
Les Tunisiens sont des bons vivants : c’est le message de la série 2050 qui a été une révélation des soirées ramadanesques de l’année dernière. Qui ne reconnaît pas notre bonne vieille société à travers l’humour complice et déjanté qui rythme les aventures futuristes de ces personnages si délirants ? Du riche père de famille soumis à sa femme dépensière au chômeur toujours à l’affût de petites entourloupes, en passant par la jeune bourgeoise ultra-snob, le petit génie bidouilleur en informatique ou encore l’huissier craintif qui n’a jamais rien vu ni rien entendu, Tunis 2050 semble bien saisir les traits de caractère de la vie citadine à la tunisienne, pour les appuyer, les grossir, les exagérer, bref, pour en rire. Car si les petits travers de la société sont passés au peigne fin par les créateurs de la série, l’humour décalé témoigne d’un sens de la raillerie qui ne nous est aucunement étranger. Le Tunisien type a, certes, des problèmes, mais il les apprivoise, se les approprie, en fait une part intégrante de lui-même ; ce qui, en soi, est plutôt drôle !
Tunis 2050 a débarqué sur Hannibal TV au mois de Ramadan 2009, soufflant un vent d’innovation sur les programmes TV. En effet, il s’agit de la première fiction animée en 3D diffusée à la télévision tunisienne. Hormis le côté technique, c’est également l’esprit de la série qui s’est démarqué par son non-conformisme par rapport aux usages des productions audiovisuelles. En premier lieu, l’idée est audacieuse, en Tunisie comme ailleurs. Mettre en scène une projection de la vie dans le futur est généralement l’apanage de la science-fiction. Certains évoqueront l’analogie avec la série américaine d’animation Futurama, diffusée dès 1999 sur la Fox. Toutefois, il convient de nuancer la relation : Futurama transporte le téléspectateur dans un univers intergalactique, situé à des centaines, si ce n’est des milliers d’années de notre époque, tandis que Tunis 2050 se situe dans un futur identifié et qui demeure assez proche. Autrement dit, pas d’extraterrestres ni de vaisseaux spatiaux. Et, malgré les buildings et les rames de tramway suspendues dans les airs, les mentalités n’ont pas bougé d’un pouce dans notre chère capitale, bien que Rouchka, l’androïde narrateur 100% tunisien, nous rappelle tout de même que, en 2050, la robotique a fait quelques progrès.
Depuis le début du mois saint, nous découvrons le deuxième acte de la série, qui s’annonce plus ambitieux, plus poussé que la première saison en termes tant d’écriture scénaristique que de travail technique. L’espace d’animation s’est élargi à travers de nouveaux sites 3D comme, par exemple, un futur aéroport à Mégrine que l’on a pu voir dans le premier épisode. Outre les personnages inédits et les grands noms qui prêtent leurs voix (Dhafer El Abidine, Wajiha Jendoubi, Mohamed Houssine Grayaa et Amel Smaoui), chaque épisode est articulé autour d’un thème spécifique, tels le foot, les relations employé/employeur, ou encore des sujets plus sensibles, plus ou moins tabous, qu’il est intéressant de voir abordés dans ce registre comique.
Une série exportable
Pour promouvoir la sortie de sa deuxième saison, la série Tunis 2050 s’est montrée très présente sur le terrain du partenariat avec les acteurs du sponsoring. «C’était une alternative au système de subventions qui existe pour réaliser des projets dans l’audiovisuel», explique Riadh Ghariani, créateur de la série et chef de l’entreprise Computers Graphic Studios (CGS). «Pour une jeune société, le sponsoring est un moyen de financement plus risqué, mais plus rapide qui a, bien heureusement, vite porté ses fruits dans notre cas». Des marques connues dans le domaine de l’agroalimentaire et de la télécommunication lui ont assuré les moyens d’une campagne publicitaire. D’autre part, les réseaux sociaux ont permis non seulement de faire patienter le public en le tenant informé de l’actualité de la série, mais également de grossir les rangs des adeptes du fameux «momtaz» de Abdellahmid, pour ceux qui auraient loupé le coche de la retransmission sur Hannibal TV, en mettant à leur disposition des épisodes à regarder en ligne.
Quoi qu’il en soit, un tel succès a suscité l’intérêt au-delà des frontières : la société CGS a vendu à des compagnies internationales des droits de distribution de sa série, qui serait prochainement adaptée sur des chaînes européennes. Les décors 3D aux formes extravagantes et les gags loufoques qui s’enchaînent avec fluidité font effectivement de Tunis 2050 une série exportable. Cependant, on pourrait penser que sa diffusion à l’étranger compromettrait une de ses cartes maitresses : la proximité sociale avec les téléspectateurs. Ne faut-il pas être Tunisien, ou du moins connaître suffisamment la vie quotidienne locale, pour saisir les nombreux clins d’œil qui transparaissent dans l’action et pour apprécier pleinement l’humour de la série ? A cela, M. Ghariani répond que l’adaptation de la série pourrait toucher le décor, en fonction du public ciblé : «Un Tunis 2050 qui se déroulerait à Paris et qui garderait, bien entendu, la même animation 3D et le même style humoristique pourrait avoir un certain succès auprès des jeunes Maghrébins de France». Ce qui reste, donc, c’est le concept. En effet, l’utilisation du 3D, que l’on appelle encore «neuvième art», est un savoir-faire qui intéresse les producteurs étrangers et autour duquel il y a matière à collaboration.
Un pas pour l’audiovisuel tunisien ?
Derrière tout savoir-faire, il y a un artisan : Riadh Ghariani est passé par Vancouver Film School, grande école canadienne spécialisée dans les arts du divertissement.
Plutôt que d’être cueilli par des géants, genre Pixar et Dreamwork sur le territoire américain, il a choisi de rentrer au bercail pour monter sa propre société de communication en 3D, la CGS. Entouré d’une équipe de techniciens, il commence à réaliser des spots publicitaires avec effets spéciaux à partir de 2000. Quelques années après, le succès de la série 2050 ouvre quelques perspectives à l’entreprise, qui collabore actuellement avec un producteur français pour la création d’un dessin animé sur la chaîne Disney Channel fin 2011. A part ça ? «Nous explorons, confie M. Ghariani, nous ne voulons pas nous précipiter pour nous engager dans des projets» .CGS choisit de prendre son temps, et de sonder l’intérêt qu’elle suscite dans les pays du Maghreb et d’Europe, en attendant de trouver sa stratégie. En tout cas, si elle poursuit son ascension, elle pourrait à terme apporter un nom à l’audiovisuel tunisien qui, jusqu’ici, s’est fait plutôt petit à l’échelle des continents. Pour ce qui est de Tunis 2050,
«on prépare la suite», ajoute le patron. La concurrence n’aboie pas… Enfin, pour le moment, le terrain est plutôt dégagé sur les programmes TV. Ce qui semble sûr, c’est que la série futuriste n’est qu’un début pour ses créateurs, qui comptent bien entreprendre des projets plus vastes. Les autres acteurs de la télévision resteront-ils de marbre, ou bien seront-ils entraînés dans cette course pour le moins ambitieuse ?
Jadis, la campagne, c’est les terres trop pauvres, le dénuement et la misère. Les familles trop nombreuses sombrent dans la panade. Les ressources sont trop limitées. Et l’isolement est aussi pesant. Longtemps les campagnards ont rejoint les villes. Aujourd’hui, les choses ont changé.
Le gouvernorat de Jendouba vit depuis le mois de Ramadan une activité religieuse et culturelle intense. Plus de 5.000 manifestations environ et des aides sociales estimées à 350.000 dinars sont programmées.
La région de Bizerte, conformément aux directives du ministère de l’Intérieur et du Développement local, a pris toutes les dispositions nécessaires afin d’accueillir, dans de bonnes conditions, le mois de Ramadan dans notre pays.
La mise en œuvre du projet présidentiel de réaménagement des périmètres irrigués dans le gouvernorat de Kairouan (Sidi Saâd et Lahwareb) a démarré, il y a quelques semaines.
La Compagnie des Phosphates de Gafsa CPG a organisé récemment à Metlaoui (gouvernorat de Gafsa) une cérémonie pour honorer les élèves brillants, enfants des cadres et des employés de la compagnie.
C’est parti. L’Année internationale de la jeunesse a officiellement démarré jeudi dernier. Douze mois durant, nous autres jeunes, aurons des multitudes d’occasions — à  travers les tribunes, les forums et les diverses manifestations qui se tiendront un peu partout dans le monde —, de débattre de nos problèmes et de ceux de nos sociétés, de discuter à propos de nos préoccupations communes et particulières, de proposer des idées et de suggérer des solutions.
Les Nations unies ont proclamé le 18 décembre dernier 2010, Année internationale de la jeunesse sur une initiative lancée par le Président Zine El Abidine Ben Ali, afin de valoriser l’énergie, la créativité et l’initiative des jeunes du monde, pour relever les défis auxquels l’humanité est confrontée, à savoir l’ancrage des valeurs pacifiques et la pérennisation du progrès économique.
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Alors que se profile la rentrée universitaire, les étudiants tunisiens originaires de régions éloignées se trouvent confrontés à un marathon devenu presque habituel : trouver un logement qui soit à la fois proche de leur lieu d'études et à un prix abordable.
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