High tech
« Electra » lève 433 M€
Pour accélérer la recharge ultra rapide en Europe
« Electra », acteur européen de référence dans la recharge ultra-rapide pour véhicules électriques, franchit un nouveau cap en annonçant un prêt vert pouvant atteindre 433 millions d’euros. Ce financement, soutenu par un large consortium bancaire, est composé de 283 millions d’euros de lignes fermes et d’une option de 150 millions supplémentaires.
Il marque une étape décisive dans la trajectoire de l’entreprise, qui totalise désormais plus d’un milliard d’euros levés depuis sa création. La société exploite déjà plus de 500 stations (soit 3.000 points de charge) dans 9 pays européens, avec pour ambition de déployer 2.200 stations et 15.000 points de charge haute puissance d’ici 2030.
« Ce financement nous permet d’accélérer l’adoption de la mobilité électrique à l’échelle du continent», souligne Aurélien de Meaux, CEO. « Nous avons sécurisé plus d’un milliard d’euros avec un ratio capital/dette équilibré », ajoute Elise Erbs, CIO. Au-delà du déploiement, « Electra » mise sur une expérience utilisateur fluide: application intuitive, tarification transparente, service client non-stop et intégration technologique avancée, incluant stockage d’énergie et énergie solaire.
Avec plus de 250 collaborateurs, l’entreprise s’affirme comme un pilier de la transition énergétique européenne. Elle est également cofondatrice de la Spark Alliance, qui regroupe plus de 11.000 points de charge en Europe, affirmant sa volonté de bâtir une mobilité décarbonée et souveraine.
Nucléaire nouvelle génération
Des sphères haute technologie pour l’énergie de demain
Dans la course à l’innovation énergétique, une avancée technologique venue des États-Unis pourrait bien rebattre les cartes du nucléaire : les sphères nucléaires. Développées par la société « X-energy », ces micro-combustibles baptisés « Triso » (tri-isotopique) représentent un concentré de technologie.
Constituées d’uranium faiblement enrichi encapsulé dans trois couches ultra-résistantes de matériaux céramiques, ces sphères résistent à des températures extrêmes, à l’oxydation et à la corrosion. Elles offrent un niveau de sûreté inédit, même en cas d’accident, grâce à leur conception inspirée des technologies de pointe en matériaux composites.
Ces micro-sphères sont destinées à alimenter les réacteurs nucléaires de petite taille, ou SMR (Small Modular Reactors), véritables concentrés de puissance et d’efficacité. Ces réacteurs modulaires, compacts et déployables rapidement, pourraient alimenter des zones isolées, des installations sensibles ou des infrastructures critiques, tout en réduisant l’empreinte environnementale.Cette technologie marque un retour stratégique du nucléaire, dans une version plus propre, plus sûre et plus agile.
Une usine pilote a déjà été mise en service à « Oak Ridge », dans le Tennessee. Une première depuis plus de 50 ans aux États-Unis. À l’heure où les technologies énergétiques s’hybrident et se décentralisent, les sphères « Triso » s’imposent comme un symbole de la convergence entre haute technologie, souveraineté énergétique et transition écologique. Une innovation à suivre de près.
« X » muscle sa vérification d’âge par IA
Protéger les mineurs
Face à la montée des exigences réglementaires en matière de protection des mineurs, « X » (anciennement Twitter) déploie une nouvelle génération de vérification d’âge, mêlant intelligence artificielle, reconnaissance faciale et vérification d’identité. Objectif : restreindre l’accès aux contenus sensibles et se conformer aux législations de plus en plus strictes au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis.
D’après Social Media Today, la plateforme expérimente des scans de selfies analysés par IA pour estimer l’âge des utilisateurs, complétés par des contrôles de pièce d’identité. Une évolution technologique majeure, rendue incontournable par des régulations comme l’Online Safety Act britannique, qui impose des sanctions financières en cas de manquement.
« X » adopte une stratégie hybride, croisant données biométriques, email, carnet de contacts et informations de l’appareil pour évaluer l’âge. La firme assure que certaines données, notamment les visages, ne sont pas stockées, privilégiant des solutions locales pour rassurer sur le respect de la vie privée. Mais la démarche suscite déjà des critiques. Des experts alertent sur les risques de biais dans les algorithmes de reconnaissance faciale et sur la centralisation croissante des données personnelles.
En Australie et en Irlande, l’idée d’utiliser des cartes d’identité numériques à des fins similaires divise. En s’imposant comme précurseur de ces dispositifs, X pourrait ouvrir la voie à une normalisation internationale de la vérification d’âge. Une tendance qui pourrait bientôt toucher « TikTok », « Meta » ou « Snapchat ». Reste à savoir si les utilisateurs accepteront ce nouvel équilibre entre sécurité des jeunes et protection des données personnelles.



