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Tribune
Avec Ben Ali, la Tunisie regarde l’avenir avec confiance

Par Belhassen TRABELSI

Pour un pays qui, il y a à peu près vingt-deux ans, avait sombré dans une phase de déliquescence et d’immobilisme, les performances sont de taille.

Les données chiffrées sont parlantes et la moisson des acquis dans les domaines politique, économique, social et culturel parle d’elle-même et aucune désinformation, aucune imposture ne sauraient écraser la voix de la vérité. Grâce à la conduite clairvoyante du Président Ben Ali, la Tunisie est parvenue à montrer au monde l’image d’un pays qui ose défier les aléas de la conjoncture, entreprendre, réussir et rejoindre le peloton des pays émergents. Entre le bilan des acquis et la projection d’une autre réalité, jugée possible d’ici 2014, conformément au programme électoral du Président Ben Ali «Ensemble, relevons les défis», se joue une large part du mouvement de l’histoire d’une Tunisie qui a choisi délibérément la voie de la modernité et de l’ouverture et qui aspire à accéder «au rang des pays développés».

 

Des acquis et des réalisations

 

Certes, on voit l’ampleur de la tâche qui attend les Tunisiens au cours des cinq prochaines années pour relever les défis — surtout les défis d’ordre économique — qui se posent au pays dans un contexte marqué par les retombées de la crise économique et financière mondiale, et on en mesure les difficultés. En même temps — et c’est la raison de l’enthousiasme et de l’optimisme collectifs —, on a conscience des réalisations accomplies dans le cadre du programme électoral «Pour la Tunisie de demain» 2004-2009.

Le revenu par tête d’habitant a été porté à 5.135 dinars en 2009, dépassant l’objectif tracé, à savoir 5.000 dinars (il était de moins de 1.000 dinars en 1987). 90% des demandes d’emploi additionnelles ont été satisfaites. L’investissement a atteint 25,9% du PIB en 2009 contre 22,8% en 2004. Les investissements directs étrangers ont atteint 2.100 millions de dinars contre 858 millions de dinars en 2004. Le taux de pauvreté a été réduit à 3,8% et la classe moyenne a été renforcée pour regrouper 81% de la population. Toutes ces avancées démontrent la justesse des choix définis par le Président Ben Ali et qui ont permis que les choses aillent dans le bon sens. C’est pourquoi toutes ces avancées interpellent les forces vives et les forces productives à persévérer dans l’effort, le labeur et la cohésion autour du projet social moderniste initié par le Président Ben Ali depuis le 7 novembre 1987. Parce que chaque étape historique, chaque acquis politique, chaque acquis social entraînent des aspirations nouvelles et des défis nouveaux. Par ailleurs, ces acquis impliquent l’urgence politique et intellectuelle de réaffirmer que les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont d’une noblesse qui n’admet ni leur exploitation à des fins politiciennes incompatibles avec les hautes valeurs, ni leur utilisation comme moyen pour atteindre des objectifs qui relèvent du politiquement correct.

A l’opposé de la logique des «minima sociaux», le développement du Tunisien est la mesure de l’œuvre de développement humain intégral. C’est là qu’il faut situer, sans autosatisfaction, mais avec confiance en soi, «le relèvement à plus de 5.000 dinars du revenu moyen par tête d’habitant et à 7.000 dinars en 2014», «l’espérance de vie à la naissance portée à 75 ans aujourd’hui contre 67 ans en 1987», ainsi que le «volume des transferts sociaux qui a plus que sextuplé depuis 1987».

C’est dire l’importance de la croissance et de sa répartition équitable et le fait que la solidarité et l’humanisme ne sont plus considérés, dans le contexte national de la Tunisie, comme des idéaux à atteindre, mais comme des atouts majeurs de développement de l’individu et de la société sans exclusion ni marginalisation. Tout récemment, la Tunisie a été classée première en Afrique du Nord pour ses performances en matière de gouvernance avec un score de 71,5 points sur un total de 100 points, par le rapport annuel de «Kennedy School of Government», institution universitaire de l’université américaine Harvard. La Tunisie s’est aussi distinguée par ses performances en matière de «développement humain», de «transparence et d’Etat de droit» et pour «le climat de sécurité» qui prévaut dans le pays, avec des scores respectivement de 89, 70,5 et 100 points.

 

Des défis à relever

 

Les élections présidentielle et législatives que les Tunisiens s’apprêtent à vivre constituent une nouvelle occasion pour le déploiement de l’intervention citoyenne, ainsi que celui de l’aspiration à une vie sociale plus harmonieuse et d’un meilleur vivre ensemble dans un cadre politique marqué par la prééminence de l’Etat de droit. Et on a la conviction que la réussite de ces échéances politiques permettra à notre pays de franchir, au cours de la période 2009-2014, un pas en avant décisif dans la voie des grandes réformes accumulées dans le sens de la promotion de la démocratie politique et de la démocratie sociale.

C’est ainsi qu’il devient possible de faire reconnaître les exigences si fortes de dignité de la personne humaine par l’action pour la consolidation des droits de l’Homme dans leur universalité, leur globalité, leur interdépendance et leur complémentarité. Droit au travail, à la formation, à la santé, à la culture. Droits à une sécurité de vie qu’une société civilisée se doit d’assurer à tous ses membres dans les conditions de notre temps. Toutes ces questions, on le voit bien, poussent au fond à agir sur les problèmes concrets en leur donnant leur vraie dimension de société, de capacité à relever ensemble les défis dans une communauté humaine davantage prospère, solidaire, ouverte et tolérante.

En effet, le défi majeur à affronter au cours du prochain quinquennat est, comme l’a souligné le Président Ben Ali dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la campagne électorale le 11 octobre, de «préserver les emplois, de poursuivre l’investissement, la création d’emplois», la «diversification de la base économique du développement et l’ouverture à l’environnement économique extérieur». Créer des emplois nouveaux qui soient davantage producteurs de richesse et de valeur ajoutée, motivants, qualifiés, où le Tunisien puisse exceller et innover. C’est de cette façon qu’on peut mobiliser l’apport des jeunes diplômés dans l’œuvre de développement global et intégral du pays et qu’on peut stimuler leur créativité, leur énergie, leurs capacités productrices, en s’appropriant «les sciences et les technologies nouvelles, la recherche scientifique, les nouveaux processus de travail et de production et les services à haute valeur ajoutée».

On le voit, c’est bien de défis de progrès et de modernité qu’il s’agit de relever par toutes les forces vives au cours des années 2009-2014. Les objectifs majeurs sont un «surcroît de bien-être et de prospérité» pour tous les Tunisiens. Et ils supposent le débat de l’ensemble des Tunisiens qui se partagent les valeurs de la modernité et du progrès, un nouveau rapport des jeunes et des moins jeunes à la politique, l’épanouissement de la démocratie de participation. Un tel projet est ambitieux. Mais il est à la portée d’une société qui a délibérément choisi, avec le Président Ben Ali, la voie du progrès pour tous et de la modernité. Et il n’est pas au-dessus de ses forces dès lors qu’il repose – pour aller de l’avant en ce sens – sur la mobilisation de la société elle-même, sur son mouvement, sur sa dynamique politique et citoyenne.

Dans cette perspective, choisir la voie de l’avenir avec le Président Ben Ali équivaut pour tous les Tunisiens à ré-enchanter le présent et réhabiliter le bien-fondé du référentiel intellectuel réformiste. Tout cela appelle à embrasser avec une intensité louable l’espoir d’un monde meilleur et à ôter à l’histoire nationale son irréductible part de création et d’inédit. Les échéances politiques d’octobre invitent, en effet, le Tunisien à réinventer avec le Président Ben Ali le sens qu’il donne à l’épopée du Changement pour une Tunisie prospère, solidaire et souveraine.

 

B.T.

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