Plan du site
|
Abonnements
|
Publicité
|
Nous contacter
la presse, actualité, actualité international, actualité tunisienne, article, titre, infos en ligne, information, presse, quotidien, journal quotidien, revue de presse, cyberpresse, presse tunisienne.
  • Actualités À la une
  • Actualités Nation
  • Actualités Société
  • Actualités Économie
  • Actualités Monde
  • Actualités Culture
  • Actualités Sport
Dossiers

|

Suppléments
Mardi 22 Mai 2012

Suppléments

La Presse Economie 16-05-2012

Rubriques

De bonne source De bonne source
Pourquoi ? Pourquoi ?
Galerie photos Galerie photos
Sondages Sondages

Petites annonces

Carnet Carnet
Annonce Nécrologie Nécrologie

Détente

Au gré des jours
Jeux

Actualités : Culture

Flux RSS  S'abonner au flux RSS des actualités culturelles

Jeunes crĂ©ateurs - Jeptav 2010 Ă  l’Isba de Sousse

Du rapport fondamental du subjectif

Du rapport fondamental du subjectif

Mhamed el Mhamdi, Ă©tudiant Ă  l’institut des Beaux Arts de Sousse en quatriĂšme annĂ©e Arts-Plastiques option sculpture, a prĂ©sentĂ© le mois dernier, dans le cadre des Jeptav,  JournĂ©es d’études, de pratiques théùtrales et arts visuels, une performance artistique. OrganisĂ© chaque saison par l’école-mĂȘme, depuis quelques sessions annuelles, cet Ă©vĂ©nement reprĂ©sente pour les Ă©tudiants-artistes une opportunitĂ© et des circonstances pour laisser libre cours Ă  leur crĂ©ativitĂ©, leur inventivitĂ© et leur imaginaire, tout en gardant un rapport avec les propositions de thĂ©matique des Jeptav.
Autour de rĂ©flexions axĂ©es sur le «corps et espace», une fusion artistique interdisciplinaire voit le jour chaque annĂ©e universitaire Ă  l’Isbas, qui a instaurĂ© par sa fondation et son accueil des Jeptav, ce caractĂšre polymorphe et «multicouches» propre Ă  toute conception contemporaine de l’Art. Louable et honorable vocation scientifique, pĂ©dagogique, voire  didactique que l’universitĂ© sahĂ©lienne a installĂ© en ses murs, et que Mhamed el Mhamdi a voulu mettre en valeur et en relief, en tĂ©moignant de ses expressions individuelles, Ă©largies Ă  l’état d’abords communs. Pour ce faire, Mhamed a fait appel Ă  une Ă©quipe d’acolytes, Ă©galement Ă©tudiants en arts, issus d’une mĂȘme structure universitaire, tels qu’ Ahmed Harmessi qui a collaborĂ© avec lui pour la mise en place de l’idĂ©e et la conception de la performance, Abdelaziz Dziri, Saif Eddine Chelli, Zied SaltĂšn, Slim El Mhamdi et Abir Sfar pour le «staff» technique, l’ensemble sous les yeux de Mounir Boussetta qui Ă©tait quant Ă  lui logĂ© Ă  la camĂ©ra.
Mis Ă  part sa spĂ©cialitĂ© de formation sculpturale et autres proximitĂ©s avec les pratiques de la peinture et de la photographie, Mhamed el Mhamdi voue des tendances affirmĂ©es au champ performatif. Il y saisit l’action d’une essence et d’une irruption corporelle comme possible territoire de correspondance entre les arts. Pour sa conscience et Ă  ses yeux, «l’acte  performance», avec ses attributs et ses particularitĂ©s, reprĂ©sentait une rĂ©ponse au sujet de la manifestation en question. Certes, de par son caractĂšre interdisciplinaire universel, la performance ou «happening» de l’anglais «to happen» sĂ©mantiquement comme «ce qui se passe ici et maintenant», est une Ɠuvre visuelle en rapport direct et avec le théùtre et avec les arts-plastiques. AttelĂ© Ă  cet ouvrage, Mhamed dit avoir rĂ©flĂ©chi le jeu sur la notion du temps dans la performance, comme l’un de ses atouts incontestĂ©s, aucun des spectateurs ne sait  exactement Ă  quel moment la performance va commencer, le jeu d’acteur qui a durĂ© plus d’une semaine tĂ©moigne du jeu sur la notion du temps Ă©tabli dans l’Ɠuvre, pour Ă©voquer le thĂšme du suicide de l’artiste ou l’intellectuel.
MalgrĂ© ces minutieuses prĂ©parations avant leur passage Ă  l’acte, sans aucun doute dĂ©libĂ©rĂ© aprĂšs maintes et maintes considĂ©rations, Mhamed et ses compĂšres ont eu une suite de problĂšmes venant d’une incomprĂ©hension du public, dĂ©teinte sur les esprits universitaires. Pour mimer la radicale autodestruction de l’artiste, ils ont pensĂ© Ă  la symboliser dans une simulation de pendaison. AprĂšs une interprĂ©tation de quelques instants, Mhamed, s’est jetĂ© dans les airs du haut d’un Ă©tage faisant croire Ă  sa mort volontaire. Emotions, choc, provocation et mĂȘme perte de connaissance se sont succĂ©dĂ©, donnant lieu Ă  de fausses lectures. Pourtant, l’audience se devait d’ĂȘtre averti, ce projet ayant Ă©tĂ© encadrĂ© par un assistant des lieux et approuvĂ© par son administration interne. Cette mĂȘme administration qui a voulu congĂ©dier les Ă©tudiants performers, en tombant dans le leurre de la dĂ©formation du discours artistique et plastique. Mhamed parle mĂȘme de «tsunami» de rumeurs aprĂšs la performance, forte de son rĂ©alisme qui l’a sans doute dĂ©passĂ©.
Cependant, nous ne pouvons sanctionner pareille prise de position et pareil engagement intellectuel. Certes, la performance malmĂšne, irrite, ne laisse en aucun cas indiffĂ©rent et dans la tiĂ©deur des sentiments, mais de lĂ  Ă  vouloir sanctionner par le renvoi dĂ©finitif un collectif de jeunes gens portĂ©s par leurs croyances intĂ©rieures, et leur foi en la crĂ©ation et en la libertĂ© d’expression...
Fort heureusement, aidĂ© par l’Ugtt qui, continuellement, soutient les pĂ©nibles causes oĂč des Ă©tudiants tunisiens se retrouvent minoritaires et en situation de faiblesse, soutenus par divers sympathisants des libertĂ©s cĂ©rĂ©brales, Mhamed et son groupe ont rĂ©ussi Ă  faire entendre leurs voix. Leurs carriĂšres estudiantines ne sont plus menacĂ©es, peut-ĂȘtre auraient-ils instaurĂ© les possibilitĂ©s d’un apport pragmatique du happening sous nos cieux, et dans nos Ă©coles?
Cet art  oĂč le champ d’action se veut sans limites, est une fragmentation de l’«etablishment» qui se fait au niveau du douillet et de l’acquis. Une  prĂ©sentation qui met au-devant de la scĂšne les prĂ©mices d’une activitĂ© souterraine, celle d’un «art-action» oĂč un syndrome rend le devenir de l’ĂȘtre artistique Ă©vidence d’un outil. La performance est telle une poĂŻĂ©tique de l’accomplissement «privé», pour que la question du corps se fonde dans le passage Ă  l’acte,  et pour que la perception du visiteur dialogue avec une scĂ©nographie de l’installation plastique. La performance est un «rendez-vous» prĂ©cis, lancĂ© au regardeur.
DĂšs lors, avancer des productions artistiques, qui se rĂ©clament et enregistrent l’ensemble de ces principes, est un atout pour le droit innĂ© de chaque artiste, Ă©tudiant, amateur ou professionnel, Ă  agir et rĂ©agir selon des mĂ©thodes qui obĂ©issent Ă  la pratique que lui seul a dĂ©cidĂ© d’emprunter. Il semble important d’encourager toute forme d’engagement spirituel, qui donne lieu Ă  une rĂ©ponse immatĂ©rielle, physique et concrĂšte.
Dans sa nuditĂ© de l’instant, Mhamed El Mhamdi a manifestĂ© un besoin de dire. A travers les enseignements qu’il a poursuivis quatre annĂ©es durant Ă  l’Isba de Sousse, il Ă©tait sans doute prĂȘt Ă  le faire. A travers les voies artistiques vers lesquelles il se dirige, il le fera encore sans affres et scepticismes aucuns.

Auteur : Selima KAROUI

Ajouté le : 14-04-2010

Publier cette page

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Partager sur Google Bookmarks
Partager sur Mon Yahoo!
Partager sur Del.icio.us

Culture : Autres Articles

John Lee Hooker Junior, le showman
Musique - 6e édition de Jazz à Carthage du 9 au 18 avril
John Lee Hooker Junior, le showman

Chapeau, lunettes solaires, mouchoir à la main et redingote aux tons bleus, comme tout bluesman qui se respecte, John Lee Hooker Junior fait son entrée sur scÚne du Barcelo à Gammarth, tiré à quatre épingles.

Une scĂšne musicale jeune Ă  Sfax
Musique
Une scĂšne musicale jeune Ă  Sfax

« l'occasion de se libĂ©rer de la  pesanteur du quotidien, cette insoutenable lĂ©gĂšretĂ© qui nous aliĂšne de plus en plus par des fardeaux en fer» : C’est par ces mots que l’un des organisateurs du «Music Blast Fest» a voulu prĂ©senter le festival.

«Ca. net 21» secoue les sites endormis
TĂ©lĂ©vision - Vu sur “Tunisie 21”
«Ca. net 21» secoue les sites endormis

Les rĂ©veiller, gentiment, mais sĂ©rieusement. VoilĂ  ce que “Ca.net 21”, l’émission produite par “Tunisie 21”, la seconde chaĂźne de tĂ©lĂ© nationale et spĂ©cialisĂ©e dans la vulgarisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) a entrepris Ă  l’endroit des sites internet qui sommeillent.

3 article(s) trouvé(s)

Espace membres

Vous êtes déjà membre :

Mot de passe oublié ? Connexion à l'espace membre
Devenez membre ! Devenez membre !

Et profitez de tous les avantages

Recevez votre mot de passe

Services

Programme TV
Météo
Allons au cinéma
Carnet culturel
Heures des Prières
Cours de devises
Trafic aérien
Horaires des trains
Pharmacies de services
Téléphones utiles
Liens utiles

Au gré des jours

voir l'archive
Au gré des jours

Newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter et recevez toute l'actualité chaque jour par email

Recommander ce site

Invitez vos amis à découvrir le site

Veuillez remplir le formulaire ci-dessous pour recommander cette page à un ami par email.

Actualités
A la une
|
Nation
|
Société
|
Economie
|
Monde
|
Culture
|
Sport
|
Dossiers
|
Suppléments
Rubriques
De bonne source
|
Pourquoi ?
|
Galerie photos
|
Sondages
Services
TV
|
Météo
|
Cinéma
|
Carnet culturel
|
Prières
|
Devises
|
Trafic aérien
|
Trains
|
Pharmacies
|
Téléphones
|
Liens
Détente
Au gré des jours
|
Jeux
Petites annonces
Carnet
|
Nécrologie
|
Offres d'emploi
|
Automobiles
|
Immobilier
|
Bonnes affaires
La presse
Présentation
|
Abonnements
|
Publicité
|
Nous contacter
|
Essahafa

Copyright "La Presse de Tunisie" 2012