Mes Humeurs : La cuisine italienne, un art de vivre qui traverse les siècles
La Presse — La semaine dernière, en prélude à la célébration de la Xe édition de la Semaine de la cuisine italienne dans le monde, l’ambassade d’Italie à Tunis a invité à la Résidence « Les Charmeuses » des représentants de différents corps de métier, dont celui des journalistes et plusieurs membres de la Chaîne des Rôtisseurs de Tunisie à un dîner dégustation.
La cuisine italienne est une scène en constante évolution ; jeunes chefs et artisans revisitent les recettes ancestrales sans trahir leur essence, jouant sur les textures, réduisant les cuissons, valorisant les produits locaux. Si l’Italie fascine tant, c’est d’abord par sa capacité à sublimer la simplicité.
Plus qu’un simple ensemble de recettes, elle incarne un art de vivre façonné par la terre, les saisons et la convivialité. De la Lombardie aux Pouilles, de la Toscane à la Sicile, de la Vénétie à la Campanie, chaque région raconte une histoire à travers ses produits et ses traditions, donnant à la table italienne une diversité rare, presque inépuisable.
Dans son discours, sujet de la diplomatie gourmande, S.E. M. Alessandro Prunas, ambassadeur d’Italie à Tunis a donné un aperçu sur l’importance de la cuisine de la Botte, où l’on apprend notamment qu’en soutien à ce patrimoine culturel et économique, les initiatives de cette 10e édition visent en particulier à promouvoir la connaissance de la cuisine italienne, et ce, dans le cadre de sa candidature au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco (l’Unesco a donné un premier avis favorable et on attend une décision finale le 13 décembre de la part du Comité intergouvernemental de l’Unesco qui va se réunir à New Delhi).
M. Prunas a eu l’ingénieuse idée d’inviter le chef Nabil Hadj Hassen, accompagné du chef de la Résidence Taha Ben Trad et le maître pâtissier Sajan Sharma, qui a présenté un nouveau panettone, résultat d’une fusion d’ingrédients italiens et tunisiens.
Nabil Hadj Hassen est parti de son Monastir natal à l’âge de 18 ans, le cœur vaillant, il a commencé par le bas de l’échelle, apprenant pas à pas la cuisine italienne. Des années de dur labeur et d’apprentissage, entrepreneur, il se met à son compte et ouvre le restaurant « Roscioli » avec quatre tables au sous-sol d’une boulangerie, le succès arrive, la boulangerie s’est transformée en restaurant, sa cuisine est plébiscitée par les consommateurs ; son comportement séduit, le bouche-à-oreille fonctionne.
Nabil participe à plusieurs activités de promotion de la cuisine italienne. Il est récompensé par le Gambero Rosso, la revue de référence pour tous les gourmets d’Italie, pour sa carbonara ; les clients affluent, le restaurant ne désemplit pas. Aujourd’hui, Nabil préside aux destinées du restaurant « Baccano » à Rome.
Le menu, de l’entrée (Tentation de Fricassé) au dessert Panettoni artisanal « Tounsi » en passant par le plat (Rigatoni à la Carbonara avec ventrèche de thon), respirait un air et un esprit d’Italie.