Stade olympique de Sousse. Public nombreux. Temps chaud. Arbitrage du Libyen Wahid Salah. Expulsion de Cheikh Tutai. Tunisie-Côte d’Ivoire 0-0.
Tunisie : Kasraoui, Souissi, Jemal (Mikari 46’), Ghezal (Felhi 74’), Hagui, Ragued, Korbi, Tyder (Ben Saâda 46’), Khalfallah (Ghariani 64’), Darragi (Allagui 79’), Jomaâ (Zitouni 68’).
Côte d’Ivoire : Bari, Eboué (Agorra 77’), Siaka (Gervori 46’), Zokoro, Bamba, Yahia Touré, Romani, Kalou (Seykou 68’), Demel (Maïté 86’), Haruna, Bakari (Cheikh 66’).
Nous avons un travail à accomplir avant de se rendre au Nigeria. Le match de la Côte d’Ivoire nous a permis de situer la sélection. Face à un adversaire qui joue bien, les Tunisiens ont misé sur leur savoir tactique et leur bloc. Plan qui s’est avéré payant dans l’ensemble.
Les Ivoiriens — malgré l’absence de Drogba, Dindane et Keïta — n’ont pas paru handicapés ou diminués. Au contraire, ils avaient préservé leur cachet, à savoir un jeu dense, technique à base de passes courtes et de transitions rapides. Yahia Touré était le point d’équilibre de la Côte d’Ivoire aux côtés d’un Kalou qui a choisi le couloir gauche. Coelho y a répliqué par un entrejeu renforcé par la présence de Korbi, Ragued et le nouveau-venu Nabil Tyder. Une formation à tempérament pas si offensif que l’on pensait.
Au vu de la supériorité technique des «Eléphants», Darragi et ses équipiers ont cherché l’effet vitesse avec les mouvements de Ben Khalfallah et Darragi. Pas d’occasions nettes dans cette première mi-temps de part et d’autre, hormis ce tir canon de Koné (16’) quand il se présenta seul sur le côté droit. Du côté tunisien, faute de profondeur offensive, les balles arrêtées étaient la solution. Ghezal (24’), mais surtout Jomâa (52’), qui touche de son épaule la balle et rate de peu l’ouverture du score, ont été les plus menaçants. D’ailleurs, la prestation en seconde mi-temps a été beaucoup plus intéressante et pleine. Ghariani, Mikari et Bousaâda ont donné une vivacité sur les couloirs, et c’est ce qui a manqué à l’équipe en première mi-temps. Ghariani (69’) lobait Bari mais ce dernier réussit à sauver ses bois, comme il l’a fait à la 58’ devant le tir puissant au premier poteau de Darragi.
On attend le meilleur
Ce match, pas très beau à voir, a vu beaucoup de changements dans les deux camps. Ce qui fait qu’il a perdu de sa teneur. Cela n’a pas empêché les Ivoiriens d’être menaçants, même à 10 joueurs quand Seïkou se présenta seul face à Kasraoui vers la fin du match mais notre gardien efface un but tout fait. Que retenir de ce test ? D’abord, Coelho est encore pris par ses soucis défensifs. Ensuite, la formation de départ ne nous a pas très convaincu. Il y a une vitesse d’exécution à trouver, et surtout des retouches à faire au niveau du placement défensif et de l’approche d’attaque avant le match clef du Nigeria !