Pour situer et appréhender les choses à leur juste valeur, la Tunisie ne comptait en tout et pour tout, à la veille du Changement, qu’une radio nationale, deux radios régionales, moins de 500 journalistes et la liberté de la presse n’était qu’un fait inhabituel.
Aujourd’hui, la Tunisie compte plus de 1.000 journalistes, quelque 265 journaux et magazines (contre 91 en 1987), plus de 1.000 publications et journaux étrangers diffusés à travers tout le pays, près d’une centaine de correspondants étrangers accrédités à Tunis, quatre chaînes de télévision (deux publiques et deux privées), trois radios privées, une radio culturelle, huit organes des partis de l’opposition qui bénéficient d’importantes subventions publiques sans cesse renforcées. Tout cela sans parler de la presse électronique et des chaînes satellitaires auxquelles les Tunisiens peuvent accéder en toute liberté.
Toujours soucieux d’offrir aux Tunisiens plus d’espaces de liberté, de pluralisme, d’opinion et d’expression, le Président Ben Ali, après avoir supprimé les peines privatives de liberté et abrogé la procédure du dépôt légal, a décidé d’ériger le Conseil supérieur de la communication en établissement public doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, ainsi que d’élargir ses prérogatives et compétences.
La création d’un fonds d’entraide pour renforcer la solidarité entre les journalistes, la mise à la disposition du Syndicat des journalistes tunisiens d’un nouveau local lui permettant de travailler dans les meilleures conditions, l’octroi aux journalistes d’avantages leur permettant d’acquérir des ordinateurs, les offres spéciales au profit des journalistes pour la connexion au réseau Internet, la construction, sur instructions du Chef de l’Etat, d’un nouveau siège de la radio-télévision tunisienne constituent autant d’initiatives présidentielles concrètes visant à offrir à la famille élargie du secteur les meilleures conditions morales et matérielles pour que les journalistes tunisiens soient à la hauteur de la mission qui leur est confiée, c’est-à-dire servir la Tunisie, ses intérêts et ses grandes ambitions.
A l’heure où l’environnement mondial est de plus en plus marqué par l’explosion des chaînes satellitaires et de l’Internet qui véhiculent parfois des idéologies rétrogrades et opposées à nos spécificités culturelles, le rôle, la responsabilité et la mission des journalistes sont aussi importants que vitaux.
Dans la conjoncture complexe de notre monde où la surenchère, la manipulation et le sensationnel ne cessent, hélas, de porter gravement préjudice à la déontologie et à l’honneur de la profession, les journalistes tunisiens savent mesurer, à sa juste valeur, la mission d’informer dans un contexte mondial où les médias plongent de plus en plus dans l’excès, l’extravagance et l’irrationnel. En effet, dans les plus vieilles démocraties, des voix s’élèvent pour exiger davantage d’éthique, de respect de la déontologie, de responsabilité et de vérité, loin des schémas étriqués et stériles d’une pensée unique.
En Tunisie, avec zéro titre confisqué ou interdit, depuis le Changement, le paysage médiatique ne cesse d’être plus libre, plus diversifié, plus pluraliste et plus objectif.
Inscrite dans la Constitution, garantie et protégée par la loi, la liberté d’expression et d’opinion rythme la vie quotidienne des Tunisiens à travers notamment les séances de débat avec les membres du gouvernement dont la télévision nationale assure la retransmission directe, les débats budgétaires, les dossiers télévisés et tant d’autres espaces audiovisuels destinés à offrir aux citoyens une information digne de l’évolution remarquable enregistrée par notre pays dans tous les domaines.
Depuis l’avènement du 7 novembre 1987, le Président Ben Ali multiplie ses appels pour promouvoir l’information et encourager les journalistes à faire preuve davantage d’audace, d’objectivité, de sérieux et de professionnalisme afin que l’information traduise réellement les préoccupations des citoyens, leurs attentes et leurs aspirations légitimes au mieux-être et au progrès pour tous.
En vue de permettre aux hommes des médias d’accompagner le processus démocratique et d’être le reflet de la société tunisienne, de son dynamisme et de sa diversité, le Chef de l’Etat place «la liberté d’expression et de la presse en tant que droit fondamental de l’individu et de la collectivité».
Pour le Président Ben Ali, la liberté d’expression et de presse est un droit essentiel des droits de l’Homme en Tunisie. Aujourd’hui, tant au niveau du contenu que de la forme, le paysage médiatique tunisien connaît une véritable mutation aussi bien quantitative que qualitative de nature à permettre aux Tunisiens de bénéficier d’une information saine.
Car, à l’heure où l’on dénonce dans plusieurs pays les pressions du pouvoir de l’argent, la Tunisie a su, contre vents et marées, se soustraire à toutes les pressions et à tous les pouvoirs pour offrir à ses citoyens une information fiable, claire, libre et équilibrée. C’est-à-dire une information saine et sereine qui se ressource dans le référentiel politique et civilisationnel de notre pays qui, tout au long de son histoire millénaire, a toujours su maîtriser toutes les conjonctures.
A l’heure où l’on fête la Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes tunisiens ne peuvent que se réjouir de ce climat de liberté, de démocratie et de pluralisme où les médias sont sollicités et encouragés par le Président de la République en personne pour exercer leur noble mission.
La liberté, celle de la presse, l’expression, des organisations ou celle des associations, ne connaît de limites en Tunisie que celles inscrites dans les lois de la République et la Constitution dont le Président de la République est le seul garant.
M.M.