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Culture

Mes Humeurs : Un rendez-vous musical mondial

  • 3 janvier 19:15
  • 3 min de lecture
Mes Humeurs : Un rendez-vous musical mondial

La PresseDans une «Humeur» récente (8/11/2025) j’ai évoqué le parcours et la place qu’occupe la famille Strauss, figures tutélaires de la Vienne impériale. Pour les heureux mélomanes aisés ( les prix atteignent les 1.200 euros), on le sait pour le concert du Nouvel An, la capitale autrichienne est un pèlerinage obligé où se croisent les meilleures compositions entre valses, marches, ouvertures d’opérette et polkas.

Les Strauss ont régné sur la musique en Europe et dans le monde. Qui ne connaît le «Beau Danube bleu», œuvre emblématique de Johann Strauss fils, ou la martiale et populaire «Marche de Radetzky» de Strauss père, donnée chaque 1er janvier en bis final ? Ces compositions sont chaque année au programme du concert à Vienne.

Ce rendez-vous est le rituel du début de l’année ; jeudi matin, Vienne a donné le ton de l’année qui arrive. Un concert retransmis en direct à la télévision dans près de 150 pays, suivi par des dizaines de millions de spectateurs,  le concert a commencé à 11h00, diffusé sur la chaîne FR2.

L’événement, né officiellement en 1939, est devenu au fil des décennies un symbole de l’élégance à l’autrichienne, les téléspectateurs comme les heureux spectateurs admireront les fastes de la mythique salle du Musikverein, connu pour ses dorures, ses colonnes, ses bouquets débordants de fleurs et surtout son acoustique exceptionnelle. Chacun des spectateurs, présent ou à distance, trouve dans ce spectacle hors du temps un plaisir renouvelé. 

Avant chaque session, les amateurs attendent le nom de l’heureux chef qui dirigera le concert, l’autoritaire et rigoureux Ricardo Muti (il a dirigé un concert mémorable à El Jem en 2005) a assumé, avec succès, la conduite musicale du concert du Nouvel An à sept reprises : un cas exceptionnel. Il cède sa place pour ce 86e concert au Canadien Yannick Nézet-Séguin, qui conduit pour la première fois l’Orchestre philharmonique.  

Nézet-Séguin (50 ans) dirige l’Orchestre métropolitain de Montréal depuis vingt-cinq ans, il est également directeur musical du prestigieux Orchestre de Philadelphie et du Metropolitan Opera de New York : pour Vienne, il a choisi huit œuvres des Strauss, Johann fils, Josef et Eduard ainsi que d’autres compositions dont «Chants des sirènes» de l’Autrichienne Josephine Weinlich et surtout «La Valse arc-en-ciel» de Florence Price, la première Afro-Américaine reconnue aux États-Unis comme compositrice de musique classique et dont Yannick Nézet-Séguin est devenu l’un des ambassadeurs dans le monde.  Avec une énergie électrisante, une bonhomie visible, Nézet-Séguin a insufflé à l’orchestre et au public une joie contagieuse, souriant, gesticulant délicatement, les yeux brillants de satisfaction. Le public a applaudi de joie, a chanté le rappel immuable.  

Auteur

Hamma Hannachi