• Publication ce mardi du décret portant convocation du corps électoral
• Une durée d’une année serait suffisante pour la prochaine Constituante
Trois Tunisiens sur quatre, soit 75%, disent que tous ceux qui s’arrogent le droit de parler au nom du peuple ne les représentent pas. C’est ce qui ressort d’un sondage d’opinion réalisé par la société Global Management Service (GMS) sur un échantillon représentatif de 1.304 personnes âgées entre 18 et 80 ans durant la période entre le 20 avril et le 2 mai. Présenté au cours du débat organisé hier, dans le cadre du club «Un parti sans partie» sur le thème «La Haute Instance en question», en présence de son président, M.Yadh Ben Achour, ce sondage précise que 83,2 % des sondés sont encore indécis et ne savent pas pour qui voter le 24 juillet prochain. Cette indécision prouve, si besoin est, le peu de visibilité qui entoure les prochaines élections et confirme l’indifférence des Tunisiens vis-à -vis de la politique. Leurs principales préoccupations, toujours d’après ce sondage d’opinion, c’est d’abord l’économie puis le travail, alors que la politique arrive loin derrière la culture et le sport. Cette désaffection prononcée vis-à -vis des partis, dont la plupart sont en mal d’aura et d’assise populaire, semble être partagée par la plupart des Tunisiens dont notamment les jeunes. Mohamed Wassef, 23 ans, frais émoulu de l’université avec un diplôme d’informaticien, l’un des rares jeunes présents à ce débat, explique : «Nous les jeunes, nous ne nous reconnaissons pas dans les partis politiques mais nous avons nos propres positions politiques». Il ajoute‑: «Depuis la révolution, tout le monde parle en notre nom, mais personne ne nous donne l’occasion de promouvoir nos idées, d’exprimer nos revendications et de participer à la transition en cours. Même les médias nous délaissent et ne nous offrent pas assez d’espaces pour parler de nos aspirations et faire valoir nos droits à la construction de notre pays». N’ayant jamais voté, il compte le faire lors des prochaines élections car «voter, c’est exercer sa citoyenneté».
L’Instance qui, d’après son président, «a accompli un miracle» en mettant en place un code électoral qui permettra au peuple tunisien de choisir librement ses représentants à la prochaine Assemblée constituante «n’aura plus droit de cité juste après ces élections», ajoutant que cette Instance a constitué «la synthèse entre la légitimité révolutionnaire et la légitimité institutionnelle représentée par les structures de l’Etat». Retraçant son historique, il a précisé qu’au départ, une commission d’experts a été constituée pour se pencher sur «la révision des lois scélérates comme le code électoral, le code de la presse, les lois sur les partis politiques et sur les association». Mais en cours de route, elle a subi une transformation radicale au point de s’autoproclamer parlement. «On est passé par des moments difficiles à cause de l’intransigeance de certaines parties qui voulaient faire de cette Instance un Etat parallèle qui légifère et décide en même temps, avec un droit sur les nominations des hauts fonctionnaires de l’Etat, y compris les ministres et les ambassadeurs, ce qui paraissait incongru du fait que nul ne pouvait se prévaloir de la légitimité populaire», explique M. Ben Achour. «Mais finalement, le bon sens a prévalu et on a réussi à trouver la panacée avec la création d’un conseil regroupant des représentants de partis politiques, d’organisations nationales et de la société civile en plus de représentants des régions, des jeunes et quelques personnalités indépendantes connues pour leur militantisme».
Certes, on doit reconnaître à cette Instance une certaine capacité à dépasser les divergences pour arriver à un consensus autour du projet du code électoral, mais ce qu’on lui reproche c’est la propension de quelques-uns de ses membres à faire passer leurs intérêts partisans avant l’intérêt du pays. «C’est un état d’esprit dû essentiellement à un manque de culture démocratique chez certains partis politiques habitués à un type d’opposition frontale avec le régime», précise M.Ben Achour, qui ajoute «c’est l’apanage des sociétés postrévolutionnaires mais avec le temps, on finira par intérioriser cette nouvelle culture», content que 62 % des sondés pensent que le rôle principal de l’Instance est de protéger les objectifs de la révolution.
Ne pas jeter des citoyens
 en pâture
Evoquant l’inéligibilité des anciens responsables RCD, le président de l’Instance a tenu à préciser que contrairement à ce qui a été colporté, aucune liste ne sera publiée. C’est une question d’éthique car on ne doit pas «jeter en pâture des citoyens tunisiens, d’autant plus que la question ne concernerait qu’une dizaines de milliers de ceux qui on appelé l’ancien président à se représenter pour un nouveau mandat en 2014 et une quinzaine de milliers d’autres anciens responsables parmi les présidents de cellules, fédérations, comités de coordination, comité central et bureau politique. On va procéder au cas par cas. Et puis combien d’entre eux vont-ils oser se présenter aux prochaines élections ? La volonté qui doit animer tout un chacun c’est celle de la réconciliation et non la chasse aux sorcières». L’Assemblée nationale constituante sera essentiellement chargée de l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui rompra définitivement avec l’ancien régime et permettra à notre pays d’entrer de plain-pied dans le giron des pays démocratiques. Elle devra, d’après M. Ben Achour, «assurer, dans son préambule, les droits et les libertés publiques, le partage des trois pouvoirs et leur indépendance les uns par rapport aux autres et préciser la nature du régime politique». Souveraine, cette assemblée appellera, certainement, à des élections législatives et probablement à des élections présidentielles si la nature du régime adopté le permettra, car il se pourrait que le président de la République ne soit pas élu au suffrage universel. Mais quelle sera la durée de la Constituante‑? Celle de 1956 a duré plus de trois ans, d’avril 1956 à novembre 1959, avec la Constitution du premier gouvernement de la Tunisie indépendante sous la présidence du Leader Habib Bourguiba, l’abolition de la monarchie, l’élaboration de la Constitution promulguée le 1er juin 1959 et enfin l’organisation le 8 novembre 1959 des premières élections présidentielles et législatives. Depuis, par tradition, les deux scrutins ont lieu le même jour, plus précisément un dimanche. Pour la prochaine Constituante, il semblerait que le décret portant convocation du corps électoral qui sera publié incessamment au Journal Officiel, ce mardi en principe, en limiterait la durée à une année. Durée jugée suffisante pour mettre en place la nouvelle Constitution, l’organisation, éventuellement, d’un référendum populaire avant de céder la place à un nouveau pouvoir démocratiquement élu.
Par notre envoyé spécial à Istanbul M.H. ABDELLAOUI
Istanbul, terre de contrastes, aiment à dire ses visiteurs. C’est que les images s’y succèdent trop nombreuses et s’y bousculent trop puissantes.
Le ciel de ce mois de mai est inhabituellement gris sur Djerba la douce. Un vent froid agite la cime des palmiers et les jupes fleuries des dames parsemant les petits groupes de touristes de Houmet Souk, venus essentiellement de France, de Belgique et d’Allemagne.
Quelles procédures à suivre en vue de récupérer les biens spoliés et déplacés à l’étranger par le président déchu, son épouse et les membres de leurs familles ?
Quelles sont les chances réelles de récupérer ces mêmes biens, à la lumière des expériences d’autres pays ? Quelles mesures urgentes à prendre dans le but de récupérer les biens mal acquis ?
L’Association Nour, qui se définit comme un «Forum pour une nouvelle République», a organisé, hier, avec la participation de plusieurs partis politiques, dont Ennahdha, une conférence portant sur un thème laborieux, à l’intitulé kilométrique sous prétexte d’être explicite : «Place de la religion dans la Constitution de la nouvelle République.
Par Abdelhamid Gmati
Au début des années 90, le Premier ministre du Canada se représentait aux élections fédérales pour un second mandat. La campagne électorale commandait qu’il aille prendre contact avec les populations de toutes les provinces et toutes les composantes de la société.
Le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Tunis a organisé, hier, à Tunis, une conférence de presse portant sur la visite en Tunisie de M. Juan E.‑Mendez, rapporteur spécial sur la torture et autres traitements inhumains ou dégradants.
Par Hmida Ben Romdhane
Le discours du président américain de vendredi dernier comporte les deux grands sujets auxquels on s’attendait : les révolutions dans le monde arabe et la question palestinienne.
«Dinosaures sahariens» est le titre de la nouvelle exposition scientifique qui sera ouverte au public au pavillon des expositions temporaires de la Cité des sciences à Tunis à partir de mardi prochain 24 mai.
  Quatre érythréens ont trouvé la mort dans un incendie survenu dans la nuit de samedi à dimanche dans le camp des réfugiés de Choucha à Ras Jedir, à proximité de la frontière tuniso-libyenne, apprend-on dimanche de source militaire.
 Les causes de l'incendie, qui a détruit également 21 tentes dans le camp reservé aux réfugiés érythréens, sont encore inconnus et seront déterminés par l'enquête, indique-t-on de même source.
 La Haute Instance indépendante pour les Elections a proposé, dimanche, le report des élections de la Constituante pour le 16 octobre prochain,a annoncé M.Kamel Jendoubi, président de l'Instance lors d'un point de presse à Tunis.
  Deux kilos 250 grammes d'or ont été saisis, dimanche, à l'aéroport de Tunis-Carthage, a-t-on appris auprès des services de douanes.  La quantité d'or avait été dissimulée dans la ceinture d'un bagage à main d'un voyageur d'origine maghrébine.
 La brigade de surveillance et de recherche de la douane, relevant de la cinquième unité de Médenine, a intercepté, samedi, au cours d'une patrouille de contrôle, près de la frontière tuniso-libyenne, une voiture suspecte de marque "Toyota", ne comportant ni plaques minéralogiques ni papiers, avec à son bord deux personnes de nationalité étrangère.
  l'Association "Essofra-Citoyenneté" de Sousse a organisé, dimanche, un débat sur les perspectives de l'action régionale dans la région avec la participation de quatre partis politiques.
  Il s'agit du parti démocratique progressiste (PDP), du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), du parti Afak Tounès et du mouvement Ettajdid.
Les autorités judiciaires tunisiennes ont émis deux commissions rogatoires pour bloquer les avoirs du président déchu et de ses proches à l’Etat des Emirats Arabes Unis et à l’Etat de Qatar, annonce une source autorisée au ministère de la Justice.
Par Sadok BELAID
M. Obama vient de prononcer un grand discours supposé apporter un important réajustement de la politique américaine vis-à -vis du monde arabe, l’autre grand discours du Caire d’il y a deux ans, étant tombé totalement dans l’oubli, faute de réalisations concrètes.
M. Abdelkrim Zbidi, ministre de la Défense nationale, s'est rendu hier dans la délégation de Rouhia (Gouvernorat de Siliana), pour présenter les condoléances, aux noms du président de la République par intérim, du Premier ministre du gouvernement de transition et des membres du gouvernement, à la famille du martyr, le caporal chef Walid Hajji.
Le ministre de l'Intérieur, M.Habib Essid, a rendu hommage, hier, au siège du ministère, au citoyen Salah Hasni qui a aidé à dévoiler les terroristes à la station des voitures de louage de la ville de Rouhia (Gouvernorat de Siliana) au cours de laquelle deux membres de l'Armée nationale ont trouvé la mort.
Le Conseil supérieur islamique de la République Tunisienne a condamné les actes terroristes dans la délégation de Rouhia (gouvernorat de Siliana), mercredi, et qui avaient pour "objectif de porter atteinte à l'unité du pays, faire échouer sa révolution et entraver le processus de la transition démocratique".
Le Conseil supérieur de la magistrature a rejeté la demande de levée de l’immunité du juge Farhat Rajhi.
Le conseil, réuni, hier, au siège du ministère de la Justice, précise que la levée de l’immunité «se limite aux actes du juge lors de l'exercice de sa profession et qui sont incriminés juridiquement».
Le bureau exécutif de l'Association des magistrats tunisiens (AMT) s'est déclaré satisfait de la décision du Conseil supérieur de la magistrature de rejeter la demande de levée de l'immunité du juge Farhat Rajhi.
• La demande de levée de l’immunité du juge Farhat Rajhi à l’ordre du jour du Conseil supérieur de la magistrature
Le ministère de la Justice a souligné, dans un communiqué, hier, que l'ordre du jour du Conseil supérieur de la magistrature, pour sa réunion tenue hier, "se limite à la demande de la levée de l'immunité du juge Farhat Rajhi".
Après la tentative menée par les pro-Gueddafi, durant toute la journée de vendredi, le calme est revenu de nouveau au poste frontalier Wazen-Dhehiba et ses alentours.
Nombreux étaient les blessés des deux camps qui ont été évacués vers les centres médicaux de Dhehiba, Remada et Tataouine.
Plus de 45 mille réfugiés libyens sont, actuellement, hébergés dans la région de Tataouine. Seulement 5,5pc sont logés dans les camps, alors que les autres ont été répartis sur plusieurs villes et agglomérations de la région.
La validité des bulletins de soins gratuits ou à tarification réduite délivrés en 2006 est prorogée d'un an, soit jusqu'au 31 décembre 2011, au lieu du 31 décembre 2010, annonce le ministère des Affaires sociales dans un communiqué publié hier.
Par Soufiane Ben Farhat
Sitôt revenu de son périple français, le Premier ministre par intérim reçoit des personnalités politiques à tour de bras. Le service du protocole à Dar El Bey s’affaire. Et c’est tant mieux.
Un samedi après-midi très chargé pour l’élite de Sfax qui a choisi de débattre du développement régional dans le cadre d’un séminaire qui a regroupé bon nombre d’universitaires, en présence de personnalités de la région, de deux membres du gouvernement provisoire et du gouverneur de la région.
En réaction au dossier «La chute de l’Etat corrompu», la chaîne expérimentale «Attounsia» a diffusé un «contre-dossier» pour infirmer en quelque sorte les thèses avancées par le reportage en question qui est passé sur la télévision nationale.
Après avoir participé à une marche contre la pollution, le 16 avril dernier à l’avenue Habib Bourguiba, l’Association de protection de l’environnement de Gabès a mis les voiles, hier, vers la Cité des sciences au premier «Forum tuniso-français de la société civile : Citoyenneté-Environnement-Solidarité».
En marge de la 64e assemblée mondiale de la santé qui se tient actuellement à Genève, et à l’initiative de la Tunisie, une séance spéciale consacrée au thème «Jeunes et risques sanitaires» a été organisée conjointement par l’OMS, l’ONU-Sida et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap).
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