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Météo aujourd’hui et demain |
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Après le beau temps, la pluie |
| • Un temps pour les baignades en mer, un temps pour les courses à vélo. Les vacanciers crient haro sur des changements si brusques, alors que les agriculteurs exultent |
Une pluie fine non-stop qui s’abat sur tout le Nord de la Tunisie (Tunis bien entendu, mais aussi Bizerte et Tabarka), le Centre (à Thala spécialement), et le Sahel (Sousse et Monastir notamment) et, à un degré moindre, sur une partie du Sud-Est où les nuages sont plutôt épais. Dire que, deux jours auparavant, touristes et autochtones pratiquaient allègrement tous les types de natation en eau salée (brasse, papillon, crawl…) et ne portaient, après moult consultations, que tee-shirts, polos et autres chemises à manches courtes, renvoyant à la naphtaline pull-over, tweed et manches longues ! Certes, le proverbe «En mai, fais ce qui te plaît !» n’a pas pris de rides, du moins jusqu’en 2008. A preuve, cette espèce de bipède qui, contre canicule et sirocco, persévère à porter toujours des habits en laine. Il en est qui — vive le sens de l’humour ! — invoquait les habitudes vestimentaires des sahariens (les habitants de Tataouine) privilégiant le port de la laine, même en plein été. Car, confesse-t-on en aparté ou crie-t-on à la cantonade, la laine fonctionne, en pleine chaleur estivale, comme un isolant, le seul qui soit naturel donc sans risque aucun pour l’épiderme. Allez vérifier cet empirisme qui coule de source !… Voilà donc un petit renversement de situation qui fait que la pluie fine (donc bien dosée et livrée sur la durée) succède à la chaleur estivale en printemps. Cette chaleur qui, sous peu, engageait les futurs estivants à payer des avances, cossues (jusqu’à mille dinars à Hammamet, à Kélibia et à El Maâmoura) pour garder la main sur des villas ou studios destinés aux vacances des juilletistes ou aoûtiens. Que n’invente-t-on pas de qualificatifs hauts en couleur pour désigner désormais ces vacanciers qui s’y prennent dès la mi-mai, bravant les adages et proverbes et comme s’inventant un rythme des saisons bien propre à eux ? Notre lexique courant ne s’en porterait que mieux. Et même la bourse des loyers d’été, dont on parle abondamment ces jours-ci, fléchirait un peu, en s’étalant désormais sur cinq mois, au lieu de trois ou deux si l’on tient compte du moins du jeûne au cours duquel les tajines et bricks dameront le pion à toute velléité de villégiature… tardive ! Et si ce climat un peu automnal perdurait jusqu’à gâter les vacances projetées ? Que l’on ne s’y méprenne pas : cette pluie fine que certains esprits joviaux qualifiaient, pas plus tard qu’hier, entre deux bouffées de chicha, de «bien londonienne», ne saurait durer indéfiniment. Tout au plus jusqu’à mercredi 14 mai, date prévue par notre météo pour un retour aux valeurs de saison (de 24°C à 32°C, au lieu d’une fausse note devant varier aujourd’hui aussi de 14°C à 22°C). Quoi qu’il en soit, et tant que la mer est agitée, mieux vaut revoir ses sorties en baisse, quitte pour cela à troquer la natation en eau salée pour d’autres sports plus urbains (ou citadins), tels que le cyclisme qui, par ces temps de flambée des cours du pétrole, a le suffrage des Tunisiens, semble-t-il. Et si les citadins ont tendance à se plaindre de ces brusques changements climatiques qui, c’est vrai, mettent à mal tous les calendriers, les ruraux, eux, ne font que s’en féliciter, sachant mieux que d’autres que les pluies de mai, certes moins bénéfiques que celles de mars, ne sont pas dévastatrices pour le moins du monde. Bien au contraire, agronomes et agriculteurs, formés sur le tas, leur prêtent des vertus que les profanes ignorent presque en totalité. Tel que l’impact très positif sur l’oléiculture (car l’olivier constitue son jus dès le mois de juin, nous précise-t-on), l’arboriculture (pommiers, poiriers…) et jusqu’à l’agrumiculture qui — hélas ! — n’est plus pourvoyeuse d’oranges juteuses et succulentes comme auparavant. Sans compter les figues de Barbarie qui, dans un mois et demi tout au plus, investiront les étals (légaux et anarchiques) et égayeront nos corbeilles de fruit. «Sultan El Ghalla» promet ainsi d’éclipser bien des fruits de saison (pastèques et melons exceptés) et de peser de son poids (en a-t-il un, tant il est vendu à la pièce ?) sur la mercuriale en la tirant — fort heureusement et enfin ! — vers le bas. Certes, et au regard de ces bénéfices, patauger dans la boue, être éclaboussé par des chauffards invétérés ou ne plus avoir à profiter des rayons du soleil — le tout pour 72 heures, à tout casser —, n’est qu’une sinécure que tout un chacun vivra dans la joie et la bonne humeur.
Larbi CHENNAOUI |
Pluviométrie - 12 mm à Ghardimaou Les quantités de pluie enregistrées en millimètres récemment, soit du vendredi à samedi, sont les suivantes : Gouvernorat de Tunis : La Goulette 1, Sidi Bou Saïd 2, La Marsa 1, Le Kram 1 Gouvernorat de La Manouba : Chaouat 1 Gouvernorat de Nabeul : Nabeul 2, Dar Chaâbane 1, Grombalia 1, Bouargoub 1, Hammamet 1, Azmour 2 Gouvernorat de Zaghouan : Zaghouan 4, Mogren 5, Zriba 3, Bir M’cherga 1, Saouef 1, Jeradou 3, Aïn Askar 1 Gouvernorat de Béja : Amdoun 3, Thibar 1, Téboursouk 3, Barrage Kesseb 3, Nefza 3 Gouvernorat de Siliana : Bargou 4, Makthar-Ville 1, Makthar-Station 1 Gouvernorat de Jendouba : Jendouba 3, Fernana 8, Station aéroport 8, Tabarka-Ville 15, Complexe sportif 17, Béni M’tir 16, Ghardimaou 12, Oued Mliz 6, Aïn Draham 12 Gouvernorat du Kef : Kef-Ville 2, Kef Boulifa 2, Dahmani 4, Ksour 2, Jerissa 7, Kalaâ Khesba 4, Kalaât Senan 9, Tajerouine 6, Touiref 6, Oued Mellègue 1, Essakia 1 Gouvernorat de Kasserine : Hidra 2, Foussana 1, Feriana 1, Thala 1 Gouvernorat de Sousse : Sousse 1, Enfidha 1, Akouda 2, Sidi Bou Ali 2, M’saken 1, Sidi El Héni 1, Kalaâ Kébira 2, Kalaâ Sghira 2, Hammam-Sousse 1, Chott Meriem 1 Gouvernorat de Monastir : Zeramdine 1, Béni Hassen 1, Bembla 1 Gouvernorat de Kairouan : Oueslatia 3, Aïn Jelloula 4, El Houareb 1 |
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