La Tunisie n’attendra pas les retardataires
Ceux qui prophétisent que l’avenir se construit avec les jeunes, pour les jeunes et par les jeunes ont pleinement raison, tout simplement parce qu’ils ont saisi qu’une nation qui a son destin en main ne peut pas tourner le dos à sa jeunesse pour confier son devenir à ses seniors uniquement, en reconnaissance de leur expérience, de leur savoir-faire et de leur vécu historique.
En Tunisie, sous la direction prospective du Président Kaïs Saïed, l’enseignant qui a formé des générations et des générations parmi les élites qui gèrent aujourd’hui le pays, on a toujours, et plus particulièrement depuis le déclenchement du processus du 25 juillet, décidé non pas d’écouter la jeunesse ou de lui ouvrir les portes de la participation à la gestion des affaires de la cité.
Mais plutôt d’exiger d’elle qu’elle s’implique dans la bataille pour la construction et l’édification non pas en tant que force qui attend d’être sollicitée pour mettre la main à la pâte, mais bien en tant que partenaire obligé, de par son appartenance à la Tunisie, de contribuer volontairement et régulièrement à la marche nationale sur la voie du progrès et de la prospérité équitablement partagées.
Et aussi de se libérer, à jamais, de cette fâcheuse mentalité de l’éternel assisté et de cette culture revendicative qui considère l’Etat comme une vache à traire par tous les moyens et prétend que les ressources naturelles d’une région sont la propriété exclusive de ses habitants.
Dans le message de félicitations du Chef de l’Etat au peuple à l’occasion de la nouvelle année administrative 2026, le Président a exhorté les Tunisiens à persévérer dans leur effort d’abnégation, de critique et de proposition et a également interpellé les jeunes pour qu’ils se prennent en charge et saisissent pleinement la chance qui leur est offerte de se comporter en patriotes dignes de la Tunisie nouvelle. Car la nation n’attendra pas les retardataires.