Le Comité général des prisons dément à nouveau la détérioration de l’état de santé des détenus grévistes
Le porte-parole du Comité général des prisons et de la rééducation, Ramzi Kouki, a démenti, mardi, les informations « une nouvelle fois relayées sur la prétendue détérioration de l’état de santé de certains détenus en grève de la faim ».
« Les informations diffusées par certaines parties à travers les médias et les réseaux sociaux sont dénuées de tout fondement », a-t-il déclaré à l’agence TAP.
Lundi soir, l’avocate Dalila Ben M’barek Msaddek a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue, lundi soir, par les familles des détenus dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’Etat », que l’état de santé de son frère, Jaouher Ben M’barek, « ne cesse de se détériorer, faisant craindre pour sa vie ».
Et d’ajouter que son frère avait été transféré à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, mais qu’il avait refusé toute intervention médicale avant d’être renvoyé dans sa cellule, se contentant uniquement de boire de l’eau.
Selon Ramzi Kouki, l’état de santé de tous les détenus déclarant être en grève de la faim fait l’objet d’ »un suivi médical continu », dans le respect des procédures et du protocole sanitaire en vigueur.
Il a affirmé que les grèves de la faim annoncées par certains détenus sont « non avérées », et ce « sur la base de témoignages du personnel médical pénitentiaire et des médecins des hôpitaux publics ».
Le porte-parole du Comité général des prisons et de la rééducation a, dans ce sens, évoqué le refus de certains détenus de se soumettre aux examens médicaux visant à mesurer leurs paramètres vitaux.
Il a souligné que le Comité général des prisons et de la rééducation veille à l’application de la loi et à l’égalité des droits entre tous les détenus, ajoutant qu’il a engagé des poursuites judiciaires contre ceux qui ont diffusé des informations erronées à ce sujet.
Il est à rappeler que Jaouher Ben M’barek, jugé dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État », avait annoncé, le 29 octobre dernier, qu’il entamait une grève de la faim « sauvage », pour protester contre sa détention « illégale ».
Pour sa part, l’épouse du détenu Abdelhamid Jelassi (Ennahdha), a indiqué, lundi soir, que son mari avait rejoint la grève de la faim menée par plusieurs détenus politiques, impliqués dans la même affaire et parmi lesquels figure également Issam Chebbi (Al-Joumhouri). Ce dernier observe une grève de la faim depuis jeudi dernier.