BELGRADE (AFP) — Le vote par l'Assemblée générale de l'ONU d'une résolution appelant au "dialogue" entre Belgrade et Pristina constitue une percée en vue d'une solution au problème du Kosovo, la première sensible depuis l'indépendance kosovare, mais le processus reste fragile et sera long.
"C'est un premier pas dans la bonne direction", commente une source diplomatique.
Dans cette résolution commune à la Serbie et l'Union européenne, Belgrade et Pristina sont invités par ce "dialogue" à "promouvoir la coopération, enregistrer des progrès vers l'Union européenne et améliorer la vie des gens".
Le document se félicite en outre de la "disponibilité de l'Union européenne à faciliter" ce dialogue entre la Serbie et le Kosovo.
Pour la première fois depuis la proclamation d'indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, Belgrade se déclare prêt à discuter avec Pristina sans évoquer la question du statut du Kosovo.
La Serbie a renoncé à une formulation contenue dans un projet de résolution antérieur qui ouvrait la voie à de telles discussions sur la proclamation d'indépendance. Ce point avait suscité la colère de la plupart des pays européens, et de Pristina, pour lesquels l'indépendance du Kosovo est une question réglée.
Les responsables serbes ont toutefois souligné que cette résolution ne signifiait aucunement que Belgrade reconnaisse l'indépendance du Kosovo.
A Pristina, les autorités se sont réjouies du vote de New York, mais avec circonspection.
"La bataille est gagnée", a déclaré le ministre kosovar des Affaires étrangères, Skender Hyseni, à la chaîne de télévision publique RTK.
Le ministre s'est félicité que le document entérine l'opinion de la Cour internationale de justice (CIJ) du 22 juillet, stipulant que la proclamation d'indépendance du Kosovo ne violait pas le droit international.
M. Hyseni a également salué le "début d'un processus de coopération avec la Serbie", prenant soin toutefois d'ajouter que les négociations à venir "ne porteraient que sur la coopération dans les domaines d'intérêts réciproques. Il n'y aura jamais de discussions sur le statut, la partition ou l'ordre intérieur du Kosovo".
"Le Kosovo quitte le cadre des Nations unies (auquel se référait les Serbes depuis 1999, date du retrait de leurs forces du Kosovo) et trouve ce qui est sa place, l'Europe et l'Union européenne", a poursuivi M. Hyseni, pour souligner le rôle à venir des Européens.
Le ministre a espéré que le vote à l'ONU allait susciter de nouvelles reconnaissances nombreuses du Kosovo.
S'exprimant sur la station radio B92, le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, aux positions toujours tranchées à l'encontre de Pristina, a néanmoins insisté à nouveau sur le rôle de l'ONU. "La solution à toute question en suspens (au sujet du Kosovo) ne peut être légitime, qu'après avoir été confirmée par le Conseil de sécurité".
L'esclandre provoqué devant l'Assemblée générale par M. Jeremic sur la présence dans la salle d'officiels kosovars, avant le vote de la résolution, augure des difficultés qu'il y aura sans doute à engager le processus de "dialogue".
Selon le quodidien serbe Danas, citant des sources proches de la présidence, le président Boris Tadic réfléchirait à la possibilité de se séparer de M. Jeremic.
Les sujets à aborder entre Belgrade et Pristina ne manquent pas. Il y a les questions techniques (transports, télécommunications, énergie, personnes disparues), mais aussi des thèmes beaucoup plus sensibles, comme le statut des monastères serbes du Kosovo ou encore celui du Nord du Kosovo, où les Serbes sont majoritaires.
Boris Tadic "tentera d'obtenir au cours des pourparlers le plus possible pour les Serbes du Kosovo, en particulier dans le Nord. Cela pourrait être à nouveau une source de déstabilisation, car cela signifie que Belgrade continuera d'encourager les Serbes du Kosovo à continuer de s'opposer à l'indépendance", estime l'analyste kosovar Belul Beqaj.
WASHINGTON (AFP) — Le Président américain Barack Obama a marqué hier toute sa détermination à faire réussir le processus de paix plein d'incertitudes entre Palestiniens et Israéliens, appelant ces derniers à prolonger le gel de la colonisation.
TOKYO (AFP) — Plus de 230.000 personnes référencées dans l'état civil japonais comme théoriquement centenaires sont introuvables, dont près d'un millier auraient plus de 150 ans, selon une enquête publiée vendredi.
• 6 décès confirmés et des dizaines de maisons détruites
SAN FRANCISCO (AFP) — La Californie s’est réveillée hier dans la crainte de voir s'alourdir le bilan humain d'un gigantesque incendie à San Bruno, au sud de San Francisco, après qu'une explosion due au gaz eut endommagé ou soufflé près de 200 maisons la veille.
MADRID (AFP) — Le gouvernement espagnol a annoncé hier avoir décidé «d'élever au rang de mission diplomatique» la représentation palestinienne à Madrid, «dans la perspective de la création et de la reconnaissance d'un Etat palestinien».
WASHINGTON (AFP) — Les Israéliens et les Palestiniens «ont dépassé les attentes» que suscitait la reprise de leur dialogue de paix la semaine dernière, s'est félicité vendredi le Président américain Barack Obama, affirmant que le risque de la négociation «vaut la peine d'être pris».
ABIDJAN (AFP) — Après l'adoption d'une liste électorale objet de tensions depuis des mois, la Côte d'Ivoire fait un grand pas vers la présidentielle, prévue le 31 octobre après des reports en série depuis 2005, même si de lourdes tâches restent à accomplir.
Signé jeudi par le Président Laurent Gbagbo, un décret autorise la délivrance de cartes d'identité et d'électeur aux 5.725.720 Ivoiriens inscrits sur la liste validée par la Commission électorale indépendante (CEI).
MOGADISCIO (AFP) — Mosquées peu fréquentées, rues désertées, la capitale somalienne vivait hier la fête de l'Aïd El-Fitr dans la crainte de nouvelles attaques des insurgés islamistes radicaux shebab.
• La colère reste vive dans le monde musulman   Â
GAINESVILLE (Etats-Unis) (AFP) — Le pasteur américain Terry Jones, qui avait menacé de brûler des exemplaires du Coran le 11 septembre, a redit hier qu'il avait "l'intention de ne pas le faire", après avoir semblé hésiter la veille, mais la colère restait vive dans le monde musulman.
WASHINGTON (AFP) — La menace d'un obscur pasteur américain de brûler un exemplaire du Coran a déclenché un débat d'introspection dans les médias américains à propos de la couverture qu'ils ont consacrée à cette provocation.
Avant que le pasteur Terry Jones suspende jeudi son projet, la chaîne d'information Fox News avait annoncé qu'elle ne couvrirait pas la destruction du Livre Saint de l'Islam.
 IAROSLAVL, Russie (Reuters) — Dmitri Medvedev a promis de sévères représailles aux extrémistes du Nord-Caucase au lendemain d'un attentat-suicide qui a fait 18 morts et une centaine de blessés en Ossétie du Nord.
"On ne doit pas faire de manières avec les bandits : ils doivent être éliminés", a affirmé le président russe, s'adressant à des commentateurs politiques réunis dans la ville de Iaroslavl.
 ATHENES (AFP) — Un automne chaud attend le gouvernement socialiste grec de Georges Papandréou, qui doit faire face ce week-end à Salonique à de nouvelles manifestations provoquées par une politique de rigueur draconienne contre la crise sans précédent de son pays.
WASHINGTON (AFP) — L'administration américaine pousse les dirigeants politiques irakiens à passer un compromis de partage du pouvoir et à composer enfin un gouvernement, six mois après les élections, a affirmé hier le New York Times en citant des "responsables américains" anonymes.
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