Par Aymen HACEN
Étymologie : les origines d’un mot à double sens
Du latin autumnus ou auctumnus, le mot automne vient d’augeo, qui veut dire augmenter, et il a par conséquent la même racine que auctor, auteur. Autumnus signifie donc la saison qui est augmentée, enrichie, par le gain qui est le temps de la récolte. Automne et auteur, même racine ! Rien n’est moins étonnant, l’automne, pour nous, habitants des régions tempérées (les régions tropicales et équatoriales l’ignorant totalement puisque deux saisons, l’une sèche et l’autre humide, se partagent l’année) étant une réelle transition entre l’été et l’hiver ; c’est surtout le moment de toutes les maturités : des dernières récoltes aux vendanges, ce qui étaye cette sage note de Joseph Joubert, le meilleur ami de Chateaubriand, qui écrit dans ses Carnets : «J’ai parcouru la terre et je n’ai rien trouvé de meilleur que le blé et le vin pour la nourriture de l’homme.»
Mais, de l’idée de «récolte», appuyée par le rapprochement avec «augere», on est passé à celle de «déclin», avec les sens figurés qui tirent leur origine de manifestations on ne peut plus physiques dont les changements de lumière, la montée des brouillards, les pluies, la chute des feuilles, lesquelles manifestations sont associées à la mélancolie comme l’exprime Chateaubriand dans Mémoires d’outre-tombe : «Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne : ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées.»
Oui, une bonne part des thèmes, voire de l’imaginaire lié à l’automne sont exprimés dans le petit extrait précédent. Thèmes et imaginaire longuement développés par les Romantiques français, bien que ces derniers aient été devancés par leurs voisins allemands et britanniques. Friedrich Hölderlin (1770-1843) a développé le double sens de l’étymologie du mot « automne » : voyance créatrice et moisson poétique en regard ou bien en présence de l’implacable mort.
Automne
Ces légendes (qui s’éloignent de notre terre)
De l’Esprit qui fut et qui s’en revient,
Elles se tournent vers les hommes, et le temps
Si vite consumé nous apprend maintes choses.
La Nature garde en mémoire les images
Du passé mort, et quand pâlissent les journées
D’arrirère-été, l’automne alors descend sur terre
Et l’esprit des Voyants hante à nouveau le ciel.
En peu de temps beaucoup de choses ont pris fin.
Le paysan qu’on aperçoit à la charrue
Vers sa joyeuse fin voit se pencher l’année‑;
Le jour humain s’achève en de telles images.
L’orbe des terres et ses roches en décor
N’est pas comme la nue, au soir, qui va s’éteindre :
Le voici qui paraît dans l’éclat d’un jour d’or,
Et la perfection règne sans une plainte.
(Traduction de Gustave Roud)
Le poète anglais John Keats (1795-1821) a réussi quant à lui, dans un célèbre poème, «Ode à l’automne» qui a sûrement inspiré ses prédécesseurs français et américains, entre autres Baudelaire et Poe, à donner à l’automne la valeur moderne que nous lui savons, du moins en Occident, celle de la rêverie romantique dans toute sa grandeur qui, pourtant, se fonde sur le déclin :
Saison de brumes et de fruits emplis de tendresse,
si proche amie du soleil mature;
et complotant avec lui à alourdir et bénir
de fruits les vignes qui courent autour des toits de chaumes;
à faire ployer sous les pommes les arbres moussus des chaumières;
et emplir jusqu’au cœur tous les fruits de leur mûrissement;
Et faire se gonfler les courges, et arrondir les coques des noisettes
avec un doux noyau; Ã faire bourgeonner tant et plus,
Et toujours plus, pour que viennent des fleurs tardives pour les abeilles,
Jusqu’à ce qu’elles pensent que jamais ne s’arrêtent les jours chauds,
Car l’été a rempli à ras bord leurs moites alvéoles.
(Traduction d’Alain Suied)
Cet imaginaire romantique, ainsi véhiculé par deux de ses plus grands représentants européens, s’est vite transformé en leitmotiv universel. Contamination ou inspiration oblige, l’automne a incontestablement pris une tournure autre, celle qui dicte à des poètes et écrivains des tropiques et de l’équateur des métaphores nées dans d’autres latitudes. Comme dans le poème qui suit, l’un des chantres de la négritude, Léopold Sédar Senghor, qui pourtant a déclaré : «J’écris d’abord pour mon peuple. Et celui-ci sait qu’une kôra n’est pas une harpe non plus qu’un balafong un piano. Au reste, c’est en touchant les Africains de langue française que nous toucherons mieux les Français et, par-delà mers et frontières, les autres hommes», use d’une image insolite, celle de «l’odeur d’automne», faisant pour ainsi dire d’une pierre deux coups. Si, d’une part, le poète reprend à son compte la métaphore de l’automne en l’inscrivant comme beaucoup de ses prédécesseurs dans un cadre où les sens (en l’occurrence l’odorat) se «régénèrent» à l’occasion des moissons et des parfums de fruits propres à cette saison, il insuffle d’autre part un nouveau souffle à cette métaphore en l’inscrivant dans un cadre neuf et par là même novateur, celui d’une saison imaginaire, inexistante même, ce qui en renforce la valeur poétique.
Régénération
Sous le pagne lisse du ciel d’été,
Le soleil a saccagé
Le velours vert des jours d’enfance.
Et les grêles, les orages
Ont déchaîné la fureur de leurs bandes barbares,
Dans la plaine où soupire le silence
Affaissé, les cigales tout ivres de sang
Trompètent mes défaites,
Qu’ils dorment les morts d’hier !
Dans tes yeux de fraîcheur et d’aube,
Parfumés de l’odeur d’automne,
A reverdi mon idéal régénéré,
Je veux, sous les étendards de tes cils, bercé
Par la flûte matinale des pelouses tendres,
Dormir en attendant quel grand réveil sanglant‑!
(Poèmes perdus)
Célébrations automnales
Ce qui en revanche nous semble étonnant, c’est que l’adjectif « automnal » est, dans le génie de la langue française, imprégné métaphoriquement d’une charge, disons, négative. «Qui évoque l’automne, la mélancolie de cette saison» est pour le commun des mortels forcément négatif, pour ne pas dire maladif. Comme si en fin de compte le côté artistique propre à la mélancolie était dans ce cas tu ou ignoré. Comme si l’automne ne signifiait plus que déclin, décadence, mort. Ne parle-t-on pas de «l’automne de la vie» et de «l’automne de l’amour » comme de vraies catastrophes ? Et la littérature en général et la poésie en particulier d’accentuer cette méprise à l’égard de l’automne. Maints poèmes y contribuent, et nous pouvons citer, entre autres, « L’Automne» d’Alphonse de Lamartine (1790-1869), «Chanson d’automne» de Victor Hugo (1802-1885), « Ce que disent les hirondelles : chanson d’automne» de Théophile Gauthier (1811-1872), «Chanson d’automne» de Paul Verlaine (1844-1896), «Feuilles d’automne» de Jean Moréas (1856-1910), «Automne malade » de Guillaume Apollinaire (1880-1918). Lisons à titre d’exemple Moréas, le moins connu des poètes énumérés‑:
Feuilles d’automne
Va-t-on songer à l’automne
A l’aquilon détesté
Quand la lumière environne
La vie et le fier été !
De l’arbre au profond feuillage
Des parterres du jardin
La brise tire un langage
D’allégresse et de dédain.
Vous qui passez sur la route
Saouls de la sève des bois,
Chantez ! Riez ! Moi j’écoute
En secret une autre voix :
Qui soupire de la sorte ?
O mon âme, n’est-ce pas
Une branche déjà morte
Qui vient de parler tout bas.
L’automne, tel qu’il est évoqué dans ce qui précède, ainsi que dans tous les poèmes énumérés, semble aller de pair avec le lyrisme. Certes il s’agit d’un lyrisme qui, par l’élan poétique, chante et célèbre la vie, mais il n’en demeure pas moins un lyrisme de l’épanchement, de la plainte, des larmes et des pleurs, ce qui en fait un lyrisme élégiaque. Comme dans « Chant d’automne » de Charles Baudelaire (1821-1867), où la métaphore de l’automne annonce le zénith du romantisme et les prémices du symbolisme :
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon cœur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.
J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
II me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C’était hier l’été ; voici l’automne‑!
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
ans entrer dans les détails, nous pouvons aisément lire dans la première strophe l’omniprésence de la mort annoncée par les substantifs «ténèbres», «adieu», «chocs» et les adjectifs «froides», «courts» et «funèbres». La mort ici a nom hiver, mais l’hiver est annoncé par l’automne qui, lui aussi, est menaçant dans la mesure où il contient un vague souvenir de l’été et annonce non sans appréhension l’hiver. C’est ce double caractère de l’automne, celui de successeur au bonheur estival et d’annonciateur du malheur hivernal, qui le dessert doublement. De même, Baudelaire parle de «choc monotone». Cette métaphore, qui prolonge celle de la troisième strophe, c’est-à -dire «les coups du bélier», révèle aussi la monotonie de l’automne. Ainsi, au lieu de louer cette longueur propice à l’écriture, le poète s’en plaint, peut-être parce qu’elle a lieu en présence de la mort incarnée par le «cercueil». «Chant d’automne» préfigure un sonnet de Jules Laforgue (1860-1887), «Les après-midi d’automne» :
Oh ! les après-midi solitaires d’automne ! 
II neige à tout jamais. On tousse. On n’a personne. 
Un piano voisin joue un air monotone ; 
Et, songeant au passé béni, triste, on tisonne.
Comme la vie est triste ! Et triste aussi mon sort. 
Seul, sans amour, sans gloire ! et la peur de la mort ! 
Et la peur de la vie, aussi ! Suis-je assez fort‑? 
Je voudrais être enfant, avoir ma mère encor.
Oui, celle dont on est le pauvre aimé, l’idole, 
Celle qui, toujours prête, ici-bas nous console‑!... 
Maman ! Maman ! Oh ! comme à présent, loin de tous,
Je mettrais follement mon front dans ses genoux, 
Et je resterais là , sans dire une parole, 
À pleurer jusqu’au soir, tant ce serait trop doux.
À première vue, ce poème est à bien des égards baudelairien, néanmoins l’emphase d’un côté et l’accumulation des déconstructions syntaxiques de l’autre, justifient une lecture au second degré, une lecture permettant de distinguer l’ironie latente de Jules Laforgue qui, à l’instar des poètes décadents, use de cette technique troublante.
Quoi qu’il en soit, « Les après-midi d’automne » est une prestigieuse synthèse des thèmes et des métaphores automnaux. Ironique ou non, ce poème est, comme tous les autres portant sur l’automne, une pièce de plus permettant de constituer le puzzle d’une saison que le nom, les attributs et attributions assimilent à une légende en mouvement. Une légende qui ne cesse de grandir d’une année à l’autre.
• Faire baisser le coût des services logistiques en Tunisie à 15%
• Le secteur du transport offre plus de 120.000 postes d’emplois directs et assure 97% du commerce extérieur de la Tunisie
La Presse — Le secteur du transport en Tunisie est l’un des secteurs les plus vitaux, premièrement du point de vue employabilité puisqu’il offre plus de 120.000 postes d’emplois directs, et il assure 97% du commerce extérieur de la Tunisie, notamment par voie maritime, facteurs qui l’ont placé dans la dynamique nationale.
• Les enfants commencent à rêver de l'Aïd bien avant le jour J. Et encore, cette année, il coïncide avec la rentrée scolaire
L’Aïd El Fitr, cette fête enracinée et bien ancrée dans nos traditions, est toujours célébrée avec beaucoup d’éclat.
Dans toutes les délégations du gouvernorat de Kairouan, elle revêt une grande importance pour sa dimension religieuse, sociale et civilisationnelle.
Comme chaque année, au premier jour de l’Aïd El Fitr (1er Chaoual), les habitants de la ville de Nabeul se sont réveillés sur les voix des fidèles dans les mosquées, véhiculées par les haut-parleurs, entonnant le refrain «Allah Akbar!» (Dieu est grand !). Pour beaucoup, la journée commence par un petit déjeuner en famille et un passage à la mosquée pour la prière de l’Aïd.
Après un mois de piété et de ferveur, au demeurant chargé de solidarité et d’entraide, les Keffois ont célébré, à l’instar des autres régions, la fête de l’Aïd Esseghir, qui marque la fin de tout un mois de jeûne et de profonde communion.
La Presse — C’est dans la joie, voire l’allégresse générale que Sfax et sa banlieue ont célébré l’avènement de l’Aïd Esseghir, comme c’est d’ailleurs le cas dans le reste du pays.
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu, à l’occasion de l’Aïd El Fitr, des messages de vœux des dirigeants des pays islamiques frères.
Les auteurs de ces messages expriment au Président de la République leurs sentiments de fraternité, implorant Dieu le Tout-Puissant de lui faire revivre, ainsi qu’au peuple tunisien, cette fête sacrée, dans le bonheur, le bien-être et la prospérité.
Dans le cadre de la concrétisation du programme présidentiel pour la période 2009-2014, et dans le souci de consacrer les droits de l'Homme et de conforter la place de la femme à travers la promotion de l'égalité entre les genres, le Conseil des ministres, tenu mercredi 8 septembre, sous la présidence du Chef de l'Etat, a examiné un projet de loi relatif à l'amendement de certaines dispositions du Code de la nationalité tunisienne, dans le sens de la réalisation de l'égalité entre les conjoints en matière d'octroi de leur nationalité à leurs descendants.
Le Conseil des ministres a examiné, mercredi 8 septembre, sous la présidence du Président Zine El Abidine Ben Ali, un projet de loi visant à faciliter aux Tunisiens résidant à l’étranger le recours devant les tribunaux tunisiens pour régler leurs litiges familiaux.
Le projet s’inscrit dans le cadre du 2e volet du programme du Président Ben Ali (2009/2014) relatif à la promotion constante des droits de l’Homme et des valeurs de solidarité.
Le Centre national de traduction vient de lancer son site web interactif en six langues: arabe, français, anglais, allemand, espagnol et italien.
Ce site met en ligne toutes les publications du centre et présente au visiteur des liens de contact lui permettant de s'informer des activités du Centre.
Par Jawhar CHATTY
Quelle commune mesure y a-t-il entre l’automne des poètes et celui des conjoncturistes ?
Par Mustapha ATTIA
Quand les feuilles des arbres commencent à jaunir et puis à tomber, annonçant l'arrivée imminente de l'automne, chargé de ses symboles et de son raz de sens, quand le temps se dandine sur les cadences de la quasi-hibernation de la nature, les esprits se couvrent du reliquat de la chaleur d'été qui s'en va, en prévision d'un hiver qui s'annonce.
Par Foued ALLANI
Voilà que ces petites taches brunes commencent à se bousculer sur le dos de la main, sur le visage, sur les épaules… On les appelle «les fleurs du cimetière» et elles annoncent le début de la fin…
Par Tahar EL ALMI (Dr en économie)
Globalement, au niveau de l’activité économique mondiale, la rentrée économique et sociale est pour le moins houleuse. La morosité revient après l’euphorie printanière et le farniente estival. Cela a toujours été ainsi
Par M’hamed JAIBI
Saison des labours et des semailles, l’automne est également le temps des grandes résolutions, des pages blanches qu’on entame et des pluies qui hydratent et fécondent.
Par Raouf SEDDIK
L’automne, saison des semailles, donc de la vie naissante, mais aussi saison de la proximité de la mort…
Par Wassim JDAY (universitaire)
Entre température et tempérament il y a toujours un rapport de base. C’est là où semble résider le secret de notre existence faisant de nous des êtres vulnérables aux vicissitudes de l’environnement qui nous entoure.
Par Azouz Ben Temessek, assistant en Droit public, faculté de Droit de Sousse
La crise économique et financière qu’a connue le monde à partir de l’automne 2008 consiste en la superposition de trois crises liées dans leur nature, mais distinctes dans leurs temporalités et leurs caractéristiques : une crise de liquidité, une crise financière et une crise de modèle de capitalisme.
Par Salem TRABELSI
Tous les automnes du monde sont agréables à vivre sauf l’automne de la vie.
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Faire le bilan de la crise qui a secoué le monde dernièrement semble trop précipité car certains dégâts n’ont pas encore été observés. Pourtant, les leçons à tirer de cette secousse ne tarissent pas et ceux qui croyaient dur comme fer au système reposant sur les instruments traditionnels de la politique économique sont désavoués face à leur impuissance à maîtriser ce qui semblait maîtrisable. Les défis et les enjeux actuels imposent le changement. C’est, d’ailleurs, tout l’intérêt de cet entretien qui offre quelques réflexions sur l’avenir du monde et les perspectives de l’économie mondiale.
Par Ilia TAKTAK KALLEL, Enseignante-chercheure à l’ESC Tunis (Université de La Manouba)
Il y a l’automne de la reprise des individus et des institutions, synonyme de dynamisme et de retour en force après un répit réparateur, de renouvellement, de continuité des activités et de ressourcement en inspiration après un repos oisif, festif et/ou méditatif. Il en est ainsi des jeunes qui reprennent le chemin de l’école, des employés qui reprennent le cours «normal» de leurs activités après le minimalisme des «séances uniques», de la reprise des activités judiciaires, politiques, économiques, sociales et autres, avec un élan et un optimisme renouvelés et plein de bonnes résolutions d’un «mieux-faire».
Par Pr Jamel TRABELSI (Université Louis Pasteur — Strasbourg)
Il y a plus de deux ans, le monde a connu la pire récession économique depuis la crise de 1929. Les différents gouvernements ont multiplié les politiques de sortie de crise ; elles étaient plus ou moins efficaces. 
Par Sonia KADHI (Universitaire)
Au moment où les effets des mesures de relance s’estompent, l’économie mondiale fait face à un fort  ralentissement. Les indicateurs conjoncturels les plus récents – les commandes à l'industrie, ventes de logements, demandes d'allocations chômage, confiance des ménages —, laissent entrevoir des incertitudes et des risques, faisant craindre une rechute de la première économie mondiale qui emporterait dans son sillage l'Europe et les autres pays développés.
Par Khaled TEBOURBI
Septembre est quasiment «saison morte» pour les spectacles en Tunisie. A peine sortis du tumulte estival, les théâtres plongent dans le silence, les muses sommeillent, même les artistes, hier luxuriants, pleins de panache, rentrent dans les rangs, gent commune comme vous et moi, qui perdent, en si peu de temps, leur auréole ou stupéfient.
Plus régulier encore que le retour des hirondelles, l’avènement de l’automne révèle doucement la circularité du temps et des saisons. Autrefois, répétait-on, les saisons sont comme elles sont, toujours là .
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