Tout autour des plaques de verre garnissant les châssis du café et qui lui donnent l’air d’un aquarium géant, étaient accrochés des portraits en couleur de Marianne. Des visages qui ressemblent d’une manière frappante à des gens rencontrés au hasard de nos errances quotidiennes. Des vieux des deux sexes au visage buriné et profondément marqué de rides. Des visages qui nous rappellent des êtres chers que la vieillesse a emportés. D’où le trouble et l’émoi qui se dégagent de ces portraits et qui nous interpellent pour nous rappeler la vacuité de la vie.
«Che», le héros de légende
Un public de toutes les tranches d’âge, très nombreux, était présent samedi à la salle du Colisée pour assister à la projection du film de Richard Dindo Ernesto Guevara, le journal de Bolivie. Le film était lu par Jean-Louis Trintignant et Christine Boisson. Le charisme jamais démenti est à l’origine de cette affluence motivée par la curiosité de tout savoir sur ce héros de légende des sixties, Ernesto «Che» Guevara. Le film a certes levé le voile sur le parcours du Che mais n’a pas révélé certains faits secrets, notamment les raisons qui l’ont poussé à quitter précipitamment Cuba et son différend avec le Maximo Lider, Fidel Castro.