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| Amine Chermiti et l'Etoile sont déterminés à aller encore plus haut |
Depuis bientôt trois saisons, le Japon abrite le plus prestigieux tournoi à l’échelle intercontinentale, la Coupe du monde des clubs. Après deux occasions ratées (finales de la Ligue des champions 2004 et 2005) , l’ESS a saisi la chance de participer à ce tournoi. Ainsi, et fut-ce pour une courte période, l’Etoile fera partie du gotha mondial des clubs.
Depuis novembre 2006, l’Etoile collectionnait les trophées. Une coupe de la Confédération, relayée par un titre de champion national et suivie du titre de champion d’Afrique. Décidément et avant son terme, l’année 2007 pour les Sahéliens, s’avère une année de «bon cru». Aussi, cette compétition offre-t-elle une autre opportunité aux joueurs de l’Etoile de donner la mesure de leurs talents ?
Marchand : «Une équipe très technique»
Avec cinq titres nationaux, et quatre sacres continentaux (Copa sudamericana 2006, Superliga, Coupe Concacaf 2002 & 2006), la formation hidalguense (Le Mexique étant une fédération d’Etats, Hidalgo en est un) n’est pas née de la dernière pluie. Mais les difficultés conjoncturelles, quoique l’on dise, ne découragent pas les «Tuzos» qui sont au Japon, avec la ferme intention d’accrocher le seul titre qui manque au club.
Marchand qui a bien étudié l’adversaire (il a été fourni suffisamment en cassettes vidéo sur Pachuca grâce à l’entremise d’un de ses anciens joueurs mexicains), pense que «malgré les mauvais résultats enregistrés récemment par le club mexicain, les joueurs doivent être dans leur bon élément…». Et Pachuca! «C’est une équipe très technique. Elle a d’excellentes individualités à l’image de Cacho Gutièrrez ou Luis Landin (22 ans) doués et très rapides…».
Felhi et Ghezal sur leur garde
L’entraîneur sahélien a mis en garde ses défenseurs centraux Felhi-Ghezal (Ben Mohamed manquant encore de compétition), et les latéraux qui doivent savoir user de «métier» pour tenir pleinement leur double rôle en défense et en phase de construction. En fait, et devant la maîtrise technique des Mexicains, leurs passes courtes, et leur rapidité d’exécution, l’entrejeu sahélien, à travers son quator de service (Narry-Nafkha, comme pivots, Ogumbiyi-Gharbi, comme relayeurs) est amené à faire l’essentiel : gêner les manœuvres de l’adversaire en le dépossédant du ballon. Il faudra une grande capacité de concentration, et de «self-control» aux joueurs de l’Etoile pour réussir.
Force mentale
Dans un tournoi de ce niveau, il importe surtout d’aller chercher le succès. L’ESS compte sur la vélocité et la percussion de Gilson et Chermiti pour surprendre une défense mexicaine qui allie à la fois l’expérience des chevronnés, comme Mosquera Romana, et la jeunesse des Perez Riego (20 ans) ou Lopez Garcia sur les côtés. Certes, cette charnière centrale a souffert, ces derniers temps, en encaissant 8 buts, mais il faudra ne pas hésiter à «titiller» les «Tuzos» pour donner le ton. Car par-delà les considérations tactiques, l’élément déterminant sera la force mentale. Le groupe sahélien, malgré sa jeunesse, fait preuve dans les grandes occasions d’excellentes qualités de rigueur et de sérénité. Il faut donc le montrer demain contre Pachuca.
A travers sa participation à cette Coupe du monde des clubs, L’Etoile est en train de vivre un rêve. Pachuca est le champion de la Concacaf. Pour l’équipe sahélienne, le rêve est toujours permis.
Sadok SLIMANE