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Les Nuits des solistes à la M C Ibn-Rachiq : Dialogue entre voix et cordes

  • 6 mars 2026
  • 3 min de lecture
Les Nuits des solistes à la M C Ibn-Rachiq : Dialogue entre voix et cordes

Durant un peu moins d’une heure, le duo a interprété un bouquet de chansons du répertoire oriental classique où l’instrumental s’est mêlé à la voix vibrante de la chanteuse, disciple du luthiste.

La Presse — Le luthiste Hamza Gatri, enseignant de musique et spécialiste en musique orientale et classique, était accompagné, lundi 2 mars 2026 à la Maison de la culture Ibn-Rachiq, de la jeune interprète Ghofrane Jemli, au cours de son concert de oud présenté dans le cadre de la Nuit des solistes à l’espace d’entrée d’Ibn-Rachiq où ont été installées des chaises pour accueillir les spectateurs.

Durant moins d’une heure, le duo a interprété un bouquet de chansons du répertoire oriental classique où l’instrumental s’est mêlé à la voix vibrante de la chanteuse, disciple du luthiste.

C’est sans doute sa première apparition en public. Une apparition qui a fait sensation auprès de l’assistance. Avec une volonté affichée, Hamza Gatri a voulu mettre en avant cette voix montante capable d’insuffler une dynamique à des chansons du patrimoine égyptien et libanais.

Le concert a démarré avec une chanson religieuse d’Ismahane « Alik Sallat Allah », une entrée en matière qui montre les capacités vocales de Ghofrane Jemli et caractérise ce concert qui se veut un dialogue entre l’instrumental et le vocal.

Muni uniquement de son oud, l’artiste a réinventé les sonorités orientales et rendu par là même honneur à ce patrimoine musical inépuisable.

Le concert s’est donc distingué par une mosaïque sonore et vocale et a constitué une véritable fusion entre l’instrument et la voix de la chanteuse esquissant un univers qui a conquis les quelques mélomanes présents à cette soirée.

D’Ismahane à Cheikh Imam, Ghofrane a mis toute son énergie pour interpréter « Ana Atoub Ann Hobek », puis d’enchaîner avec un morceau d’Oum Kalthoum « Fi Nour Mouhayek ». Des titres difficiles qui exigent beaucoup d’effort.

Un autre morceau de Sayed Derwiche « Khafif Errouh » a créé une ambiance festive suivi des reprises célèbres de Fayrouz, Mohamed Abdelwaheb et son « Moudhnaka Gafah » qui a ajouté une note de nostalgie et un retour à la belle époque du « Tarab ».

La chanteuse a ajouté du baume à la soirée avec « El Ward Gamil » du Cheikh Zakaria Ahmed, avant d’opérer un retour au Cheikh Imam avec « Ahoudal Lissar » et de terminer avec « Saâlouni Ness Anak Ya Habibi » de Fayrouz.

Ce mini-concert où les codes artistiques ont fusionné à travers une performance fidèle aux compositions originales sans apporter des retouches susceptibles de modifier la structure des chansons.

« Les Nuits des solistes » s’inscrit dans le cadre de la programmation ramadanesque qui a démarré le 28 février et se poursuit jusqu’au 7 mars 2026.

Auteur

Neila GHARBI

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