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Société

Fibrose pulmonaire : 100 à 150 nouveaux cas par an en Tunisie, selon le Dr Fatma Chermiti

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  • 5 janvier 11:31
  • 2 min de lecture
Fibrose pulmonaire : 100 à 150 nouveaux cas par an en Tunisie, selon le Dr Fatma Chermiti

La Tunisie fait face à une montée silencieuse de la fibrose pulmonaire idiopathique. Lors de son intervention sur les ondes de la Radio Nationale, la Dre Fatma Chermiti a levé le voile sur cette pathologie méconnue, insistant sur l’urgence d’un diagnostic précoce.

Invitée sur la radio nationale, la Dre Fatma Chermiti — professeure à l’hôpital Abderrahmane Mami et présidente du comité scientifique de la STPA — a détaillé le mécanisme de cette maladie. La fibrose pulmonaire se caractérise par une altération profonde des tissus pulmonaires : ceux-ci se cicatrisent, s’épaississent et se rigidifient. Ce processus, appelé fibrose, entrave progressivement la capacité des poumons à transférer l’oxygène vers le sang, rendant chaque respiration plus difficile.

Si la forme la plus fréquente est dite « idiopathique » (sans cause identifiée), la spécialiste a rappelé que plusieurs facteurs aggravants ont été identifiés :

Le tabagisme, premier facteur de risque évitable ;

L’exposition prolongée à la pollution atmosphérique ou à des gaz toxiques ;

Les effets secondaires de certains traitements lourds, notamment en chimiothérapie.

À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif permettant de guérir de la fibrose pulmonaire. « L’objectif thérapeutique est avant tout de stabiliser l’état du patient, d’atténuer les symptômes et de ralentir la dégradation de la fonction respiratoire », a précisé la Dre Chermiti.

Face à ce constat, la vigilance est de mise. Deux symptômes doivent impérativement conduire à une consultation :

Un essoufflement anormal à l’effort (dyspnée) ;

Une toux sèche qui persiste dans le temps.

Un mode de vie rigoureux pour stabiliser la santé

En conclusion, la présidente du comité scientifique de la STPA a insisté sur l’importance d’une prise en charge globale. Au-delà des médicaments, la survie et la qualité de vie des patients dépendent d’une réhabilitation respiratoire régulière, d’une hygiène de vie saine et d’un sevrage tabagique absolu.

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Auteur

La Presse