Une Tunisie résolument tournée vers le progrès scientifique et technique, fortement attachée à ses repères et à son identité, forgés sur des siècles, à partir d’une appartenance marquante à l’aire arabo-musulmane, maghrébine et méditerranéenne. Une Tunisie, une et plurielle, que les jeunes, partie prenante du dialogue global et force vive de la nation, à expression multiple, façonnent à leur manière, conformément au legs riche et varié de décennies de Changement.
A preuve : ce flux d’idées 1.034 idées, très précisément diffusées sur Internet à travers le fameux site www.pactejeunesse.tn, où pas moins de 1.294.857 pages ont été consultées. Une véritable pléthore qui n’a d’égale que cette profusion de forums auxquels ont pris part, à la date du 4 juin 2008, 8.131 jeunes dont 5.200 vingtenaires qui ont endossé la toge virtuelle de membres à part entière et permanents.
Il faut dire que les bus Internet qui ont sillonné près de 100 localités non encore couvertes par la Toile ont été pour beaucoup dans cette affluence somme toute imprévue dans les proportions qu’elle a prises inopinément.
Le numéro vert «80100310» opérationnel 7 jours/7 de 8h30 à 18h00 non-stop a attisé cette frénésie bien juvénile à vouloir s’exprimer sur tous les sujets et surtout à se faire entendre des adultes que nous sommes.
Et surtout à apporter sa «petite» contribution à cette exaltante uvre d’édification en cours et qui vise à ancrer la Tunisie solidement dans l’environnement mondial en la dotant de tous les atouts de l’intégration.
Pour cerner toute l’ampleur de ce dialogue «multimodal», il est indispensable de s’imprégner de certaines données de base, telles que le nombre total de participants aux tribunes et forums, tous modes confondus, qui a atteint, aux statistiques du 4 juin 2008, 178.413 jeunes (jeunes filles et garçons).
Sachez encore qu’à la même date, le taux de réalisation des tribunes a atteint le niveau de 74%.
Et cet engouement pour le dialogue n’est pas près de cesser. Car, les jeunes savent pertinemment qu’ils sont écoutés sans tutelle d’aucune sorte. Mieux encore, ils tiennent à multiplier les interventions du moment que les médias de la place s’emparent de leurs tribunes pour en faire un canevas solide à des enquêtes et des reportages sur les préoccupations profondes des jeunes de 2008, ces préoccupations que seul le dialogue global avec les jeunes «La Tunisie d’abord» est parvenu à cristalliser avec un tel éclat. Peut-être le cumul des modes et la mobilisation d’envergure sont-ils pour quelque chose dans cette réussite bien programmée.
Comment, au final, ne pas saluer l’effort fort louable du gouvernorat de La Manouba qui a opté pour l’«info» en consacrant à ce dialogue toute une publication périodique. Une manière non moins élégante d’inciter les jeunes de ce gouvernorat à mieux s’exprimer, à travers l’écrit, ce noble support jalousé par tous les autres médias, la télé, la radio et même Internet où l’éphémère règne toujours, quoiqu’on en dise !
Larbi CHENNAOUI