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Plateforme « TEJ » : La digitalisation fiscale s’accélère

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  • 14 septembre 2026
  • 5 min de lecture
Plateforme « TEJ » : La digitalisation fiscale s’accélère

La fiscalité tunisienne accélère sa mue numérique. Avec l’intégration de nouvelles opérations à partir de septembre 2026, la plateforme « TEJ » élargit son champ d’action et renforce la dématérialisation des procédures. À la clé, une circulation plus fluide de l’information fiscale et un suivi renforcé des obligations des entreprises.

La Presse — La digitalisation des services fiscaux se poursuit en Tunisie avec l’élargissement progressif des fonctionnalités de la plateforme « TEJ ». Mise en exploitation en 2024, cette plateforme s’inscrit dans une démarche de modernisation de l’administration fiscale et de simplification des procédures pour les entreprises et les professionnels.

De nouvelles opérations doivent ainsi être intégrées à partir de septembre 2026, renforçant le rôle de « TEJ » dans la gestion et le suivi des obligations fiscales.

Anis Ben Saïd, conseiller fiscal agréé et expert judiciaire, a déclaré que l’idée de cette plateforme remonte à la période qui a suivi la pandémie de Covid-19, avec pour objectif d’accélérer la transformation numérique de l’administration fiscale et de réduire progressivement le recours aux procédures sur support papier.

La plateforme « TEJ » a commencé à être opérationnelle en 2024. Dans une première étape, elle a notamment permis de digitaliser certaines opérations et déclarations effectuées auparavant selon des procédures classiques. Les informations sont désormais transmises directement à l’administration concernée, ce qui vise à améliorer la rapidité du traitement et la traçabilité des opérations.

Anis Ben Saïd a précisé que le déploiement de la plateforme s’est effectué progressivement auprès des différents intervenants concernés. Une nouvelle étape a été engagée à partir du 1er janvier 2025, avant une extension supplémentaire au 1er janvier 2026. Cette généralisation progressive traduit la volonté de faire de TEJ un outil central dans la gestion des obligations fiscales et comptables.

Cette évolution répond également à un enjeu économique important : réduire les coûts administratifs, améliorer la transparence des opérations et renforcer l’efficacité du recouvrement fiscal.

De nouvelles opérations intégrées

À partir de septembre 2026, la plateforme doit accueillir de nouvelles opérations. L’objectif est notamment de permettre à l’administration de disposer d’une vision plus complète des informations relatives aux contribuables et aux entreprises.

Le conseiller fiscal agréé a notamment indiqué que certaines déclarations fiscales auparavant effectuées sur support papier sont désormais appelées à être intégrées dans la plateforme TEJ. Cette évolution constitue une étape supplémentaire dans la dématérialisation des procédures administratives et fiscales.

La plateforme doit également prendre en compte certaines opérations liées aux comptes de remise ainsi que des opérations concernant les groupes de sociétés et les transferts entre entreprises. Cette extension devrait permettre de centraliser davantage d’informations et de faciliter leur exploitation par l’administration fiscale.

Selon Ben Saïd, l’élargissement des opérations couvertes par TEJ devrait également favoriser une meilleure circulation de l’information entre les différents acteurs concernés et renforcer la visibilité de l’administration sur les opérations déclarées.

Au-delà de la simple dématérialisation, l’enjeu est également de renforcer la capacité de l’administration à exploiter les données disponibles. La centralisation des informations sur une même plateforme devrait permettre de mieux identifier les montants déclarés, les entreprises concernées par certaines obligations fiscales et, plus largement, de disposer d’une lecture plus homogène de l’activité économique.

Il a souligné que cette évolution doit être appréhendée comme un changement plus profond dans le fonctionnement de l’administration fiscale. La numérisation ne consiste plus uniquement à remplacer les documents papier par des démarches électroniques, mais à améliorer la qualité, la disponibilité et la traçabilité de l’information fiscale. Pour l’administration, cette évolution présente un intérêt particulier dans un contexte où l’amélioration des recettes fiscales constitue un levier essentiel pour renforcer les ressources de l’Etat. Une meilleure circulation de l’information peut contribuer à limiter les erreurs, à améliorer le suivi des déclarations et à renforcer le contrôle fiscal.

L’élargissement des fonctionnalités de TEJ marque ainsi une nouvelle étape dans la transformation numérique de l’administration fiscale tunisienne. L’objectif n’est plus uniquement de remplacer le papier par des démarches électroniques, mais de construire progressivement un système permettant de centraliser, croiser et exploiter les données fiscales.

L’expert judiciaire a relevé que l’exploitation plus structurée des données pourrait permettre à l’administration de disposer d’une meilleure visibilité sur les différentes catégories d’opérations et sur les obligations fiscales des entreprises. Cette évolution pourrait ainsi contribuer à renforcer l’efficacité du système fiscal et à améliorer le suivi des contribuables.

Cette transformation constitue également un enjeu pour les entreprises, appelées à adapter leurs pratiques comptables et administratives à un environnement de plus en plus numérisé. La dématérialisation implique, en effet, une plus grande rigueur dans la préparation, la transmission et la conservation des informations fiscales.

Il estime, par ailleurs, que la réussite de cette transition dépend de la capacité des différents acteurs à s’approprier les nouveaux outils numériques et à intégrer ces changements dans leurs pratiques quotidiennes.

Avec l’intégration de nouvelles opérations à partir de septembre 2026, TEJ poursuit donc son déploiement et confirme son rôle dans la modernisation des procédures fiscales. En toile de fond, cette évolution répond à un double objectif : simplifier les démarches pour les opérateurs économiques et améliorer l’efficacité de la gestion des recettes publiques, a conclu Ben Saïd.

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Auteur

Sabrine AHMED

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