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Programmes malsains qui sont envoyés à l’insu de l’internaute pour l’espionner, collecter ainsi l’information précieuse qu’il n’aurait jamais accepté de livrer s’il était conscient des desseins de ceux qui y sont derrière.
C’est pour cette raison-là que la sécurité informatique est devenue l’élément le plus important dans toute connexion. Que dire maintenant si, en toute complicité et consentement, vous allez livrer vous-mêmes tout ce que certains ont envie de savoir à votre propos sans vraiment suspecter un quelconque usage nuisible, pour vous et même pour les autres.
Et là, nuisible peut revêtir une multitude de facettes.
Extirpation de données personnelles. Usurpation d’identité, manipulation, chantage, diffusion de rumeurs et de fausses nouvelles, d’obscénités… Un ensemble de délits, mais aussi de crimes aux conséquences parfois inattendues.
C’est, hélas, ce que risquent d’offrir les réseaux dits «sociaux» qui commencent à envahir le web (toile d’araignée).
Gare à «l’ivresse de la Toile»
Répondant à un besoin de communication, d’échanges, d’enrichissement humain, professionnel et autres, ces réseaux ont vite fait de devenir une place publique virtuelle très hétéroclyte. On y trouve les bons citoyens comme on y trouve les malhonnêtes gens et même les psychopathes difficiles à démasquer.
Dans ces réseaux, on invite à se joindre à tel ou tel groupe ou tout simplement en s’y inscrivant de sa propre initiative, on se retrouve en train de livrer des données personnelles, des informations, des opinions (sur soi et sur les autres).
C’est un véritable tourbillon qui entraîne aussi bien sur des terrains parfois inconnus avec des sables mouvants partout que vers la dépendance, comme celle à l’égard d’une drogue (addiction).
Tout en atteignant «l’ivresse de la Toile», le participant à ces réseaux, dont certains pèsent aujourd’hui des milliards de dollars sur le marché peut devenir victime de plusieurs types d’agressions. Cela sans parler du spaming, cette avalanche de courrier électronique indésirable à des fins publicitaires ou ces pop-up, fenêtres qui s’ouvrent intempestivement pour vous proposer tel ou tel produit ou œuvre.
Des faits ont été enregistrés dans ce sens un peu partout dans le monde et rapportés à temps par les médias.
Des lacunes de sécurité ont, en effet, permis d’obtenir des informations personnelles qui ont été utilisées plus tard aux dépens de leurs propriétaires, leur causant ainsi du tort ou des tracas de tous genres.
Un meurtre a été même commis (en grande-Bretagne) à cause de la disponibilité de certaines informations privée sur les pages de ces sites de réseautage.
Le risque devient plus fort quand il s’agit d’adolescents que l’on manipule afin de connaître leur comportement sexuel, par exemple.
Les adolescents plus
vulnérables
Selon une étude publiée dans le journal intitulé Archive et pediatric and adolescent medecine, des chercheurs ont montré, en examinant «500 profils de jeunes de 18 ans sur Myspace, choisis au hasard» que 54% de ces profils «contenaient des informations sur leur comportement à risque, 24% faisaient référence au comportement sexuel, 41% à l’abus de substances et 14% à la violence» (http : // sante_medecine, comment camarche.net)
En Italie, un scandale a éclaté suite à la diffusion sur Facebook de propos faisant l’éloge des réseaux mafieux.
La commission nationale française de l’informatique et des libertés (CNIL) a d’ailleurs alerté plusieur fois aucours de ces derniers mois, les utilisateurs de Facebook et de Myspace sur les dangers que représente le partage des informations privées sur ces réseaux. Abus des annonceurs en termes de publicité ciblée, mais aussi risques évidents pouvant se traduire par une utilisation malintentionnée de ces informations.
Selon les médias, certains utilisateurs ont eu la maladresse de mettre sur la Toile des informations qui ont été utilisées pour provoquer leur licenciement.
Faire attention donc et lire attentivement les constitutions du contrat pour l’inscription, ce que la majorité, hélas, ne font pas, car parmi les clauses, vous allez découvrir que le propriétaire du réseau vous demande de renoncer à votre droit de le poursuivre en cas de problèmes dus à l’utilisation d’une façon ou d’une autre de vos données personnelles.
Ali KHEMISSI
(Ingénieur informatique)