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Intérieur : aucun bien immobilier de la coopérative de la police et des prisons ne sera cédé

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  • 5 janvier 12:16
  • 3 min de lecture
Intérieur : aucun bien immobilier de la coopérative de la police et des prisons ne sera cédé

Le ministère de l’Intérieur a formellement démenti toute intention de privatiser ou de céder le patrimoine immobilier de la Mutuelle des fonctionnaires de la Police, de la Sécurité nationale et des Prisons. Le Conseil d’administration réaffirme la vocation strictement sociale de ces logements, destinés exclusivement au soutien de ses adhérents.

Fin de non-recevoir aux demandes de rachat

Interpellé par une question écrite du député Hatem Haouawi — qui relayait le souhait des agents de Jendouba de devenir propriétaires de leurs logements sociaux — le ministère a coupé court aux attentes. Si des cessions ont pu avoir lieu par le passé, l’institution précise que ces ventes, réalisées avant 2005, constituaient des « mesures dérogatoires prises dans un contexte exceptionnel » par d’anciennes directions.

Aujourd’hui, l’heure est à la rigueur : l’inventaire actuel du patrimoine est présenté comme une simple opération de mise à jour comptable visant à garantir une gouvernance transparente, et non comme le prélude à une mise en vente.

Le ministère a tenu à rappeler le caractère non lucratif de ce parc immobilier. Avec un loyer mensuel fixé à la somme symbolique de 15 dinars, l’objectif de la Mutuelle est d’assurer la stabilité des agents actifs, loin de toute logique commerciale ou spéculative.

Toutefois, ce privilège impose des devoirs. Le ministère rappelle que :

Le paiement du loyer est une obligation contractuelle absolue.

L’occupation du logement est strictement liée à l’exercice effectif de la fonction sur le site concerné.

La Mutuelle a lancé une vaste campagne de recouvrement pour pallier l’accumulation de dettes importantes. Sont particulièrement visés les occupants ayant perdu leur qualité d’adhérent actif (retraités ou agents mutés), dont le maintien dans les lieux est désormais jugé sans fondement légal. L’objectif est double, à savoir apurer les créances et libérer des logements pour les nouveaux agents en service.

Conscient de la sensibilité du dossier, le ministère de l’Intérieur assure qu’aucune mesure d’expulsion ne sera prise de façon arbitraire. Une approche au cas par cas est privilégiée pour les situations de grande précarité, notamment :

Les veuves sans soutien financier ;

Les agents ou familles souffrant de pathologies lourdes.

Pour ces cas critiques, des enquêtes sociales approfondies précéderont toute action légale, afin de concilier le respect du règlement et le devoir de solidarité humaine.

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Auteur

La Presse