Ci-après, le texte intégral de l’article ayant valu à son auteure le 1er Prix du concours «La Plume d’or pour la jeunesse», décerné le 10 août courant à Tunis
Quis suis-je ? M.Y., 21 ans, citoyenne tunisienne, étudiante.
Ce que je veux devenir ? Spécialiste en droit de l’environnement. Comment le devenir ? Je n’ai plus de compte sur Facebook, c’est une question d’économie de temps et d’énergie (ma mère jubile !), aux oubliettes les sorties et les soirées (ma mère est aux anges !). Il ne me reste plus que mes notes et mes livres. Et enfin la grande question : pourquoi‑? Certains chiffres m’ont suffi et fini par me bouleverser mais, avant, il y a ma mère.
Propulsée au rang «de chef» de famille — à cause de la maladie de mon père —, elle fonctionne au «rationnement». Elle l’est devenue, non seulement par nécessité, mais aussi par conviction : «Si je peux, par un geste, aider la planète, je le ferai». Un ordre à tous. Sinon ? «Vous voulez remplir les caisses de la Steg ou de la Sonede ? Alors vous n’aurez plus d’argent de poche.»
La traque aux factures est partie ! Elles sont sa bête noire quand elles s’accumulent à la fin du mois et que ses «réserves» sont épuisées. Devant le DAB et, avant chaque opération, elle psalmodie des prières dont le nombre varie selon l’importance de la somme à retirer. Ce qu’elle est heureuse ! «La baraka d’Allah est avec nous.
Merci au distributeur ! Malgré mon rouge, il est d’une politesse exquise» : voulez-vous effectuer une autre opération ? «C’est une première dans ma vie», crie-t-elle en me filant 5 dinars pour une pizza. Enfin, une mini-pizza.
«Dans notre situation, seules les études peuvent nous sauver». Pour cela, elle ne recule devant rien : vendre le lopin de terre hérité de son père, ses bijoux, ses crédits bancaires qui s’accumulent et économise sur tous les «services».
Accro de la marche, des ampoules économiques, elle aime l’eau : «Ça vient de mon père», me confie-t-elle. Que de fois, en effet, n’avais-je vu mon grand-père s’essuyer les yeux quand la sécheresse menaçait ses cultures et ses troupeaux mais égorger un mouton quand il pleuvait. «C’est un souffle de vie», disait-il, en citant le Coran. Cependant, combien sommes-nous à la préserver, cette eau ?
«Sais-tu à quoi je pense, chaque jour en traversant cette rue déserte pour me rendre à mon travail à pied, ma fille ? A la maison que je voudrais avoir, à la belle voiture que je ne partagerais pas avec toi, à un abonnement pour un festival, peut-on dire autant des autres, dans d’autres pays ? Eux, ils se battent pour sauver leur peau; notre combat, à nous, est pour une meilleure qualité de vie. Elle est énorme la différence‑! La Tunisie, c’est surtout cela, la sécurité. Un acquis vital qui force le respect de par le monde… Maintenant aux citoyens tunisiens de protéger nos ressources hydriques».
Un rapport du P.A.M. avance les chiffres suivants‑: près de 60 millions d’habitants du bassin méditerranéen souffrent d’une pénurie d’eau, 5 à 10% des mammifères de la Méditerranée sont en voie d’extinction.
Contempler ce bleu-azur me remplit d’amertume. Ce lieu de rencontre aux vertus indéniables et aux vagues espiègles, dans 10,15, ou 30 ans, sera sans âme ni poissons, ni végétation, ni jeux. Où nos enfants se baigneront-ils‑? Quelques-uns‑— l’entrée étant payante‑— dans une piscine, le reste pataugera dans une mare, s’il y en a encore. Au fait combien de litres d’eau une piscine avale-t-elle‑? Que d’eau‑? Que d’eau‑? Une fois usée que devient-elle‑? Traitée, comme elle aurait complété le bonheur de ces petits agriculteurs de ces régions reculées qu’un geste magique a sorti de l’ombre‑!
La solidarité se renforce aussi par la protection de notre environnement et une bonne gestion de l’eau. C’est l’essence même des articles 86 et 87 qui stipulent que «les travaux visant le développement, l’économie, l’amélioration de la qualité et la protection des ressources hydrauliques nationales sont d’utilité publique» et «le développement des ressources hydrauliques peut être assuré notamment par les moyens suivants‑: la réutilisation des eaux traitées à des fins de production et de service…», loi numéro 2001-116 du 26 novembre 2001. Promulguée par le Président de la République, elle illustre la pertinence des visions du premier écolo de Tunisie, précurseur en la matière avec cet appel à la modération(*).
«Gaspiller‑! Gaspiller‑! Et cette envie indécente de tout avoir, tout posséder à n’importe quel prix. Voilà nos ennemis. Tu te souviens de cette queue pour une marque de lait‑? Quelle campagne publicitaire sans débourser un centime‑!». Ma mère oublie de dire qu’elle aussi n’a pas échappé à cette frénésie. De ce lait, elle en a fait un stock et on l’achetait à tour de rôle comme si la famine nous guettait. Mais si le pain nous manquait‑? Un scénario-catastrophe inimaginable. Que Dieu nous en préserve‑!
Elle s’est ressaisie quand elle a compris qu’apprendre à «se satisfaire du peu que nous avons est aussi une valeur sûre». Avec ses contradictions, son enthousiasme et son chauvinisme‑: «Après Allah, l’amour de mon pays n’a d’égal que celui que j’ai pour mes 2 enfants», ma mère est une Tunisienne de pure souche, battante et pleine de compassion envers autrui.
Qui sommes-nous‑? Que voulons-nous devenir‑? Comment le devenir‑?
Génération née dans la déferlante du Changement où l’égalité des chances pour tous est un devoir de la République et non l’affaire d’un arrière, arrière, arrière, arrière-oncle ou d’un portefeuille bien rempli. Nous réussirons parce que nos valeurs humaines sont universelles et qu’elles dépassent de loin, de très loin, nos capacités matérielles. Nous réussirons parce que notre mère patrie a un cœur gros comme ça» où il fera bon vivre pour ses 10.327.800 enfants(*).
–––––––––––
– P.A.M : Plan d’action pour la Méditerranée, article paru dans La Presse, du 23 mai 2010
– JORT n°95 du 27 novembre 2001.
– Chiffre du 8 novembre 2008.
La Presse — Mois d’abstinence, Ramadan est un exercice moral à même de nous préparer à mieux contrôler nos comportements et bien maîtriser nos désirs : alimentation saine et équilibrée, rationalisation de la consommation et préservation de notre pouvoir d’achat. Car ce mois sacré de piété ne peut être en aucun cas un prétexte pour une surconsommation injustifiée ni pour une spéculation incontrôlée.
• La Tunisie, déjà dotée d’un des meilleurs systèmes éducatifs d’Afrique, ambitionne de devenir un pôle régional de services financiers et de santé
• L’économie tunisienne est parvenue à éviter les effets pervers de la plus grave crise mondiale, grâce à la diligence des mesures décidées pour soutenir et accompagner les secteurs les plus exposés
• L’Union européenne, en général, et la France, en particulier, demeurent les partenaires commerciaux les plus importants de la Tunisie
Les membres de l'Union des écrivains tunisiens (UET) ont exprimé leurs vifs remerciements et leur reconnaissance au Président Zine El Abidine Ben Ali pour les décisions et mesures avant-gardistes prises en faveur du secteur de la culture, annoncées mercredi, lors du Conseil ministériel présidé par le Chef de l'Etat et consacré au suivi de la mise en œuvre des volets du programme présidentiel relatifs à ce secteur.
Dans le cadre du suivi de l’application des décisions de la haute commission exécutive mixte tuniso-libyenne et en concrétisation de la ferme volonté politique qui anime le Président Zine El Abidine Ben Ali et son frère le Leader Mouammar Gueddafi d’impulser les relations entre les deux pays frères, une délégation tunisienne s’est rendue, hier, à Tripoli. Elle comprend les ministres de l’Intérieur et du Développement local, des Affaires étrangères, du Commerce et de l’Artisanat et le directeur général de la Douane tunisienne.
 Publication du texte de Mme Leïla Ben Ali devant les participants à la réunion de l’Organisation mondiale de la famille
• La période à venir verra, outre l’amélioration de la qualité de l’environnement dans les villes, la création de parcs urbains dans plusieurs régions et gouvernorats
• Vers la création de 10 maisons des jeunes et de 6 complexes de jeunesse
• Mobilisation d’une enveloppe totale de 180.800.000 dinars et des crédits de dépense de l’ordre de 115.900.000 dinars pour la réalisation de nouveaux projets
• Poursuite de la mise en place de parcours de santé et de la création d’espaces sportifs dans les quartiers populaires à forte concentration d’habitants
• Vers la généralisation de la matière de l’éducation physique à tous les cycles scolaires, dans toutes les régions
Pour célébrer le 54e anniversaire de la fête nationale de la femme, l’Union nationale de la femme tunisienne a organisé, le 10 août dernier, un séminaire sur le thème : «L’autonomisation culturelle de la femme, voie vers l’enracinement des valeurs de modernité». Parmi les interventions dans le cadre de ce séminaire, nous citons celle de Mme Lamia Chefaï Sghaïer, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Technologies de la communication chargée de l’Informatique, d’Internet et des Logiciels libres, qui s’est exprimée sur «l’autonomisation culturelle dans le cadre des mutations internationales, et de la révolution scientifique et technologique». Un sujet d’actualité qui intéresse autant la femme que toutes les composantes d’une société moderne.
Dans sa première opération outre-frontières, l’Association caritative «Zitouna», fondée par l’homme d’affaires M. Mohamed Sakher El Materi, a envoyé 14 tonnes d’aides alimentaires au Pakistan, dans un avion affrété à ce propos, et ce, hier matin.
Le bureau politique du parti de l'Union démocratique unioniste (UDU) a tenu, mercredi, sa réunion périodique, sous la présidence de M. Ahmed Inoubli, secrétaire général du parti.
La compagnie Tunisair s'étonne des mesures exceptionnelles qui ont entouré, hier, le déroulement du vol 722 reliant Tunis à Paris, après l'entrée de son appareil dans l'espace aérien français. L'appareil de Tunisair a été escorté par un avion de chasse avant son atterrissage à l'aéroport d'Orly à Paris.
Dieu créa l’homme… puis la femme; cet être humain qui s’approprie les traits de caractère dont son alter ego masculin n’en dispose pas. Si l’homme considère les choses dans leur globalité et qu’il raisonne suivant une logique parfois trop rationnelle, la femme, elle, voit la vie autrement.
«La femme tunisienne, symbole d'authenticité et emblème de la modernité...». C'est sous ce prisme que le programme «ensemble pour relever les défis» du Président Ben Ali envisage la stratégie de la promotion de la condition de la femme pour le nouveau quinquennat.
L’initiative de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l’Etat et présidente de l’Organisation de la femme arabe (OFA), de créer une Commission de la femme arabe pour le droit international humanitaire a été présentée lors du deuxième congrès de l’organisation qui a eu lieu à Abou Dhabi en 2008.
Partant du principe que la participation de la femme est essentielle à l’édification d’une société moderne, le gouvernement s’est attelé à faire de la femme tunisienne un partenaire contribuant au même titre que l’homme à la dynamique économique du pays.
L’ambition du Chef de l’Etat de placer la femme au cœur de son projet de développement durable s’illustre de nouveau par l’accent mis à ce sujet lors du dernier Conseil ministériel où de nouvelles mesures ont été décidées en faveur de la femme, de la famille et de l’enfance,et ce, en concrétisation du volet relatif à cette catégorie sociale dans le programme présidentiel.
Que serait Ramadan sans la maman ? Un interminable et triste mois, un vrai supplice pour le cœur et pour le … corps.
Le 5e numéro de la revue «sawt al mar’a al arabiya» (La voix de la femme arabe) vient de paraître. Cette revue éditée par la présidence tunisienne de l’Organisation de la femme arabe (OFA) et destinée à la femme dans les différentes contrées du monde arabe tend, à travers ses numéros et les thèmes qu’elle traite, de mettre en lumière la réalité de la femme arabe, de déceler les lacunes persistantes et empêchant jusque-là la femme d’être au diapason du progrès et d’affirmer son autonomie.
Par Dr Faten Ben Abdallah Ben Amor
Alors que nous vivons au rythme de la célébration de la fête nationale de la Femme, nous ne pouvons nous empêcher de survoler l’histoire de notre cher pays, la Tunisie, et qui est très riche en la matière. En effet, nos 3000 ans d’histoire sont jalonnés par des femmes conquérantes, subtiles et intelligentes telles que:  Elissa Didon, fondatrice de Carthage, La Kahéna, Jezia El Hilaliya, Aziza Othmana etc.
Sous le haut patronage du Président de la République Zine El Abidine Ben Ali et sous l’égide de son épouse Madame Leïla Ben Ali Présidente des associations «Basma» et «Saïda» et de l’Organisation de la Femme Arabe, le Credif a soufflé sa vingtième bougie, ce 12 août 2010.
Créé en 1978, le Centre de formation internationale et de recherche en santé de la reproduction et population est une structure relevant de l’Office national de la famille et de la population, placé sous la tutelle du ministère de la Santé publique. Depuis sa création, ce centre a constitué un véritable appui au secteur de la formation et de la recherche en matière de santé de la reproduction.
21 article(s) trouvé(s)

Veuillez remplir le formulaire ci-dessous pour recommander cette page à un ami par email.