Hélas, cet enthousiasme a très rapidement cédé la place à la déception. Ce site de réseautage s’est, en effet, révélé un vrai nid de guêpe. Des abus qu’on ne peut tolérer ont, en effet, commencé à y pulluler. Sous le couvert de l’anonymat, certains et ils deviennent hélas de plus en plus nombreux profitent pour diffuser de fausses nouvelles, porter atteinte à l’honneur des gens, colporter rumeurs et obscénités et bafouer ainsi les bonnes murs au su et au vu de tous.
Il s’agit d’un usage abusif et malsain de la liberté d’expression et d’une pratique lâche car protégée par l’anonymat.
Plusieurs associations en Europe et aux Etats-Unis ont déjà exprimé leur indignation à l’encontre de ces pratiques malhonnêtes qui annihilent les avantages de ce réseau et le condamnent à devenir un véritable cloaque.
Dans certains pays, les réseaux communautaires, dits aussi sociaux, ont été transformés par des pervers et autres extrémistes en support de «propagande pour les idéologies criminelles et pour les réseaux de malfaiteurs».
Avant qu’il ne soit trop tard, des mesures sévères devraient être prises afin de protéger la vie privée des gens et de là l’ordre public.
Une sensibilisation doit être assurée afin d’attirer l’attention des internautes sur les abus que peuvent favoriser, à ce sujet, Facebook. Cela sans oublier de leur rappeler la nécessité de lire comme il se doit les clauses du contrat lors de l’inscription à ces réseaux. Car il y est noté que les informations privées collectées sur lesdits sites seraient utilisées par les propriétaires des sites qui auront la liberté totale de les vendre à tous ceux qui voudraient les acheter.
Ma réaction est ici celle d’une enseignante qui veut protéger la jeune génération et pas seulement elle des abus de Facebook. Ma réaction est aussi celle d’une mère de famille, jalouse de l’éducation de ses enfants auxquels elle veut éviter le pire.
Souad ABID
(Enseignante, Tunis)