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Ghardimaou-barrage Raghai : 2 millions de dinars alloués à l’indemnisation des propriétaires expropriés

  • 5 janvier 16:10
  • 2 min de lecture
Ghardimaou-barrage Raghai : 2 millions de dinars alloués à l’indemnisation des propriétaires expropriés

Le volume des crédits alloués à l’indemnisation des propriétaires fonciers expropriés pour la réalisation du projet de barrage Raghai, dans la délégation de Ghardimaou, s’élève à environ 2,2 millions de dinars. Selon les données du Conseil régional du gouvernorat de Jendouba, plus de 1,7 million de dinars ont déjà été versés aux ayants droit (résidents et propriétaires d’exploitations agricoles) conformément à la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Le projet de barrage Raghai s’étend sur une superficie de 250 hectares pour un coût global avoisinant les 250 millions de dinars. Ses objectifs sont multiples, à savoir:

Sécuriser les villes de Ghardimaou, Oued Meliz, Jendouba et Bou Salem.

Fournir de l’eau potable à environ 100 000 habitants.

Alimenter les réseaux d’irrigation et recharger la nappe phréatique de la région.

Les travaux, confiés à un consortium de sociétés tunisiennes, égyptiennes, indiennes, chinoises et françaises, ont débuté au cours du quatrième trimestre de l’année écoulée. La durée de réalisation est fixée à 5 ans et demi, conformément au décret de création du projet et à la fiche technique publiée par la Direction Générale des Barrages.

Une fois achevé, le barrage devrait atteindre une capacité de stockage de 30 millions de mètres cubes d’eau douce, dans une zone caractérisée par une pluviométrie élevée par rapport au reste du pays.

La réalisation de cet ouvrage s’appuie sur le décret n°57 de l’année 2024 (du 11 janvier 2024), portant création d’une unité de gestion par objectifs pour le projet.

Il est à noter que l’Oued Raghai provoque fréquemment l’isolement des villes de Ghardimaou, Jendouba et Oued Meliz en coupant les routes lors de fortes précipitations. Ces crues répétées causent régulièrement d’importants dégâts aux cultures ainsi qu’aux habitations des riverains.

Auteur

La Presse