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Tunisiens : comment se préparer aux pièges du test civique pour un titre de séjour en Europe ?

  • 4 janvier 16:09
  • 2 min de lecture
Tunisiens : comment se préparer aux pièges du test civique pour un titre de séjour en Europe ?

Depuis le 1er janvier 2026, tout étranger souhaitant obtenir un titre de séjour pluriannuel, une carte de résident de longue durée ou la nationalité dans plusieurs pays européens, dont la France, doit réussir un examen civique jugé de plus en plus complexe.

Cette réforme, qui concerne bien évidement les Tunisiens résidant en France ou tout autre ressortissant étranger souhaitant s’installer légalement, introduit un ensemble de 40 questions couvrant la vie en société, l’Histoire, la géographie et les valeurs fondamentales du pays d’accueil. Le niveau de difficulté varie selon le type de titre demandé.

Pour réussir l’examen, les candidats doivent répondre correctement à au moins 32 questions sur 40 (80 % minimum). Parmi elles, certaines paraissent simples, comme “quel dessert populaire en France ?”, tandis que d’autres sont plus complexes, par exemple “définissez l’État de droit”. Selon les spécialistes, ces questions peuvent générer un stress important, même chez des candidats habitués à la culture locale.

“Même des Français auraient du mal avec certaines questions”, explique Xavier Thiollet, co-animateur du collectif Le français pour toutes et tous. Il relate le cas d’une candidate étrangère, revenue de l’examen en panique après avoir répondu “pain au chocolat” à la question sur le dessert, alors que cette réponse était jugée incorrecte.

L’introduction du support numérique obligatoire pour passer cet examen ajoute une difficulté supplémentaire, en particulier pour les candidats peu familiarisés avec les outils informatiques. Cette mesure, appliquée par le ministère de l’Intérieur, vise à moderniser le processus mais suscite déjà des inquiétudes parmi les candidats.

Les observateurs soulignent que ces examens civiques, désormais obligatoires dans plusieurs pays d’Europe et même hors Union européenne, ont pour objectif de faciliter l’intégration et de vérifier la connaissance des valeurs fondamentales. Toutefois, leur complexité et le format numérique peuvent constituer un obstacle pour certains demandeurs de titres de séjour, générant anxiété et stress.

En résumé, qu’il s’agisse de Tunisiens ou d’autres étrangers, ces nouvelles règles signifient que la réussite à l’examen civique est désormais un passage obligé pour vivre légalement dans certains pays européens ou hors Europe, rendant le processus plus exigeant qu’auparavant.

Auteur

La Presse