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Solidarité avec le peuple palestinien : La Tunisie appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités

  • 30 novembre 17:30
  • 4 min de lecture
Solidarité avec le peuple palestinien : La Tunisie appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités

La Tunisie a appelé, hier, la communauté internationale à assumer ses responsabilités à l’égard du peuple palestinien, afin qu’il puisse ériger son Etat, désormais reconnu par plus de 160 pays.

La Presse — C’était l’une des principales revendications exprimées par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Ali Nafti, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée le 29 novembre de chaque année. Une conférence commémorative a eu lieu, pour la circonstance, à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, sur le thème «La Palestine de la reconnaissance à la concrétisation de l’Etat».

«La Tunisie appelle tous les États à assumer leur responsabilité juridique en prenant des mesures effectives et concrètes pour faire respecter la justice internationale (…), afin de mettre un terme à la manipulation sans précédent des fondements de l’action humanitaire», a-t-il ajouté, appelant à condamner «les graves violations des règles du droit international humanitaire commises par l’occupation et de les poursuivre en justice, de mettre fin à l’occupation et de s’abstenir de fournir un soutien financier, politique et militaire à ces politiques».

«La Tunisie appelle également la communauté internationale à agir immédiatement, efficacement et de manière responsable pour contrecarrer les tentatives désespérées de classer la cause palestinienne et de rétablir le rôle des Nations unies dans son règlement et dans l’instauration de la paix et de la sécurité internationales, et l’appelle à empêcher tout plan de déplacement forcé et de la politique de fait accompli et à respecter la souveraineté de l’État de Palestine», a-t-il plaidé.

Pour la Tunisie, la Palestine est aujourd’hui un Etat à part entière, conformément au droit international et la reconnaissance de pas moins de 160 pays. «Le moment est venu de reconnaître son droit légitime à être membre à part entière des Nations unies sans plus tarder ni tergiverser», a déclaré Nafti, affirmant que la Tunisie «continuera d’apporter son soutien ferme et inconditionnel au droit du peuple palestinien de recouvrer tous ses droits légitimes et inaliénables, qui, nous le répétons sans cesse, ne s’éteindront pas avec le temps, au premier rang desquels figure son droit d’établir son État indépendant et souverain sur toute la terre de Palestine, avec Al-Qods pour capitale».

Les violations se poursuivent

La célébration de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien intervient, alors que les violations et les agressions se poursuivent sur le terrain à Gaza, comme en Cisjordanie occupée.

Selon l’ambassadeur de l’Etat de Palestine à Tunis, Raami Farouq Kadoumi, jusqu’à hier et avant-hier, des agressions ont eu lieu à Jenine, Tulkarem et Toubass, pour ne citer que ces endroits, alors qu’à Gaza, les scènes de bombardements, de catastrophes et de désolation se poursuivent. 

Selon Kadoumi, 92% de la ville de Gaza ont été détruits, tout comme 300 mille unités résidentielles et 80% des installations sanitaires.

Ce qui se passe à Gaza est un vrai «holocauste», a-t-il souligné, réitérant l’attachement des autorités palestiniennes à la «légitimité internationale», qui reconnaît les droits inaliénables du peuple palestinien et l’illégalité de l’occupation.

Dans cet ordre d’idées, Kadoumi a affirmé que l’avenir de Gaza ne peut être dissocié de celui de la Palestine, plaidant pour un appui international en faveur «d’un seul Etat, un seul gouvernement et une seule armée», dans les frontières de 1967, avec Al-Qods Est comme capitale et des garanties de retour des réfugiés et une représentation complète aux Nations unies.

Le message a été consolidé par Rana Taha, coordinatrice générale des Nations unies à Tunis, qui s’exprimant au nom du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelant au respect du plan de paix récemment conclu et à la mise en œuvre de la solution à deux Etats, selon les résolutions onusiennes et les frontières de 1967, avec Al-Qods comme capitale des deux Etats.

«Il y a une lueur d’espoir», a-t-elle laissé entendre.

Auteur

Lassâad BEN AHMED