«Pôle actif de développement», la région est, dans la pensée du Président Ben Ali, l’expression non seulement culturelle, sociale et économique du pays, mais elle est aussi le témoignage éloquent de la vitalité de notre peuple, de ses grandes ambitions et de sa capacité à forger son destin par le travail, l’intelligence et l’innovation.
Aussi toutes les réformes entreprises depuis le Changement visent-elles à outiller les Tunisiens des instruments efficaces pour relever tous les défis en comptant sur leurs propres potentialités.
Pragmatique, visionnaire et lucide, le Président Ben Ali a associé la jeunesse et l’entreprise en tant que deux piliers fondamentaux pour façonner la Tunisie de demain, à travers une vision novatrice où chaque localité, chaque cité, chaque village, chaque commune et chaque région soit un foyer dynamique de progrès, de modernité et d’invulnérabilité.
A l’occasion du 19e anniversaire du Changement, le Chef de l’Etat a annoncé sa décision de créer la formule de stage d’initiation à la création d’entreprises en faveur de tous les promoteurs économiques potentiels tout en donnant des orientations claires aux secteurs de l’éducation et de la formation et de l’enseignement supérieur pour enraciner chez les jeunes une mentalité entrepreneuriale et en vue de faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’acteurs économiques capables de relever les défis de la mondialisation et de la compétitivité internationale.
La création dans toutes les régions de pôles universitaires, de pépinières d’entreprises, de centres d’affaires, de structures d’appui et d’encadrement, la mise en place d’un cadre législatif adéquat offrant plusieurs avantages et incitations, la modernisation de l’infrastructure régionale, le renforcement des pouvoirs locaux et régionaux et la décentralisation représentent des initiatives présidentielles majeures visant à faire de chaque localité et de chaque région du pays des espaces pour produire plus et mieux, pour attirer davantage d’investisseurs et pour conquérir de nouveaux marchés. Tant à l’échelle locale, régionale que nationale, l’entreprise est, depuis l’avènement du 7 novembre 1987, synonyme de prospérité, de richesses et d’emploi pour la nation tout entière.
Secteur névralgique qui est souvent tributaire de la vie de l’entreprise, l’administration est censée être en symbiose totale avec le citoyen et le monde des affaires car le développement est une course contre la montre.
Aussi, le Chef de l’Etat n’a-t-il cessé de donner ses directives afin de conforter les rapports de confiance et de transparence entre l’administration et les administrés.
Dans ce contexte, en conférant lundi dernier avec le Premier ministre, il a recommandé d’alléger les procédures et de réduire les délais d’intervention du Fonds de promotion et de décentralisation industrielle (Foprodi), d’appuyer les efforts en matière d’étude de projets et d’élargir le champ d’intervention de la Société tunisienne de garantie (Sotugar), en coordination avec les institutions financières, dont notamment la Banque de financement des petites et moyennes entreprises.
Le Chef de l’Etat a, également, ordonné la mise en place d’un pacte de financement en vertu duquel les institutions financières et les organismes d’appui s’engagent à adopter un ensemble de conditions durant toutes les phases de financement, de manière à simplifier les procédures et à impulser la dynamique de développement.
Rien n’a été laissé au hasard afin d’offrir à nos entreprises les meilleures conditions de développement, d’épanouissement et de pérennité.
Les nouvelles décisions présidentielles consacrent une symbiose totale et ambitieuse entre toutes les parties concernées, chefs d’entreprise, diplômés de l’enseignement supérieur, ingénieurs, cadres hautement qualifiés, structures d’appui et d’encadrement, institutions financières et administration.
Toujours dans le souci d’impulser de manière décisive l’initiative privée et pour encourager notamment les jeunes à créer leurs propres projets, le Président Ben Ali a décidé en 2007, à l’occasion de la Journée nationale de l’entreprise, d’étendre les interventions du Fonds national de promotion de l’artisanat et des petits métiers (Fonapra) pour qu’elles touchent, outre les diplômés de l’enseignement supérieur, tout promoteur de projet justifiant d’une compétence professionnelle et dont l’investissement atteint 80.000 dinars.
L’accélération du rythme de création d’entreprises étant un défi majeur à l’heure où les PME se voient de plus en plus investies, dans le monde, d’une mission stratégique dans la relance de la croissance et de la création d’emplois, les nouvelles initiatives présidentielles permettront à nos régions de se transformer en véritables espaces de production, d’investissement et d’exportation en mobilisant leurs propres potentialités, en exploitant mieux leurs spécificités et en améliorant leurs capacités compétitives.
Et il suffit aujourd’hui de parcourir la Tunisie profonde pour découvrir le nombre de plus en plus important d’entreprises qui se créent dans les régions les plus reculées du pays qui offre à ses investisseurs comme à ses visiteurs, toutes les conditions de pérennité, de quiétude, de stabilité et d’ouverture.
En plaçant la solidarité en Tunisie en tant que valeur aussi bien national et constitutionnelle que civilisationnelle et morale, en faisant de toutes les régions du pays des espaces de liberté de penser et d’entreprendre et en comptant uniquement sur le génie et le talent du Tunisien pour façonner son devenir, le Chef de l’Etat a, dès l’avènement du Changement, inscrit la Tunisie au cur du monde moderne.
A l’heure où le Rassemblement Constitutionnel Démocratique a choisi de placer son prochain congrès sous le signe du «Défi», et ce, à un moment où la Tunisie dialogue avec sa jeunesse, il est bon de rappeler que le Président Ben Ali, en redonnant à son peuple le goût du travail, de l’entreprise et du compter-sur-soi, a définitivement engagé la Tunisie, toutes régions confondues, sur le chemin du progrès et de l’invulnérabilité.
M.M.