La chanteuse française Madjo incarne une voie novatrice entre pop rêveuse et folk à la mode. En anglais et en français, elle révèle un univers singulier et élégant. Actuellement en tournée d'été.
On pourrait croire que Madjo est un nom d’ailleurs, quelque part sur une côte africaine ou dans une île de l’océan Indien. Eh bien non, Madjo vient de Haute-Savoie et tient son nom de la maison de son enfance qui fut jadis celle d’une certaine Madeleine et d’un certain Joseph – Mad et Jo.
Pourtant, Madjo a beaucoup d’ailleurs dans la guitare et dans la voix. Un grand-père sénégalais, un onirisme assumé en français et en anglais, une culture musicale tournée depuis toujours vers la soul, le folk aventureux et la world acoustique.
Son premier EP, paru l’hiver dernier, annonçait un album à venir et inaugurait une belle saison de concerts. Ainsi elle était, au soir du 21 juin, dans la cour du Palais Royal, à Paris, pour le podium de la Fête de la musique du ministère de la Culture. Personnalité solaire, généreuse, inventive, Madjo est évidemment de la famille des Yaël Naim, Fiona Apple, Cat Power – des cœurs à nu, laissant leurs rêves, leurs élans et leurs fringales se révéler au grand jour en mots simples mais toujours singuliers, en mélodies limpides mais toujours curieusement courbes.
Sous les mélodies simples et les atours plutôt générationnels de la chanson faite à la guitare acoustique, elle glisse de jolis petits copeaux expérimentaux : des claps, des rythmiques impaires, des chœurs détimbrés… Elle a d’ailleurs réalisé et enregistré avec Sébastien Lafargue, multi-instrumentiste qui avait signé l’album Caldeira de Valérie Leulliot (ex-Autour de Lucie) en 2007. Empilement de couches savamment décalées, comme une réponse acoustique et européenne au baroque fébrile d’Arcade Fire ou TV On The Radio.
Il semblerait que Madjo ait grandi quelque part sous l’ombre tutélaire de Rickie Lee Jones, Tori Amos, Suzanne Vega ou Joni Mitchell, ces hautes voix à l’extravagance sereine, utilisant les formes sages du folk comme Lewis Carroll pratiquait le roman. Et il y a dans sa musique bien des couleurs singulières sous l’apparente tranquillité de son écriture. Loin des habituelles discussions en pull-over dans une cuisine de deux-pièces qui font l’ordinaire d’une certaine chanson actuelle, elle convoque volontiers des créatures fantasmagoriques, comme dans Le Monstre: "Le roi de tous les tiroirs et les placards/Du royaume des fous/Les enfants en pleurent le soir/Il faut refermer la porte derrière vous".
Madjo invente, ce faisant, un mi-chemin passionnant entre le story telling et la rêverie éveillée, entre la sensualité et l’abstraction, entre la pop et la recherche. Et, de sa voix élégamment éraillée, elle entraîne dans un univers où l’intime joue les grands espaces. Prometteur.
«Nous sommes heureux d’annoncer que le Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak) sera désormais annuel. Cette 25e session est donc une date importante dans l’histoire de cette manifestation, l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses d’Afrique et du monde arabe, qui doit s’ouvrir chaque année sur les meilleures productions du cinéma amateur dans le monde.
La XXXIe session du Festival de Boukornine a démarré vendredi dernier avec la soirée consacrée à la finale dans la compétition des jeunes talents de la chanson.
Après «Bizerte chante» en guise d’ouverture et la pièce de théâtre El Tounsi. com jeudi dernier, le Festival international de Bizerte recevait pour sa 3e soirée estivale Najet Attia.
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Par Khaled TEBOURBI
A l’ouverture de «Carthage» pour voir Les palmiers blessés de Abdellatif Ben Ammar. Un moment de pur cinéma, trop pur peut-être au regard d’un propos.
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