Aux dernières statistiques, 400.000 jeunes ont participé à la première phase du dialogue global avec les jeunes «La Tunisie d’abord», tous modes confondus (tribunes, forums sur Internet, SMS et répondeur automatique, plateaux de télévision et émissions radiophoniques…). A découlé de cette participation, une thématique riche et un débat relevé qui a permis, avant fin juin dernier, d’établir une première mouture du Pacte de la jeunesse qui sera rendu public le 21 septembre et promulgué début novembre prochain. En attendant bien entendu la semaine cruciale s’étalant du 6 au 14 septembre 2008 au cours de laquelle se tiendront la dernière flopée de tribunes dites régionales qui scelleront pour ainsi dire la mouture définitive du pacte, celle qui précédera de peu son élaboration effective.
Il va de soi que le dialogue global «La Tunisie d’abord» se poursuivra sur Internet et dans les médias jusqu’au 20 septembre, terme assigné au débat depuis le 21 mars dernier, date de son démarrage. Lequel Internet sur le site www.pactejeunesse.tn et lesquels médias diffuseront non-stop le texte définitif du pacte décidé par le Chef de l’Etat.
Une bonne dose de réconfort…
Grande nouveauté, cette semaine : il s’agit du nouvel habillage du site www.pactejeunesse.tn où d’un simple clic, tout internaute, jeune et moins jeune, peut accéder aux nouvelles rubriques estampillées «new !» en bleu clignotant. Dans ces rubriques, sont publiés le projet de pacte, l’atelier tenu en juin qui l’a pour ainsi dire introduit, ainsi que les dernières infos relatives aux tribunes, l’accès immédiat aux différents participants d’une manière ou d’une autre au Dialogue global dont RMC (Radio Monte Carlo) et enfin les liens où trône le site www.consultation-emploi.tn placé sous le thème «La Tunisie avec toutes ses compétences».
Partout donc, se précise plus que jamais la focalisation sur l’emploi, domaine où — fort heureusement ! —se succèdent les bonnes nouvelles, en cette période cruciale de l’année faite d’un crescendo de la demande dans le rang des diplômés de l’université et des écoles de formation relevant des divers départements ministériels.
D’emblée, s’impose à notre souvenir le plan national d’embauche des diplômés de l’enseignement supérieur visant la création sur une quinquennie de quelque chose comme 218.000 postes d’emploi, soit 44.000 emplois par an. Ce n’est guère placer la barre très haut que de viser de telles altitudes. Deux faits majeurs justifient amplement un tel «appétit» : tout d’abord l’impératif hissement du taux d’encadrement de 14% actuellement à 18% en 2011. D’où, entre autres mesures décisives pour se préparer à cela, le lancement d’un concours sur dossier pour une formation de haut niveau dans des mastères professionnels en faveur des titulaires de maîtrise en 2002 qui n’ont pu à ce jour intégrer le marché de l’emploi. Cette formation englobera 100 spécialités dans 67 établissements universitaires.
Elagation des difficultés
Vient ensuite consolider cet effort fort louable, l’étude d’évaluation des mécanismes de financement des microprojets réalisée récemment, dans l’intention d’identifier les facteurs déterminants dans la réussite des projets ainsi que de cerner toutes les difficultés ayant limité la portée et le souffle des jeunes promoteurs peu rompus certes aux arcanes de la finance.
Autre événement à ne pas négliger, quand même : il s’agit du recrutement très imminent de 2.000 diplômés de l’enseignement supérieur. Pas plus tard qu’en septembre, nous laisse-t-on entendre.
Décidément, et pour pasticher le fameux adage sur le bâtiment, quand l’emploi va, tout va.
En effet, quel plus grand bonheur, pour un frais émoulu, par les temps qui courent, qu’un accès au marché de l’emploi ?
Le même bonheur anime aussi les décideurs politiques qui se dépensent sans compter pour consolider encore plus l’embellie que connaît, depuis mars dernier, le front de l’emploi.
Le démarrage de mégaprojets, auquel notre pays se prépare avec tout le sérieux qui est le sien, confortera cette tendance salutaire, en l’amplifiant et en lui donnant l’envergure qui la rapprochera du plein-emploi, un rêve que caressent toutes les nations avancées et émergentes.
Larbi CHENNAOUI