
 • Les enfants commencent à rêver de l'Aïd bien avant le jour J. Et encore, cette année, il coïncide avec la rentrée scolaire
 La tradition veut que l’Aïd commence la veille (tout de même heureux de ne pas l’avoir passé les pieds dans l’eau après l’orage qui s’est abattu avant-hier sur la capitale). C’est une soirée spéciale qui se prolonge jusqu’à l’aube, à la maison, au café et pour faire tendance, dans les boîtes ou dans les salons de thé avec spectacle. Comme les grands, les enfants aiment eux aussi «Lilet El Aïd». C’est leur avant-première. C’est l’occasion d’allumer les premiers pétards et les feux d’artifice.
Ramadan est un mois attendu et apprécié par les grands, l’Aïd l’est encore plus par les enfants. Ils commencent à en rêver bien avant le jour J. Et encore, cette année, l’Aïd coïncide avec la rentrée scolaire. Une double occasion pour s’exciter à l’idée de porter les plus beaux vêtements, de ramasser des dizaines de dinars et de dicter leurs caprices. C’est la joie qui s’empare de tous. Quoique certains ne peuvent s’empêcher de regretter la fin du mois saint, hôte distingué de tous les foyers. Mais on est content d’abord pour les enfants et ensuite pour toute la famille qui va se retrouver pendant une journée pleine de convivialité. Et même si l'Aïd n’est plus à 100% familial, cette fête reste la plus amusante et la plus conviviale de toute l’année.
Comme des princes
L’Aïd El-Fitr a été célébré hier sous un ciel dégagé par un temps chaud et dans une ambiance bon enfant. L’éclaircie a fait la joie des chérubins qui se sont pressés de sortir pour prendre d’assaut les artères de la ville. Yacine, 8 ans, yeux pétillants, se dit «très content», lui qui craignait de passer «l’Aïd à la maison, la mort dans l’âme», après le temps maussade jeudi et les gouttes de pluie d'hier matin.
L’Aïd est la fête des enfants qui, visages rayonnants et paradant comme des princes en ce jour béni, donnent à cette journée une touche de gaieté, de bonheur et d’innocence. Ils en profitent pour se défouler car c’est l’occasion la plus précieuse de l'année. Chouchoutés, cajolés, ils portent du neuf de la tête aux pieds. Ils sont bien «outillés» à la faveur de la «mahba», un argent de poche relativement considérable en comparaison avec ce qu’ils recevaient d’ordinaire durant l’année. Ces pactoles qui se comptent pour certains par dizaines de dinars sont un cadeau qu’ils apprécient énormément car il permet de satisfaire plusieurs envies.Â
Dès 10 heures, la ville s’anime. Parents et enfants entament les visites rituelles auprès de leurs proches, portant des boîtes de gâteaux faits maison, comme le veut la tradition. A 12 heures, les places publiques sont investies par les enfants, pour s’adonner à divers jeux et distractions comme le stand de tir ou les balançoires, derniers vestiges d’une époque révolue. Les enfants parcourent les rues dans une belle confusion. Les inévitables marchands de jouets ne chôment pas et des enfants n’arrêtent pas leurs allées et venues pour choisir des jouets. Dans une rue fréquentée, un studio photo a mis le paquet pour appâter les enfants qui se font prendre en photo sur un cheval (un vrai) et une voiture électrique pour immortaliser l'instant. Mais la grande attraction reste Dahdah, qui accueille une foule immense en ces jours de congé. Il faut voir les nombreux bus d'excursion venus de plusieurs villes de l'intérieur.
L’Aïd juste pour ramasser une bonne «mahba»…
L’Aïd est appréhendé selon les humeurs et les tempéraments. Certains le font de bon cœur, d’autres y adhèrent par conformisme. Entre les deux camps, il y a ceux qui refusent d’être de la partie. Naoufel, 19 ans, élève, se rend avec ses parents et ses frères à Monastir, sa ville natale, pour rendre visite à ses grands- parents. «L’Aïd, ce sont les retrouvailles familiales. Il faut dire qu’on se réunit rarement tous ensemble. Comme l’Aïd tombe un week-end, nous y restons», dit-il. Khaled, 20 ans, élève, est catégoriquement contre les visites le jour de l’Aïd. Il les trouve «ennuyeuses». Il préfère sortir avec les amis. «L’Aïd, c’est pour se reposer après un long mois de jeûne et de manque de sommeil. Or mes parents m’en voudraient si jamais je refuse de les accompagner. J’y vais à contrecœur. C’est sans intérêt car je vois la majorité des proches durant les soirées ramadanesques. L’Aïd est une corvée parce que je dois me lever tôt, supporter les interminables questions et surtout porter des habits neufs pour ressembler à un garçon modèle», martelle-il- Samir, 13 ans, aime l’Aïd juste pour ramasser une «mahba» consistante… Ce dont il a horreur, ce sont les visites. «Après un mois de jeûne, j’aime me reposer et surtout dormir. Or les visites commencent très tôt. La porte n’arrête pas de sonner dès huit heures et je suis obligé d’être debout en tenue pour recevoir les visiteurs. Franchement, c’est lassant, et puis tout le monde pose la même question. Je me retrouve finalement en train de répéter les mêmes réponses pendant toute la journée. Je veux seulement rendre visite à  mes grands-parents, parce que je me sens à l’aise chez eux, ensuite je veux sortir avec les copains. On n’est pas obligé de faire des visites le jour de l’Aïd».
Certaines familles s’imposent un planning pour tous. Enthousiastes à l’idée de réserver cette journée tout entière à la famille, Naïla, 15 ans, trouve l’Aïd El Fitr très important car c’est l’occasion pour des rencontres familiales et des échanges de visites. «Je crois que c’est la moindre des choses. Le rythme de la vie quotidienne ne nous permet pas de voir régulièrement tous nos proches. C’est donc une occasion en or pour leur rendre visite». Tout comme Naïla, Hamza, un jeune élève de 18 ans, considère cette habitude d’échanger les visites comme indispensable. « Voir mes proches me fait énormément plaisir». Idem pour Sami, 20 ans, qui se consacre entièrement aux visites familiales le jour de l’Aïd. «J’accompagne mon père pour saluer aussi bien les membres de ma famille paternelle et maternelle». Ce devoir honoré, la plupart se libèrent le lendemain, pour se rendre en banlieue ou à Hammamet.
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Comme à chaque fête, les vÅ“ux par SMS font fureur la veille et le jour de l’Aïd. A telle enseigne que les réseaux s’en trouvent saturés et les messages bloqués. Les vÅ“ux ne se ressemblent pas et d’année en année, ils sont de tous styles. Outre les vÅ“ux classiques genre «Aïd Mabrouk et Snin Dayma», certains textes sont d’une certaine originalité. Quelques exemples vus sur des écrans : «c’est un SMS automatique, il choisit tout seul les plus adorables pour leur souhaiter Aïd Mabrouk» ou «les chers sont comme les étoiles, on ne peut les voir tout le temps, mais on sait qu'ils sont toujours là au fond du cÅ“ur» .  Â
En tous cas les SMS ont créé une nouvelle dynamique sociale et des rentrées substantielles pour les opérateurs concernés. Pour beaucoup, il peut s’agir d’une aubaine pour réduire les déplacements, compliqués le jour de l’Aïd, malgré les efforts des sociétés de transport pour assurer de bonnes conditions de mobilité à leurs clients.
• Faire baisser le coût des services logistiques en Tunisie à 15%
• Le secteur du transport offre plus de 120.000 postes d’emplois directs et assure 97% du commerce extérieur de la Tunisie
La Presse — Le secteur du transport en Tunisie est l’un des secteurs les plus vitaux, premièrement du point de vue employabilité puisqu’il offre plus de 120.000 postes d’emplois directs, et il assure 97% du commerce extérieur de la Tunisie, notamment par voie maritime, facteurs qui l’ont placé dans la dynamique nationale.
L’Aïd El Fitr, cette fête enracinée et bien ancrée dans nos traditions, est toujours célébrée avec beaucoup d’éclat.
Dans toutes les délégations du gouvernorat de Kairouan, elle revêt une grande importance pour sa dimension religieuse, sociale et civilisationnelle.
Comme chaque année, au premier jour de l’Aïd El Fitr (1er Chaoual), les habitants de la ville de Nabeul se sont réveillés sur les voix des fidèles dans les mosquées, véhiculées par les haut-parleurs, entonnant le refrain «Allah Akbar!» (Dieu est grand !). Pour beaucoup, la journée commence par un petit déjeuner en famille et un passage à la mosquée pour la prière de l’Aïd.
Après un mois de piété et de ferveur, au demeurant chargé de solidarité et d’entraide, les Keffois ont célébré, à l’instar des autres régions, la fête de l’Aïd Esseghir, qui marque la fin de tout un mois de jeûne et de profonde communion.
La Presse — C’est dans la joie, voire l’allégresse générale que Sfax et sa banlieue ont célébré l’avènement de l’Aïd Esseghir, comme c’est d’ailleurs le cas dans le reste du pays.
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu, à l’occasion de l’Aïd El Fitr, des messages de vœux des dirigeants des pays islamiques frères.
Les auteurs de ces messages expriment au Président de la République leurs sentiments de fraternité, implorant Dieu le Tout-Puissant de lui faire revivre, ainsi qu’au peuple tunisien, cette fête sacrée, dans le bonheur, le bien-être et la prospérité.
Dans le cadre de la concrétisation du programme présidentiel pour la période 2009-2014, et dans le souci de consacrer les droits de l'Homme et de conforter la place de la femme à travers la promotion de l'égalité entre les genres, le Conseil des ministres, tenu mercredi 8 septembre, sous la présidence du Chef de l'Etat, a examiné un projet de loi relatif à l'amendement de certaines dispositions du Code de la nationalité tunisienne, dans le sens de la réalisation de l'égalité entre les conjoints en matière d'octroi de leur nationalité à leurs descendants.
Le Conseil des ministres a examiné, mercredi 8 septembre, sous la présidence du Président Zine El Abidine Ben Ali, un projet de loi visant à faciliter aux Tunisiens résidant à l’étranger le recours devant les tribunaux tunisiens pour régler leurs litiges familiaux.
Le projet s’inscrit dans le cadre du 2e volet du programme du Président Ben Ali (2009/2014) relatif à la promotion constante des droits de l’Homme et des valeurs de solidarité.
Le Centre national de traduction vient de lancer son site web interactif en six langues: arabe, français, anglais, allemand, espagnol et italien.
Ce site met en ligne toutes les publications du centre et présente au visiteur des liens de contact lui permettant de s'informer des activités du Centre.
Par Jawhar CHATTY
Quelle commune mesure y a-t-il entre l’automne des poètes et celui des conjoncturistes ?
Par Mustapha ATTIA
Quand les feuilles des arbres commencent à jaunir et puis à tomber, annonçant l'arrivée imminente de l'automne, chargé de ses symboles et de son raz de sens, quand le temps se dandine sur les cadences de la quasi-hibernation de la nature, les esprits se couvrent du reliquat de la chaleur d'été qui s'en va, en prévision d'un hiver qui s'annonce.
Par Foued ALLANI
Voilà que ces petites taches brunes commencent à se bousculer sur le dos de la main, sur le visage, sur les épaules… On les appelle «les fleurs du cimetière» et elles annoncent le début de la fin…
Par Tahar EL ALMI (Dr en économie)
Globalement, au niveau de l’activité économique mondiale, la rentrée économique et sociale est pour le moins houleuse. La morosité revient après l’euphorie printanière et le farniente estival. Cela a toujours été ainsi
Par M’hamed JAIBI
Saison des labours et des semailles, l’automne est également le temps des grandes résolutions, des pages blanches qu’on entame et des pluies qui hydratent et fécondent.
Par Raouf SEDDIK
L’automne, saison des semailles, donc de la vie naissante, mais aussi saison de la proximité de la mort…
Par Wassim JDAY (universitaire)
Entre température et tempérament il y a toujours un rapport de base. C’est là où semble résider le secret de notre existence faisant de nous des êtres vulnérables aux vicissitudes de l’environnement qui nous entoure.
Par Aymen HACEN
Étymologie : les origines d’un mot à double sens
Par Azouz Ben Temessek, assistant en Droit public, faculté de Droit de Sousse
La crise économique et financière qu’a connue le monde à partir de l’automne 2008 consiste en la superposition de trois crises liées dans leur nature, mais distinctes dans leurs temporalités et leurs caractéristiques : une crise de liquidité, une crise financière et une crise de modèle de capitalisme.
Par Salem TRABELSI
Tous les automnes du monde sont agréables à vivre sauf l’automne de la vie.
Par Pr Mohamed Frioui (Faculté des Sciences économiques de Tunis)
Faire le bilan de la crise qui a secoué le monde dernièrement semble trop précipité car certains dégâts n’ont pas encore été observés. Pourtant, les leçons à tirer de cette secousse ne tarissent pas et ceux qui croyaient dur comme fer au système reposant sur les instruments traditionnels de la politique économique sont désavoués face à leur impuissance à maîtriser ce qui semblait maîtrisable. Les défis et les enjeux actuels imposent le changement. C’est, d’ailleurs, tout l’intérêt de cet entretien qui offre quelques réflexions sur l’avenir du monde et les perspectives de l’économie mondiale.
Par Ilia TAKTAK KALLEL, Enseignante-chercheure à l’ESC Tunis (Université de La Manouba)
Il y a l’automne de la reprise des individus et des institutions, synonyme de dynamisme et de retour en force après un répit réparateur, de renouvellement, de continuité des activités et de ressourcement en inspiration après un repos oisif, festif et/ou méditatif. Il en est ainsi des jeunes qui reprennent le chemin de l’école, des employés qui reprennent le cours «normal» de leurs activités après le minimalisme des «séances uniques», de la reprise des activités judiciaires, politiques, économiques, sociales et autres, avec un élan et un optimisme renouvelés et plein de bonnes résolutions d’un «mieux-faire».
Par Pr Jamel TRABELSI (Université Louis Pasteur — Strasbourg)
Il y a plus de deux ans, le monde a connu la pire récession économique depuis la crise de 1929. Les différents gouvernements ont multiplié les politiques de sortie de crise ; elles étaient plus ou moins efficaces. 
Par Sonia KADHI (Universitaire)
Au moment où les effets des mesures de relance s’estompent, l’économie mondiale fait face à un fort  ralentissement. Les indicateurs conjoncturels les plus récents – les commandes à l'industrie, ventes de logements, demandes d'allocations chômage, confiance des ménages —, laissent entrevoir des incertitudes et des risques, faisant craindre une rechute de la première économie mondiale qui emporterait dans son sillage l'Europe et les autres pays développés.
Par Khaled TEBOURBI
Septembre est quasiment «saison morte» pour les spectacles en Tunisie. A peine sortis du tumulte estival, les théâtres plongent dans le silence, les muses sommeillent, même les artistes, hier luxuriants, pleins de panache, rentrent dans les rangs, gent commune comme vous et moi, qui perdent, en si peu de temps, leur auréole ou stupéfient.
Plus régulier encore que le retour des hirondelles, l’avènement de l’automne révèle doucement la circularité du temps et des saisons. Autrefois, répétait-on, les saisons sont comme elles sont, toujours là .
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