Les dernières données publiées par le CIA World Factbook sur les réserves de devises étrangères et d’or mettent en évidence d’importantes disparités économiques au sein du monde arabe.
Ces réserves, qui incluent les avoirs en devises étrangères, l’or, les droits de tirage spéciaux auprès du FMI et la position au FMI, constituent un indicateur clé de la solidité financière et de la capacité d’un pays à faire face aux chocs économiques internationaux.
Le classement a été publié en 2025, mais repose principalement sur les estimations des réserves à fin 2024 pour la majorité des pays.
L’Arabie saoudite occupe la première place dans la région avec près de 464 milliards de dollars de réserves, ce qui la place au septième rang mondial. Ce niveau reflète la puissance de ses exportations pétrolières et une gestion prudente de ses avoirs internationaux.
Les Émirats arabes unis se distinguent à la deuxième place arabe avec environ 238 milliards de dollars, assurant la quinzième position mondiale grâce à une diversification économique efficace et des flux de capitaux stables.
L’Irak se classe troisième parmi les pays arabes avec 100,7 milliards de dollars, un résultat remarquable compte tenu des défis politiques et économiques, principalement soutenu par les exportations pétrolières.
La Libye et l’Algérie suivent avec respectivement 92,9 et 83 milliards de dollars. Ces chiffres démontrent que les économies riches en hydrocarbures peuvent maintenir des réserves importantes malgré des contraintes internes.
Le Qatar et le Koweït disposent de 54 et 50,7 milliards de dollars, tandis que l’Égypte se situe à 44,9 milliards, offrant à ces pays une marge de manœuvre pour stabiliser la balance des paiements et soutenir leur monnaie nationale.
Le Maroc et la Jordanie, avec 37,1 et 21,9 milliards de dollars, possèdent des réserves plus modestes mais suffisantes pour sécuriser leurs transactions internationales. Oman, avec 18,3 milliards, se situe légèrement en dessous dans le classement arabe.
La Tunisie, avec 9,34 milliards de dollars, occupe le quatre-vingt-unième rang mondial. Bien que ses réserves soient modestes par rapport aux principaux pays arabes, elle demeure intégrée au classement mondial, ce qui souligne l’importance pour le pays de renforcer ses réserves et de mettre en place des politiques économiques et monétaires stratégiques pour préserver sa stabilité financière.
L’analyse de ces données montre que les pays riches en hydrocarbures dominent largement le classement arabe, tandis que les économies plus diversifiées mais moins dotées en ressources naturelles doivent gérer avec prudence leur exposition aux fluctuations économiques mondiales.
Tableau comparatif des réserves de devises et d’or des pays arabes
(2025, données fin 2024)
Ce tableau montre un écart important entre les économies pétrolières et les autres pays arabes. L’Arabie saoudite domine largement, suivie par les Émirats, tandis que la Tunisie, Oman et la Jordanie disposent de réserves plus modestes.
Les pays riches en hydrocarbures ont la capacité de maintenir de très grandes réserves, leur assurant une forte stabilité économique et monétaire.
Les économies diversifiées mais moins dotées, comme la Tunisie et la Jordanie, doivent gérer leurs réserves avec prudence pour résister aux fluctuations internationales.
