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«Doc à Tunis»
Un regard plus que porteur
Ambiance de fête, de liesse et de joie dans l’hypercentre de Tunis la semaine dernière avec la clôture de la 1ère édition du nouveau venu dans le monde des festivals, «Doc à Tunis».A la Rotonde, au Colisée, un espace assez réduit avait été aménagé pour la documentation cinématographique, animé entre autres par Marianne Katzaras, journaliste aux multiples talents.

Tout autour des plaques de verre garnissant les châssis du café et qui lui donnent l’air d’un aquarium géant, étaient  accrochés des portraits en couleur de Marianne. Des visages qui ressemblent d’une manière frappante à des gens rencontrés au hasard de nos errances quotidiennes. Des vieux des deux sexes au visage buriné et profondément marqué de rides. Des visages qui nous rappellent des êtres chers que la vieillesse a emportés. D’où le trouble et l’émoi qui se dégagent de ces portraits et qui nous interpellent pour nous rappeler la vacuité de la vie.

«Che», le héros de légende

Un public de toutes les tranches d’âge, très nombreux, était présent samedi à la salle du Colisée pour assister à la projection du film de Richard Dindo Ernesto Guevara, le journal de Bolivie. Le film était lu par Jean-Louis Trintignant et Christine Boisson. Le charisme jamais démenti est à l’origine de cette affluence motivée par la curiosité de tout savoir sur ce héros de légende des sixties, Ernesto «Che» Guevara. Le film a certes levé le voile sur le parcours du Che mais n’a pas révélé certains faits secrets, notamment les raisons qui l’ont poussé à quitter précipitamment Cuba et son différend avec le Maximo Lider, Fidel Castro.


La passionaria palestinienne

Un autre film qui a séduit les foules à cause justement de la personnalité de l’héroïne est Leïla Khaled, Hijacker de la journaliste suédoise, d’origine palestinienne, Lina Makboul. Il passait dimanche au Colisée.
Le personnage de la belle Leïla Khaled, née en Palestine occupée, s’est imposé à la face du monde en 1969, en détournant un avion. Cette courageuse militante du FPLP de Georges Habbache a atteint, par cette action, son objectif : celui d’attirer l’attention de l’opinion mondiale sur le drame injuste et intolérable du peuple palestinien spolié de sa patrie et de ses droits.
Aujourd’hui, âgée de 60 ans, Leïla Khaled ne domine toujours pas sa passion. Elle vit encore avec, dans la main, une pierre de sa maison perdue de Jaffa. Un film bouleversant tant il remue  en nous une puissante émotion.

A.L.

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