Kaïs Saïed : La Tunisie ne tolérera plus l’inaction
Face aux défis à multiples facettes, le Président Kaïs Saïed insiste sur la nécessité d’agir vite et de manière coordonnée dans tous les domaines, rappelant que la protection de la souveraineté, la sécurité des citoyens et le respect de la loi sont des priorités qui ne permettent aucun compromis.
La Presse — Lors d’une récente rencontre avec la Cheffe du gouvernement, avant la fin de l’année 2025, le Président de la République a appelé à passer «la vitesse maximale dans tous les domaines». Il n’est plus question de traiter les problèmes «secteur par secteur» ou de reporter les décisions aux calendes grecques, a-t-il souligné. Les défis sociaux et économiques que traverse la Tunisie exigent, en effet, une «action rapide, globale et coordonnée».
Pour Kaïs Saïed, il est essentiel, pour cette année, d’agir vite, produire des résultats visibles et surtout ne plus tolérer l’inaction ou les demi-mesures. Dans cette logique, «décevoir les attentes du peuple» reviendrait à trahir la confiance qui lui a été accordée.
Retours illusoires de certains acteurs politiques
L’héritage de la «décennie noire» reste lourd dans tous les domaines, comme le montre la récente opération d’anticipation anti-terroriste réussie, qui rappelle les années de braise ayant suivi 2011. Nos forces militaires et sécuritaires s’efforcent encore aujourd’hui de traquer et de neutraliser les derniers terroristes, dispersés et embusqués depuis les premières années postrévolutionnaires.
À cette époque, le pays avait été durement touché par des attaques terroristes, parfois avec la complicité implicite de certains partis politiques qui n’avaient pas compris que la sécurité constitue la première des libertés.
Fait surprenant, certains acteurs politiques, pourtant rejetés par l’opinion publique et éloignés de la scène depuis longtemps, tentent vrainement aujourd’hui de revenir, sans tenir compte de la souveraineté nationale ni des attentes réelles des citoyens. Leurs publications sur les réseaux sociaux et leurs déclarations peinent à convaincre un peuple maître de son Histoire récente, révélant toutefois que la perte du pouvoir s’accompagne le plus souvent d’une déconnexion totale de la réalité nationale. Ils prennent leurs illusions pour des certitudes, rien de plus.
Action rapide et responsabilité : l’exigence du Chef de l’État
Face à ces défis, et à la différence de certains dirigeants de la «décennie noire», le locataire de Carthage a constamment soutenu les victimes et les martyrs du terrorisme, notamment à travers l’institution Fidaa, chargée de leur protection et de celle de leurs ayants-droit. «La Tunisie n’oubliera jamais ses martyrs», a-t-il souvent rappelé, soulignant que ceux qui ont donné leur vie ou été blessés ont défendu la patrie, le travail, la liberté et la dignité nationale.
Il convient de souligner que le Chef de l’État a également mis en garde dans ses discours contre des formes de terrorisme moins visibles, mais tout aussi dangereuses, notamment les tentatives visant à affamer la population. «Ceux qui cherchent à s’attaquer aux moyens de subsistance du peuple devront répondre devant la justice», a-t-il averti, en appelant à une vigilance renforcée des institutions militaires et sécuritaires.
Pour Kaïs Saïed, rappelons-le, la lutte contre le terrorisme ne se limite pas à l’action militaire ou sécuritaire. En effet, elle implique aussi la protection de la souveraineté, l’application rigoureuse de la loi et l’efficacité des responsables, formant un ensemble indissociable.
Cette approche fait écho à ses précédentes déclarations sur l’importance de traduire les paroles en actes concrets, soutenir les victimes et les martyrs, et garantir que nul ne se placera au-dessus de la loi ou de la volonté du peuple. La sécurité nationale, insiste-t-il, repose sur cette cohérence entre vigilance, justice et responsabilité des dirigeants.
Ainsi Kaïs Saïed insiste-t-il sur l’action rapide et la responsabilité des dirigeants, montrant que sécurité, justice et souveraineté vont de pair. Sa vision place le peuple au cœur de la légitimité et rappelle que la stabilité de la Tunisie dépend autant de l’État que de la vigilance citoyenne face aux menaces, qu’elles soient terroristes, sociales ou économiques.