Le ministre d’Etat a souligné, dans son allocution, que le discours du Chef de l’Etat a été exhaustif et global et a évoqué toutes les questions et tous les secteurs qui sont au cur des attentes et aspirations des Tunisiens dans les domaines politique, économique, social et culturel et dans le secteur de l’information. Il a relevé l’écho favorable de ce discours auprès des Tunisiens qui ont adhéré spontanément à son contenu.
M. Ben Dhia a évoqué l’évolution de qualité qu’a connue le revenu des Tunisiens et l’amélioration de leur pouvoir d’achat à la faveur de la promotion et de la mobilisation efficiente des ressources humaines qui constituent la première richesse de la Tunisie.
Il a relevé la pertinence de la vision de la direction politique lors de l’élaboration des choix nationaux, ce qui a incité les instances internationales spécialisées à rendre, en maintes circonstances, des hommages appuyés à l’égard de la Tunisie pour sa gestion, saine et efficace, des finances publiques. Il a indiqué dans ce contexte que la Tunisie occupe la 3e place sur 125 Etats en termes de gestion de ses finances publiques, au service de l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens et de l’amélioration de sa compétitivité économique.
Il a insisté, dans ce contexte, sur la nécessité d’uvrer davantage et de faire preuve d’abnégation pour relever les défis et gagner les paris de la mondialisation, appelant à redoubler d’effort pour améliorer davantage l’environnement de l’investissement, intérieur et étranger, qui constitue l’une des principales garanties de l’évolution du pays.
Le ministre d’Etat a souligné la place considérable qu’occupe la société civile et son rôle dans l’appui de l’effort de l’Etat dans tous les domaines et dans la concrétisation des orientations et des choix définis pour la Tunisie d’aujourd’hui et la Tunisie de demain.
Il a appelé les constitutionnels démocrates à adhérer massivement aux structures et organisations de la société civile, étant donné que la force du Rassemblement constitutionnel démocratique réside dans la présence de ses cadres et de ses militants dans la société civile et le tissu associatif.
Il a évoqué, à ce sujet, l’appel lancé par le Président Zine El Abidine Ben Ali, dans son discours du 7 novembre 2006, à la participation des partis politiques, des composantes de la société civile et des différentes sensibilités à la préparation d’approches prospectives pour la Tunisie dans les différents domaines, relevant que cet appel, qui émane du plus haut sommet de l’Etat, confirme l’ouverture de la direction politique sur tous les courants de pensée et sa volonté de les associer à tout ce qui concerne l’avenir du pays et de la société.
Une volonté constante de renforcer les droits de l’homme
Un débat s’est ensuite instauré, au cours duquel, les intervenants ont soulevé un ensemble de questions se rapportant notamment à la corrélation entre les dimensions économique et sociale dans la politique de l’ère nouvelle et au rôle de la femme dans la dynamisation de la vie économique, sociale et politique.
Les intervenants ont, également, évoqué la place qu’occupent les droits de l’homme en Tunisie, ainsi que le choix démocratique et pluraliste adopté par la Tunisie du Changement pour renforcer la vie politique dans le pays.
Plusieurs intervenants ont, par ailleurs, évoqué le discours véhiculé par certaines chaînes satellitaires et visant à semer la zizanie et la discorde dans le monde islamique et à diffuser des idées extrémistes et infondées, particulièrement en ce qui concerne les tenues vestimentaires d’inspiration sectaire.
L’un des intervenants a appelé le RCD à désigner le Président Zine El Abidine Ben Ali comme candidat à l’élection présidentielle de 2009, en témoignage de reconnaissance pour les acquis enregistrés en Tunisie, grâce à sa politique judicieuse et éclairée.
En réponse à cette proposition, M. Abdelaziz Ben Dhia a indiqué qu’en tant que Tunisien, bénéficiant des fruits de cette politique, il ne peut qu’appuyer cette proposition et en tant que militant du Rassemblement, il ne peut que soutenir cet appel au Président Ben Ali à briguer un nouveau mandat.
Il a rappelé, dans ce contexte, les communiqués publiés, cette semaine, par la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers qui toutes deux ont appelé le Chef de l’Etat à se présenter à l’élection de 2009, soulignant que la décision définitive relève des seules prérogatives du Président de la République.
Sur un autre plan, M. Abdelaziz Ben Dhia a mis l’accent, dans ses réponses, sur la corrélation étroite entre les dimensions économique et sociale dans la politique de l’ère nouvelle, ce qui a permis de conforter et d’enrichir les acquis dans tous les domaines et de consolider le climat de sécurité et de paix sociale, permettant ainsi à la collectivité nationale de se mettre entièrement au service des intérêts supérieurs de la nation.
Le ministre d’Etat a souligné, par ailleurs, la place de choix qu’occupe la femme tunisienne dans la société, relevant l’importance de son rôle dans la formation des jeunes générations et de sa participation à la vie politique, économique et sociale.
Il a, d’autre part, réaffirmé la volonté constante du Président de la République de renforcer la culture des droits de l’homme et de défendre ces droits, dans le cadre de la Constitution et de la primauté de la loi, précisant que l’option démocratique pluraliste est une orientation irréversible à la concrétisation de laquelle uvre toute la collectivité nationale et qui trouve sa meilleure illustration dans le vécu quotidien du citoyen tunisien.
Evoquant la question de l’habit sectaire, M. Ben Dhia a réaffirmé la nécessité de faire face à ce phénomène étranger à la société tunisienne et à l’identité arabo-musulmane du pays, soulignant que cette tenue vestimentaire n’a aucune relation avec les principes authentiques de l’Islam et qu’il existe bien en Tunisie un habit national traditionnel spécifique à la femme.