La Tunisie nouvelle tient mordicus à sa souveraineté
LA Tunisie nouvelle, sous la présidence de Kaïs Saïed depuis 2019 et, plus particulièrement, depuis le processus du 25 juillet 2021, ne cesse de clamer l’indépendance de sa décision et son attachement total à sa souveraineté, loin de toute ingérence étrangère, quelle que soit sa provenance.
Cette approche vient d’être réitérée, de la manière la plus éclatante, avec la convocation de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Palais de Carthage où le Président de la République lui a fait part d’une vive protestation concernant le non-respect des règles du travail diplomatique.
En effet, le Chef de l’Etat lui a exprimé le mécontentement de notre pays à la suite du recours à des pratiques effectuées «en dehors des cadres officiels reconnus par les usages diplomatiques, alors qu’il est l’ambassadeur plénipotentiaire de l’Union européenne auprès de l’État tunisien et de ses institutions officielles».
Rappelons, dans cet ordre d’idées, que la Convention de Vienne, en date de 1961, a pour but de faciliter les relations internationales pacifiques en fournissant un cadre pour la communication et l’interaction entre les Etats sans accorder, toutefois, des avantages ou des privilèges individuels, mais elle permet un accomplissement des fonctions des missions diplomatiques et consulaires dans le cadre du respect de la souveraineté des pays hôtes.
D’ailleurs, l’article 41 de la Convention de Vienne stipule, noir sur blanc, que «tous les diplomates ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’Etat accréditaire tout en ayant, également, le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet Etat».
Ainsi, on ne peut être plus clair quant au comportement de l’ambassadeur qui vient de déroger à son statut et à ses prérogatives vis-à-vis de notre pays puisqu’il a agi en dehors des voies officielles et des usages diplomatiques établis et aux protocoles en vigueur en Tunisie et qui sont conformes aux règles établies par les instances internationales.
Donc, le Président Kaïs Saïed vient de prouver, si besoin est, qu’il demeure fidèle à la gestion conçue en matière de relations internationales, une gestion marquée par un attachement infaillible à la souveraineté nationale et à l’indépendance de la décision de l’Etat, tout en suivant une démarche pragmatique axée sur les intérêts nationaux, la recherche de la diversification des partenariats avec les différents acteurs, y compris la Chine et les États-Unis.
De plus, le Chef de l’Etat réaffirme la primauté de la souveraineté nationale, dans la mesure où notre pays ne peut admettre la moindre tutelle, directe ou indirecte, tout en rappelant que les relations avec les partenaires internationaux doivent être marquées par la transparence et le respect des intérêts mutuels.