De plus en plus, de nos jours, les étudiants une fois la maîtrise ou le diplôme d’ingénieur en poche décident d’entamer un troisième cycle en briguant un master de recherche, voire plus, soit le doctorat. Et nombreux sont les jeunes qui voient leurs parents leur dire: "Puisque tu as un diplôme supérieur, que veux-tu de plus?".
Eh bien justement, pourquoi cette quête inlassable de plus de savoir, de plus en plus de diplômes avec tout ce que cela implique comme difficultés, stress, dépenses. Le tout, généralement, aux dépens de la vie personnelle. Chacun a, sûrement, ses raisons. Pour les uns, les études présentent une passion en soi et les recherches constituent un plaisir de découvertes.
Pour d’autres, le master et le doctorat représentent ce plus, désormais indispensable, pour s’assurer les meilleurs débouchés professionnels et s’ouvrir de vastes horizons en matière de recherche d’un boulot, à la fois, intéressant et rentable que ce soit dans le secteur public ou dans le privé.
Certains étudiants préfèrent, pour une raison ou une autre, partir à l’étranger pour obtenir ce précieux "sésame". Mais pourquoi un tel choix?
La réponse est évidente, selon cette catégorie : ils estiment, en effet, que les moyens de recherches et autres équipements, sont meilleurs dans les pays européens ou au Canada. Mais là, on remet, en quelque sorte, en cause le secteur de la recherche en Tunisie, alors que nous avons les meilleurs enseignants à la valeur reconnue, même au niveau international.
Ces jeunes répondraient :"Un bon nombre de nos enseignants sont diplômés de l’étranger, pourquoi pas nous?". C’est dire que le phénomène du suivisme joue un rôle en la matière, sans oublier ce fameux complexe de l’étranger qui persiste dans la mentalité de plusieurs de nos concitoyens.
Le bon point qui fait plaisir, c’est que du côté des professionnels et de nos entreprises, que vous soyez "mastérisés" localement ou d’un pays étranger, vous serez accueillis de la même manière. Et c’est le plus important.
Enfin, un autre point, non moins important. Après cette longue et pénible traversée universitaire, il ne s’agit pas de faire décorer sa chambre en "tableaux cadrés de diplômes" même s’ils représentent un beau motif de fierté mais il serait aussi et plus intéressant que chaque diplômé fasse preuve de créativité et d’esprit d’initiative.
En effet, pourquoi ne pas essayer de laisser et de marquer, à son tour, de son empreinte le domaine de spécialité en apportant le plus et du neuf. Une manière de faire uvre utile pour soi, pour la société, pour son pays et pour l’humanité !
Nous, les êtres humains, nous sommes éphémères, mais nous pouvons "produire" le pérenne.
Alors, au travail, les amis!
Souleïma H.