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| Volcan... On dirait un gâteau au chocolat |
Cette œuvre monumentale est proprement stupéfiante! Comment faut-il en parler?Elle ne se raconte pas, elle ne se décrit pas. Elle se laisse voir, admirer. Elle n’est pas à la portée du premier venu. Encore doit-on posséder le sens des combinaisons savantes, le plus souvent dues au hasard et qui donnent naissance à ces formes si élaborées, telles ces «colonnes» en mosaïque, cet «escalier» en résine, cuivre et verre, un véritable travail d’orfèvrerie avec la même précision, la même netteté, avec en plus ce grain de fantaisie dont «Saâdia» carrément époustouflante! Encore faut-il saisir le sens de cette association harmonieuse de courbes régulières rappelant la forme d’une fenêtre, d’une paire de lunettes, d’un poisson, sans parler des spirales et des entrelacs qui exercent sur nous une fascination romanesque.
Kaouther Bellouednine, dans cette belle exposition, nous plonge «bille» en tête dans un univers magique et esthétique où «l’art, la créativité, la beauté peuvent, doivent être patrimoine de tous, dans la vie privée, dans la vie publique, au sein des entreprises, lieux où chacun d’entre nous passe la plus grande partie de son temps, de son existence», comme en témoigne ce beau pavement de mosaïque d’une entreprise de Ravenne. On vous salue, Kaouther. C’est obligé.
Mounira AOUADI