 Par Habib DLALA
 La révolution qui agite aujourd’hui le monde arabe sur le modèle tunisien évolue selon un large éventail de particularités locales. Partout la jeunesse, qui refuse des régimes autocratiques protégés par un tissu épais de relations d’intérêt locales et étrangères et que l’opposition n’a pas réussi à déranger, réclame, au nom de la volonté du peuple, la chute du gouvernement ou la réforme.
 Par Habib CHAGHAL
 A l’occasion du quarantième anniversaire de la tenue du 18e congrès de l’Uget, La Presse a publié sur plus de deux tiers de la septième page, le 23 août dernier sous le titre très évocateur «Le divorce université-classe politique dirigeante»
 Nous remercions M. Habib Chaghal pour avoir manifesté son intérêt à l’article indiqué et fait part de son témoignage à propos du fameux congrès de Korba, apportant ainsi sa propre version des faits et un éclairage utile et précieux sur l’événement.
 Par Mohamed Ridha BOUGUERRA
 Sans vouloir faire preuve d’un angélisme politique béat, ne boudons pas notre plaisir et réjouissons-nous comme il se doit de l’annonce en grande pompe ce vendredi 7 octobre de la désaffection définitive des sous-sols du ministère de l’Intérieur !
 Par Ridha SAHLI
 Moins de deux semaines nous séparent de la date fatidique que tout le monde attend depuis la révolution, après toutes les péripéties par lesquelles notre pays est passé.
 Par Mohedine BEJAOUI
 A la veille de notre Deuxième République, nous sommes appelés à  poser les bases d’une nouvelle Constitution qui garantirait une démocratie sereine et irréversible.
 Par Wafa KAMMOUN
 Le grand éducateur républicain "Charles Péguy" (1873-1914) qui a milité, mené un rude combat, et consacré une belle décennie de sa vie à défendre la cause et à faire le plaidoyer de l’école républicaine devant assurer la victoire de la démocratie, les objectifs et les idéaux de 1789, avait écrit une belle phrase qui résume bien les ambitions de l’école républicaine : "Le peuple qui a les meilleures écoles est le premier peuple, s’il ne l’est pas aujourd’hui, il le sera demain"…
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