Par Hmida Ben Romdhane
Cela fait trois ans maintenant depuis que les Jordaniens ont découvert 65.000 tonnes d’uranium enfouis dans le désert, non loin d’Amman, mais ils continuent toujours d’importer 95% de leurs besoins en énergie électrique, principalement d’Arabie Saoudite. Les milliards de dollars dépensés chaque année pour payer la facture d’électricité sont une charge intenable pour la trésorerie jordanienne, ce qui constitue un obstacle majeur au développement économique et social du pays.
Le Roi Abdallah II de Jordanie a mis la chose sur la place publique en juin dernier dans une interview qu’il a accordée au quotidien américain The Wall Street Journal. A la lecture de l’interview, on apprend que les relations israélo-jordaniennes n’ont jamais été aussi mauvaises qu’aujourd’hui depuis 1994, date de la signature du traité de paix entre les deux pays par feu le roi Hussein et le Premier ministre israélien d’alors, Yitzhak Rabin.
La dégradation des relations est due à l’interférence d’Israël dans les affaires jordaniennes. Cette interférence israélienne est d’une extrême gravité pour l’avenir de la Jordanie dans la mesure où elle vise à perpétuer la dépendance énergétique et l’hémorragie financière qui s’ensuit, en empêchant l’exploitation de l’uranium jordanien.
Il est Ă rappeler ici que la Jordanie a mis au point un plan ambitieux consistant Ă exploiter l’uranium de son sous-sol et de l’utiliser dans la production de l’électricitĂ©. Le plan prĂ©voit dans un premier temps l’autosuffisance en matière d’énergie Ă©lectrique, et dans un deuxième temps, l’exportation aux voisins de cette mĂŞme Ă©nergie, ce qui constituerait un dĂ©veloppement prodigieux pour le pays.Â
On imagine la consternation des Jordaniens quand Israël s’est manifesté aussitôt pour leur mettre les bâtons dans les roues. Au début, Israël a proposé à la Jordanie une exploitation en commun de leur uranium fraîchement découvert. Un peu comme si, sans rime ni raison, votre voisin vient vous demander de partager avec lui vos biens. Après le refus légitime de cette demande incongrue, Israël a décidé d’agir sur deux axes. D’une part, il s’est tourné vers la France et la Corée du Sud chez qui la Jordanie a commandé des réacteurs nucléaires pour les presser de ne rien fournir aux Jordaniens. D’autre part, il a demandé à Washington de faire ce qu’il faut pour empêcher Amman d’aller de l’avant dans la concrétisation de son programme nucléaire civil.
Pour l’instant aucune information n’est disponible sur l’effet des pressions israéliennes sur la France et la Corée du Sud, et on ne sait pas si ces deux pays vont fournir les réacteurs commandés ou ils vont se défiler.
Pour les Etats-Unis, les choses sont claires et limpides. Ils ont adopté comme étant les leurs toutes les objections et les exigences israéliennes. Pourtant, ce ne sont pas les arguments qui manquent pour remettre Israël à sa place et laisser les Jordaniens s’occuper de leurs affaires comme ils l’entendent, du moment qu’ils ne nuisent à personne.
La Jordanie est un pays signataire du TNP, et, à ce titre, elle a le droit de construire des centrales nucléaires et d’enrichir son uranium. De plus, pays pauvre, la Jordanie ne cherche qu’à développer son économie et à améliorer les conditions de vie de son peuple. Par conséquent, l’idée qu’elle puisse un jour constituer une menace pour ses voisins est absurde.
Au lieu d’opposer ces arguments aux IsraĂ©liens et de leur demander d’arrĂŞter un peu de tirer le diable par la queue, les Etats-Unis ont adoptĂ© leurs points de vue et, avec une frivolitĂ© indigne d’une grande puissance, ont soumis les Jordaniens Ă un chantage en règle : ou ils «coordonnent» leur programme nuclĂ©aire civil avec IsraĂ«l, ou ils mettent une croix sur l’aide annuelle qu’ils reçoivent de Washington. En termes concrets, pour donner l’autorisation Ă Amman, Washington a besoin de l’autorisation de Tel-Aviv. VoilĂ oĂą en sont aujourd’hui les relations internationales…  Â
Apparemment, cet ultimatum a Ă©tĂ© transmis Ă la Jordanie lors de la rĂ©cente rencontre entre la secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine, Hillary Clinton, et le ministre jordanien des Affaires Ă©trangères, Nasser Judah. Cette rencontre n’a pas dĂ» ĂŞtre très cordiale et le ministre jordanien a sĂ»rement quittĂ© son homologue amĂ©ricaine avec une amertume profonde. La mĂŞme amertume que ressent quelqu’un qui, vivant Ă l’étroit et inconfortablement dans sa maison, et qui, ayant eu les moyens d’amĂ©liorer son sort et celui de sa famille, s’est vu refuser les travaux nĂ©cessaires par son voisin qui a pu lui imposer sa volontĂ© rien que parce qu’il est bien introduit et a des relations haut placĂ©es.Â
Israël a des relations haut placées dans le monde. On sait que depuis des décennies, ce pays utilise ses relations pour se comporter impunément en hors-la-loi. On sait qu’il les utilise pour coloniser, déclencher des guerres, détruire des infrastructures, bombarder où et quand il veut, transformer la vie de millions de personnes en enfer. Mais Israël utilise aussi ses relations haut placées pour maintenir des pays dans la pauvreté et le sous-développement.
Derrière les guerres répétées contre le Liban, n’y a-t-il pas l’idée de couper les ailes de ce pays chaque fois qu’il s’apprête à décoller ? Derrière la dépossession du peuple palestinien de ses terres, les bombardements rituels de ses infrastructures et les blocus à répétition, n’y a-t-il pas une volonté de maintenir ce peuple dans la misère afin qu’il n’ait jamais les moyens de recouvrer ses droits légitimes ? Derrière ces pressions visant à empêcher la Jordanie de développer ses propres sources d’énergie, n’y a-t-il pas une détermination à maintenir le peuple jordanien dans la pauvreté afin qu’il demeure dépendant de l’aide étrangère, et donc sans aucun moyen de refuser les ordres venant de Washington et de Tel-Aviv ?
Voici la vĂ©ritĂ© que la propagande israĂ©lo-amĂ©ricaine tente de cacher aux yeux du monde. IsraĂ«l se sert de ses relations avec les Etats-Unis pour semer la destruction et perpĂ©tuer la misère au Moyen-Orient. Jusqu’à quand la RĂ©publique fondĂ©e par George Washington et ses amis va-t-elle se laisser manipuler Ă des fins aussi rĂ©pugnantes ?Â
 La journée que nous célébrons aujourd’hui, tout en soulignant un axe stratégique choisi par la Tunisie d’aujourd’hui sous la sage conduite du Président Ben Ali, trace en même temps l’exigence pour chaque Tunisien de se défier de tous les visages de l’ignorance ainsi que des faux savoirs, et de s’en remettre dans sa façon de gouverner son existence individuelle, familiale et sociale au principe du savoir vrai : ce qui est le gage d’un esprit éclairé et d’une liberté assumée.
 La consécration de l’égalité des chances entre l’homme et la femme en matière d’accès à l’enseignement est un droit que les pays arabes ont le devoir de garantir sans discrimination
 Partant de la conviction que les droits de la femme sont partie intégrante des droits de l’homme, nous sommes persuadés que le droit de la femme d’accéder au savoir et aux connaissances et de se soustraire à l’ignorance et à l’analphabétisme est un droit aussi important que tous les autres
Le Président syrien Bachar Al-Assad et son épouse Asma Al-Assad ont quitté, hier matin, Tunis, au terme d’une visite officielle effectuée en Tunisie, les 12 et 13 juillet, à l’invitation du Président Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Madame Leïla Ben Ali.
M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, a assisté, hier à la Résidence de France à La Marsa, à une réception donnée par M. Pierre Ménat, ambassadeur de France à Tunis, à l'occasion de la fête nationale de la République Française.
 Une excellente réputation en matière de formation
 «La Tunisie peut être fière de ses officiers et de ses soldats», déclare la représentante du S.G. de l’ONU à Kinshasa
La commission des affaires politiques, des droits de l'Homme et des relations extérieures et la commission de la législation générale et de l'organisation générale de l'administration de la Chambre des Députés ont consacré les réunions qu'elles ont tenues mardi à l'examen d'un projet de loi relatif à la création de chambres criminelles et de tribunaux pour enfants auprès des tribunaux de première instance installés hors du siège d'une cour d'appel.
Les nouvelles orientations du régime fiscal tunisien ont été au centre d'une journée d'études organisée, hier, au Bardo, par le Centre de recherches et d'études parlementaires.
L’avancement de la préparation de la quatrième étape du projet de développement des régions montagneuses et forestières du Nord-Ouest a été au centre d’une séance de travail tenue, hier, à Tunis et qui a réuni M. Abdessalem Mansour, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la pêche, avec une délégation de la Banque mondiale.
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique met à la disposition des bacheliers 2010 et de leurs parents un centre national d'orientation universitaire, au siège de la Cité des sciences, à Tunis, pour répondre à toutes leurs questions et interrogations concernant l'orientation universitaire. Ce centre sera ouvert à partir du 15 juillet jusqu'au 15 août 2010, de 8h00 à 20h00 sans interruption.
• La première tranche fin prête en 2011
• Emploi de 15.000 diplômés du supérieur
 250.000 visiteurs à l’ouverture
 Souci du Président Ben Ali de consacrer la culture de la qualité et son appel incessant en faveur de l’amélioration des prestations administratives
 Une enveloppe de 8.225.000 dinars investie dans des équipements collectifs
Le ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi a entamé l'évaluation à mi-parcours des programmes du Fonds national de l'emploi (FNE), ainsi que le lancement de la deuxième tranche de ces programmes, en y incluant le volet formation. Cette évaluation est effectuée au cours des réunions quotidiennes avec les représentants des gouvernorats.
Les travaux de la réunion d’information des présidents des municipalités, des premiers adjoints et des présidents des arrondissements municipaux des gouvernorats de Sousse, Nabeul, Monastir et Kairouan ont été ouverts, hier, à Sousse.
 Offre valable du 13 juillet au 31 décembre 2010
La sécurité informatique constitue un choix qui s'inscrit dans le cadre de la volonté de la Tunisie d'adhérer à l'ère de la technologie et de répondre sciemment à ses défis à la lumière des progrès rapides que les réseaux informatiques ne cessent de réaliser.
 Autoroute Tunis-La Marsa : des couloirs spécifiques pour les bus, taxis et camions
L'Association tunisienne d'assistance aux malades du cancer du sein (Atamcs) organise, aujourd’hui, à l'amphithéâtre de Boukornine (Hammam Lif), une soirée de solidarité baptisée "Tarabiet El Amel".
Le rôle des chambres de commerce et d'industrie dans le processus de développement, la promotion des programmes de mise à niveau des services et l'impulsion des investissements et des exportations ont fait l'objet d'une séance de travail tenue, hier, à Tunis sous la présidence de M. Ridha Ben Mosbah, ministre du Commerce et de l'Artisanat, avec la participation de représentants de ces chambres.
 Vers l’adoption d’un plan d’intervention afin de généraliser les opérations d’irrigation
Par Dr Adel Ben Amor (Professeur en médecine dentaire)
L'information rapportée par les médias concernant les soins dentaires de W. Gallas par un médecin dentiste français en Tunisie suscite en moi une grande désolation car elle vient ternir un peu plus l'image de l'équipe de France de football encore si reluisante il y a peu de temps avec un certain Zinedine Zidane.
Par Hosni DJEMMALI (Président d’un groupe hôtelier)
Sans vouloir jouer les grincheux au cœur de l’été, il ne faut tout de même pas se leurrer. Les délices lénifiantes de la saison, l’attrait naturel qu’exerce notre pays, l’afflux habituel de nos hôtes, rien ne devrait occulter ni l’acuité ni l’urgence d’une réflexion à mener sur le tourisme en Tunisie. Les conséquences de la crise ne font que rendre plus évidente une telle prise de conscience.
Par Tahar EL ALMI (Docteur en économie)
Certaines têtes trop bien pensantes susurrent, dans les salons trop huppés de Tunis et d’ailleurs, que «si le taux d’inflation à plus de 4,5% se confirme avec le retour à un endettement public croissant (?)… l
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Seule l’arrogance permet de faire dire aux uns et aux autres que les choses ont lieu d’être ainsi et pas autrement. Faute d’arrogance, il existe aussi la superstition.
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